Si Die Hard, sorti en 1988, est à voir comme les funérailles du héros reaganien, RoboCop, sorti un an avant, fut rétroactivement l’un des premiers clous de son cercueil. Le deuxième film américain de Paul Verhoeven porte déjà la marque d’un regard puissant et aiguisé, celui d’un auteur qui parvient à mêler divertissement hollywoodien et critique de la société capitaliste.
En 1863, la jeune Martha Jane Cannary s’engage avec son père sur la piste de l’Oregon au sein d’une caravane de pionniers. Volontaire et indépendante, elle s’attire régulièrement les foudres du chef du convoi, jusqu’à l’outrage de trop qui la force à s’enfuir.
Sorti en 1990, Total Recall est la deuxième adaptation cinématographique de Philip K. Dick à voir le jour – après Blade Runner en 1982. Mais le scénario, signé Ronald Shusett, Dan O’Bannon et Gary Goldman, s’éloigne de la nouvelle Souvenirs à vendre sur laquelle il se base pour fournir à Paul Verhoeven un matériau particulièrement adapté à ses propres préoccupations. Avec RoboCop en 1987, le néerlandais a pu faire ses preuves aux commandes d’un film de science-fiction hollywoodien à gros budget, ce qui lui permet d’être choisi par Arnold Schwarzenegger pour réaliser le film. Total Recall formera dans son œuvre le deuxième moment d’une trilogie clôturée par Starship Troopers en 1997. Trois histoires tout à fait distinctes mais aux nombreuses thématiques communes, véritables pamphlets dans lesquels les mondes futuristes dépeints sont autant de reflets déformés de notre propre réalité.
En 1996, les disgracieux Razzie Awards « sacraient » le Hollandais Paul Verhoeven comme Pire Réalisateur pour son film Showgirls, alors échec public et désastre critique. Contre toute attente, le récipiendaire vint en personne récupérer son prix, sourire aux lèvres. Cela en dit long sur le formidable recul d’un électron libre qui aura sciemment parasité le monde formaté d’Hollywood. Aujourd’hui réhabilité, le film s’avère un point culminant dans sa carrière.
Vous avez surement déjà entendu l’un de ses tubes à la radio ou vu l’une de ses performances délirantes à la télévision. La chanteuse australienne Sia a bien mérité son statut de pop-star respectée. Ce que vous ne savez sans doute pas, c’est qu’elle a décidé cette année de s’essayer au cinéma, et tout le monde ne s’en réjouit pas.
Roald Dahl inspire les cinéastes américains aux univers liés à l’enfance. Après Charlie et la Chocolaterie de Tim Burton (2005) et Le Bon Gros Géant de Steven Spielberg (2016), Robert Zemeckis adapte Sacrées sorcières, aidé à l’écriture par Guillermo del Toro et Alfonso Cuarón du côté de la production. Initialement prévu pour une sortie en salle, que l’on pouvait supposer attractive pour un large public familial, il sort finalement en vidéo à la demande cette semaine.
Texas, 1986. Un homme en fuite pour des raisons inconnues (Shea Whigham) assassine un prêtre en route pour sa nouvelle affectation et décide de prendre sa place. Dans la petite ville où il s’installe, il fait la connaissance de la communauté des fidèles et du shérif local (Michael Shannon). Personne ne semble se douter de la supercherie…
Les rescapés de l’univers Marvel s’essayent au drame avec Cherry, le roman autobiographique de Nico Waker. Les frères Russo à qui l’on doit la saga Captain America et les deux derniers Avengers : Infinity war et Endgame, retrouvent Tom Holland, l’actuel interprète de Spiderman, pour nous dresser le portrait d’une Amérique désespérée.
22 février 2021, planète Terre. Dans une vidéo intitulée « Epilogue » postée sur sa chaîne Youtube, Daft Punk annonce, avec la classe et la sobriété qui le caractérisent, sa séparation. Après 28 ans passés, l’air de rien, au sommet de la musique électronique, les deux robots les plus célèbres de la pop ont tiré leur révérence. Et si, pour de nombreux fans, la nouvelle a fait l’effet d’un choc, il faut pourtant entrevoir ce court-métrage minimaliste sous un autre angle que celui de l’effet de surprise. Et ce parce qu’il n’est précisément pas un court-métrage.
Palm Springs, c’est la comédie romantique qui a battu le record de la plus grosse vente au festival de Sundance l’année dernière. La première réalisation de Max Barbakow, rachetée pour une somme considérable, sera diffusée sur Amazon Prime à partir du 12 février.