Tolkien, voyage en Terre du Milieu

La Bibliothèque nationale de France

Tokien_1000x600 (1)
Affiche de l’exposition Tolkien, un voyage en terre du milieu © BnF, The Tolkien Estate Limited / The Tolkien Trust

« Il dessinait les cartes et elles lui servaient de décors pour que ses personnages évoluent. Si l’histoire prenait une autre tournure, il devait revenir sur la carte. C’était la même chose avec les langues et chaque détail » raconte Adam Tolkien, petit-fils de J.R.R. Tolkien, lors d’une rencontre avec le public français à l’occasion de l’inauguration de l’exposition. Une minutie qui caractérise l’auteur connu notamment pour le Hobbit (1937), le Seigneur des anneaux (1972) et le Silmarillion (1977). La Bibliothèque nationale de France, en partenariat avec Tolkien Estate, la Bodleian Library, Vincent Ferré et la famille Tolkien, dédie en cette fin d’année ses 1000m2 à l’auteur et professeur britannique reconnu comme l’une des figures créatrices de la fantasy. 

Continuer à lire … « Tolkien, voyage en Terre du Milieu »

La machine de Turing

Théâtre Michel

LaMachinedeTuringphoto1
Amaury de Crayencour et Benoit Solès © Emilie Bouchon

Benoit Solès adapte la pièce de Hugh Whitemore pour nous raconter l’histoire d’Alan Turing et son rôle durant la Seconde Guerre Mondiale. À travers ellipses et flashbacks, le metteur en scène Tristan Petitgirard retrace la vie du génie mathématicien, que le film The imitation game (avec Benedict Cumberbatch) avait fait connaître au grand public en 2015.

Continuer à lire … « La machine de Turing »

Côté Quizz : Comédie-Française

Avec Jérémy Lopez, Anna Cervinka, Loïc Corbery et Christophe Montenez

Lequel des comédiens de la Comédie-Française saura le mieux répondre à nos questions sur le théâtre ? Jérémy Lopez, Anna Cervinka, Loïc Corbery et Christophe Montenez se sont prêtés au jeu !

Continuer à lire … « Côté Quizz : Comédie-Française »

Brooklyn Affairs

Au cinéma le 4 décembre 2019

rev-1-MOBRO-01951r_High_Res_JPEG
Gugu Mbatha- Raw (Laura Rose) et Edward Norton (Lionel Essrog) © Warner

Les personnages atteints de troubles mentaux correspondent à la majeure partie de la filmographie d’Edward Norton (Peur primale, Fight Club, American History X, L’incroyable Hulk, etc…). Il n’est donc pas étonnant de le voir endosser avec une facilité flagrante le rôle de Lionel Essrog, le protagoniste du roman Motherless Brooklyn de Jonathan Lethem. Personnage at dans le film, Edward Norton semble aussi l’être sur le plateau, endossant les rôles d’acteur, scénariste, réalisateur et producteur pour s’attaquer au genre très prisé du film noir.

Continuer à lire … « Brooklyn Affairs »

L’heureux stratagème

Comédie-Française

462d3197-lheureux-stratageme©c.-raynaud-de-lage_0193
Eric Génovèse (Frontin), Adeline D’Hermy (la Marquise) © Christophe Raynaud de Lage

Si Marivaux reste l’un des auteurs du XVIIIe siècle les plus joués au théâtre, Emmanuel Daumas choisit de mettre en scène L’heureux stratagème, une de ses pièces les moins représentées. Revendiquant les bienfaits de l’infidélité, la Comtesse n’hésite pas à délaisser Dorante pour les bras du Chevalier. Ce dernier, se laissant séduire, brise le cœur de la Marquise qui se décide à élaborer un stratagème pour le récupérer. Dorante et elle feindront l’amour pour provoquer la jalousie de leurs anciens compagnons. 

Continuer à lire … « L’heureux stratagème »

Les mille et une nuits

Théâtre de l’Odéon

187460-1001_elizabeth_carrechio_18_
© Elizabeth Carecchio

Les contes des Mille et une nuits version 2019, ça donne quoi ? Le metteur scène Guillaume Vincent s’attaque aux contes orientaux pour leur donner une dimension moderne, horrifique, érotique, sociale et politique. Sur la scène de l’Odéon, sa troupe d’acteurs s’attèle à jouer différents petits épisodes enchâssés dans le récit de Schéhérazade.

Continuer à lire … « Les mille et une nuits »

Lobby baby

Pantages Theatre / Disponible sur Netflix

fallon-seth-meyers_lko7a7
Seth Meyers © Netflix

Le voile bleu qui orne l’arrière-scène du Pantages Theatre à Minneapolis fait ressortir ces grands yeux clairs qui donnent à Seth Meyers un air d’étonnement constant. Avec les traits angéliques et joueurs d’un enfant, le comédien s’attelle pourtant à évoquer la paternité. Un sujet déjà bien exploité mais auquel l’humoriste apporte un nouveau souffle. Ce n’est pas tant la manière avec laquelle il traite ce thème qui lui procure une originalité particulière mais bien son appréhension de la scène. Présentateur du Late Night with Seth Meyers, nous sommes habitués à le voir se livrer à l’exercice du monologue en début d’émission, un type de stand up extrêmement formaté. C’est donc un agréable changement que de le voir se réapproprier la scène le temps d’une soirée et manier l’humour plus librement. 

