Dans ce film produit par Netflix, Thomas Richardson est chargé de secourir sa soeur, kidnappée par une secte dans le but d’obtenir une rançon. Cette mission ne se déroule évidement pas avec simplicité et il découvre petit à petit les secrets sanglants de cette organisation. Coincé dans une secte religieuse, sur une île, au début du XXème siècle, l’idée fait déjà frissonner. Le scénariste et réalisateur Gareth Evans l’exploite plutôt intelligemment, combinant l’enquête du personnage principal et l’aspect terrifiant de son environnement.
« Je n’ai pas été aussi ému depuis ma bar mitzvah », déclare Amos Gitaï en exergue de sa leçon inaugurale. Il y a de quoi être ému, tant l’événement est unique. Il s’agit de la toute première fois qu’un cinéaste est nommé à la chaire annuelle de création artistique du Collège de France, c’est-à-dire invité à donner une série de conférences et de colloques durant l’année. Cette leçon, intitulée « La caméra est une sorte de fétiche – Filmer au Moyen-Orient », a annoncé les grandes lignes de ses prochaines conférences, rassemblées autour du thème « Traverser les frontières », qui se tiendront tous les mardis à 11h jusqu’au mois de décembre.
Grâce au programme de captation NTLive, dont le National Theatre est à l’origine, de nombreuses pièces jouées à Londres sont filmées et rediffusées dans des cinémas partout dans le monde. Cette production d’Hamlet, jouée au Barbican en 2015, a tout pour plaire. Une pièce populaire avec Benedict Cumberbatch en tête d’affiche : en à peine quelques heures toutes les représentations sont déjà complètes.
En 1963, Maurice Delbez tourne Rue des cascades – d’abord nommé Un gosse de la butte – adapté du roman de Robert Sabatier Alain et le nègre. L’action du film, contrairement au Ménilmontant des années 1930 du livre, est transposée dans le Belleville des années 1960 : l’histoire d’amour vécue par Hélène, gérante d’un café qui élève seule son petit garçon, et Vincent, un jeune homme noir plus jeune de 20 ans, gagnait en force en se situant dans la France post-coloniale. C’est justement cette audace qui est à l’origine de l’échec du film, au moment de sa sortie. Lâché par son distributeur, diffusé à peine une semaine, il fut très mal accueilli et ruina son réalisateur. Aujourd’hui, il n’est pas trop tard pour réparer cette injustice. Continuer à lire … « Rue des cascades »
Venom est le premier film d’une série de cinq spin-offs, chacun sur un vilain de l’univers de Spider Man. L’oeuvre marque un début bien raté pour cette nouvelle saga.
Le troisième remake du film de William A. Wellman sorti en 1937, a certainement fait parler de lui. La première oeuvre réalisée par Bradley Cooper, avec le premier rôle au cinéma de la chanteuse Lady Gaga, a reçu un accueil chaleureux de la part de la critique et du public. Si cette histoire d’amour entre une rock star sur le déclin et une jeune chanteuse en devenir est un récit assez typique américain, il est difficile de ne pas parler de film « trop américanisé » pour qualifier cette version caricaturale et sans saveur.
Le film de David Robert Mitchell, nommé pour six prix à Cannes, était l’un des plus attendus de la rentrée. Il raconte l’histoire de Sam, un jeune homme qui vit seul, sans emploi, à Los Angeles. Lorsque sa voisine Sarah disparaît mystérieusement, ce dernier se lance aussitôt à sa recherche. Under the Silver Lake est à la fois un film sur un jeune homme désillusionné et un film noir palpitant, qui met en scène un jeu de piste à travers la cité des anges.
Because of its phenomenal success, The Great Gatsby has extended until the end of the year. We had the opportunity to talk about the show and immersive theatre in the UK with three cast members : Max Krupski who plays Jay Gatsby, Toby Gordon who plays George Wilson and James Lawrence who understudies Nick Carraway and Jay Gatsby.
« À mon âge, on rit de beaucoup de choses », s’exclame Henri Garcin d’un air enjoué. Il est là, chez lui, dans son appartement du 6e arrondissement de Paris. Un prélude de Chopin s’échappe de son ordinateur. La pièce principale donne envie de s’y éterniser, pour observer tous les détails : un intérieur rempli de livres, des murs tapissés d’affiches et de photos d’acteurs et d’actrices, amis, aimés ou admirés. Ici, chaque objet semble avoir quelque chose à dire. Tous parlent d’Henri Garcin, ce garçon né de parents hollandais, le dernier d’une fratrie de cinq enfants qui a décidé à 20 ans de quitter le foyer familial pour vivre de cinéma et de théâtre à Paris. En février dernier, deux mois avant son quatre-vingt dixième anniversaire, l’acteur s’est raconté dans une autobiographie, intitulée avec malice Longtemps, je me suis couché tard : l’occasion de le rencontrer et de replonger avec lui dans ses souvenirs, ceux d’un certain âge d’or du cinéma et du théâtre français. Il revient sur sa carrière, oscillant entre la nostalgie d’une époque révolue et le bilan heureux de quatre-vingts dix ans de vie, en posant un regard volontiers lucide et souvent amusé.
S’agit-il d’un personnage typiquement américain selon toi ?
Il a quelque chose de spécifique aux Etats-Unis et surtout le sud des Etats-Unis. Notamment le Texas, c’est un état tellement dingue qu’il ne pourrait vivre que là bas je pense. En Amérique dès qu’il y a une fusillade, le responsable c’est presque toujours un homme, ce n’est jamais une femme. Nous sommes dans une société dirigée par des gorilles, c’est tribal et toxique. Une société d’hommes c’est comme une compétition pour qui sera le plus stupide et agressif. C’est une vraie épidémie. Mon personnage essaye d’être cet homme viril, un peu comme John Wayne, mais il échoue. Même s’il fait de son mieux il est difficile de ne pas se dire : « Ce mec là ne devrait pas avoir le droit de porter une arme! » Puis, c’est quand on le voit qui essaye de parler de sa mère et de construire une relation saine avec sa fille, on comprend que c’est ça la solution pour ne plus être un connard.