Continuer à lire … « Lobby baby »

À couteaux tirés

Au cinéma le 27 novembre 2019

MORNING BELL
© Metropolitan film export

Rian Johnson (Star Wars episode VIII) s’attaque avec À couteaux tirés au genre du who done it, ou film d’enquête. À la fin de la soirée de ses 85 ans lorsque le romancier Harlan Thrombrey est retrouvé mort les policiers réunissent tous les membres de la famille présents afin de déterminer le coupable. 

Continuer à lire … « À couteaux tirés »

Funny Girl

Théâtre Marigny

funny-girl-theatre-marigny
© Julien Benhamou

« Don’t rain on my parade » chante fièrement Barbra Streisand sur un quai de gare lorsque ses collègues la somment de privilégier sa carrière à son amour. Séquence jouissive et mémorable d’un classique intemporel. Funny Girl est créée pour la scène de Broadway en 1964 avant d’être adaptée au cinéma par William Wyler en 1968. La comédie musicale nous conte l’histoire vraie de Fanny Brice, une actrice qui connaîtra un succès notable dans les années 1920 grâce à ses talents comiques à une époque où les femmes acquièrent une reconnaissance principalement pour leur beauté physique. Avec cette performance, Barbra Streisand, qui incarnera l’héroïne sur scène et au cinéma (aux côtés d’Omar Sharif) se verra propulsée au rang de star. 

Continuer à lire … « Funny Girl »

Rencontre avec : Damien Bonnard

© Radio France

Après des débuts remarqués devant la caméra de Rachid Bouchareb ou de Bertrand Blier, Damien Bonnard est révélé au grand public avec le film Rester vertical d’Alain Guiraudie, qui lui vaut une nomination au César du meilleur espoir en 2016. Nomination renouvelée en 2018, dans la catégorie du meilleur second rôle, pour la comédie En liberté ! de Pierre Salvadori. Avec à son actif une vingtaine de rôles entre autres chez Alice Winocour, Roman Polanski ou encore Anne Fontaine, l’acteur français est actuellement à l’affiche de J’accuse et Les Misérables.

Peux-tu nous parler de ton parcours et de la façon dont tu as découvert le métier d’acteur ? 

C’est un peu long ! Après avoir quitté l’école en troisième, je voulais faire les Beaux-Arts mais il fallait avoir le bac et ce n’était pas mon cas. C’est toujours un peu la bêtise des écoles françaises d’ailleurs. Beaucoup de gens peuvent se découvrir une passion assez tard et c’est regrettable qu’ils ne puissent accéder à la plupart des écoles qu’avec tel diplôme ou à tel âge. J’ai donc suivi une classe préparatoire avant de passer le concours que j’ai réussi avec une dérogation, sans diplôme. J’y suis resté six ans mais en sortant je ne me sentais pas vraiment artiste, et je n’avais pas envie d’être professeur. Je suis donc parti en Belgique assister une peintre qui s’appelait Marthe Wéry et qui faisait partie des peintres minimalistes et abstraits américains. En revenant en France j’ai gardé la maison d’une amie qui avait une filmothèque incroyable. Je me suis mis à regarder des films toute la journée et je me suis rendu compte que ce métier m’attirait. Mais j’avais ce rêve que quelqu’un vienne me trouver dans la rue et me dise : « Vous êtes exactement la personne que je cherche ! » ce qui n’arrivait pas, évidement. A vingt-sept ans, je faisais tout simultanément : j’étais coursier, je faisais de la figuration et je prenais quelques cours de jeu. J’ai d’abord été silhouette puis silhouette parlante et petit rôle dans des courts métrages avant d’avoir mes premiers vrais rôles au cinéma, notamment grâce à Bertrand Blier. 

As-tu l’impression qu’avoir exploré autant de professions différentes t’apporte quelque chose en tant qu’acteur ?

Je ne sais pas si ça m’aide mais c’est peut-être quelque chose qui me différencie des autres acteurs, oui. Ce que j’aime dans ce métier, et que j’aimais dans tous les métiers que j’ai fait, c’est la découverte d’un monde, de nouveaux fonctionnements et de langages. Être acteur me permet de le faire en moins de temps. Moi qui n’aimait pas l’école française, maintenant je prends plaisir à étudier et essayer de tout savoir sur un certain sujet. Pour chaque rôle je me régale à plonger dans une vie différente et un nouvel univers.

Tu privilégies donc les personnages très différents de toi ? 

Oui, souvent. Jouer ce que je suis dans la vie ne m’intéresse pas vraiment. Je trouve que cette notion de prendre les gens tels qu’ils sont est très propre au cinéma français. C’est comme s’il y avait un manque d’imagination du coté des scénaristes et des réalisateurs. Pour ma part, je m’amuse à changer, même physiquement, et aller vers des personnages différents. Souvent on te propose de jouer ce que tu es ou ce que tu as déjà joué, dans les deux cas ce n’est pas très excitant. Du coup, j’essaye de brouiller les pistes et d’aller à d’autres endroits car c’est là qu’il y a vraiment un travail à faire. C’est presque un jeu de gosse, ce plaisir de se déguiser, de rentrer dans la peau de quelqu’un d’autre. 

Comment, lors de ta lecture d’un scénario, réalises-tu qu’un personnage te correspond ? Je pense par exemple à ton premier grand rôle au cinéma dans Rester vertical de Guiraudie.

Continuer à lire … « Rencontre avec : Damien Bonnard »