Comédiens !

Théâtre de la Huchette

PhotoLot Comédiens 02
Marion Préïté (Coco), Fabian Richard (Pierre) et Cyril Romoli (Guy) © Photo Lot

Comédiens ! c’est trois comédiens qui répètent un vaudeville au théâtre de la Huchette en 1948 : situation récurrente dans les comédies musicales des années 30, communément appelées des « backstage musicals ». Côté protagonistes, c’est aussi le trio traditionnel que nous retrouvons : le couple et l’ami clownesque. Pourtant, ce qui s’annonçait comme une comédie musicale classique et joyeuse semble se diriger doucement et dangereusement vers la tragédie shakespearienne.

Continuer à lire … « Comédiens ! »

Exposition – Comédies musicales

Jusqu’au 27 janvier 2019 à la Philharmonie de Paris

43422523_2441836325857046_963908751348203520_o

L’exposition de la Philharmonie de Paris se concentre sur certaines oeuvres majeures du genre : Un Américain à Paris, Chantons Sous la Pluie, Les Demoiselles de Rochefort ou encore La La Land. On retrouve avec plaisir ces classiques et pour chaque film une petite video explicative (petit bémol : pour écouter il faut brancher un casque et seulement trois prises sont disponibles), quelques images (story-board, croquis) et un résumé modeste. Une très, voir trop, petite salle est ensuite dédiée à l’apprentissage des claquettes, avec une video filmée comme tutoriel (vidéo qui ne fonctionne pas toujours). Une salle pour les enfants, tout aussi étroite et franchement pas très attractive, est aussi proposée avec des extraits de dessins animés musicaux. Au centre, on trouve différents montages projetés sur un grand mur blanc. Ces petites vidéos sont très bien réalisées et abordent des thèmes intéressants sans être pour autant particulièrement instructives.

Continuer à lire … « Exposition – Comédies musicales »

Masters of Sex

Disponible sur OCS

mastersofsex_101_0747-r_wide-d35216ee4ee542f7675e7edf1bcc01d74a7a6d87
Michael Sheen (Bill Masters) et Lizzy Caplan (Virginia Johnson) © Showtime Networks

Créée en 2013, Masters of Sex est inspirée du roman de Thomas Maier et tirée d’une histoire vraie. La série met en scène Bill Masters, un scientifique qui débute une étude sur la sexualité en 1957. On y suit l’histoire de son experience mais aussi de sa rencontre avec Virginia Johnson, qui jouera un rôle cruciale dans sa vie, aussi bien au plan professionnel que personnel.

Continuer à lire … « Masters of Sex »

Rencontre avec : Marion Game

109181.jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxx.jpg
Marion Game ©JLPPA / Bestimage

Si Marion Game a su se rendre indispensable à la télévision avec son rôle d’Huguette dans la série Scènes de ménages sur M6, elle ne saurait se passer du théâtre. Nous l’avons rencontrée après une représentation de la pièce de Sophie Brachet C’est pourtant simple, qu’elle joue tous les soirs au théâtre Edgar, pour parler de comédie.

Qu’est-ce qui vous a incité à jouer dans cette pièce ?

Je connais très bien Luq Hamett, le directeur de ce théâtre et le metteur en scène la pièce. On a travaillé très longtemps ensemble, dans le doublage. Il jouait mon fils Brendon dans la série Beverly Hills. Luq fait partie de ma famille ! Quand il m’a proposé la pièce, je ne pouvais pas dire non. Mon personnage est intéressant, cette femme qui ne se rend pas compte que la vie est derrière elle. Elle continue à rêvasser d’un avenir… Elle n’est plus dans le coup mais elle veut faire son come-back. C’est touchant quelque part, dérisoire d’autre part. La vieille actrice qui ne se rend pas compte qu’il faut qu’elle dépose son bilan.

Est-ce compliqué, pour une actrice de votre génération, de trouver des personnages bien écrits ?

Continuer à lire … « Rencontre avec : Marion Game »

Bohemian Rhapsody

Au cinéma le 31 octobre 2018

BOHEMIAN RHAPSODY
Ben Hardy (Roger Taylor), Gwilym Lee (Brian May), Joseph Mazzello (John Deacon) et Rami Malek (Freddie Mercury) © Alex Bailey / 20th Century Fox

Bohemian Rhapsody c’est le film sur l’un des groupes de rock les plus influents et mythiques de l’histoire de la musique : Queen. « Cela faisait des années qu’on nous faisait des propositions et on était assez retissants mais on s’est dit que si on ne supervisait pas le projet, quelqu’un d’autre le ferait! » évoque Brian May, le guitariste du groupe et l’un des producteurs du film. Difficile cependant de se mettre d’accord sur le ton que le film devrait emprunter. Alors que certains veulent en faire un film pour un public plus adulte, les membres restants du groupe refusent et souhaitent un film plus familial. On assiste alors à une succession d’acteurs engagés pour jouer le rôle de Freddie Mercury (comme Sacha Baron Cohen ou encore Ben Whishaw) et de scénaristes attachés au film. C’est finalement le réalisateur Bryan Singer qui est chargé de mener à bien ce projet, en préparation depuis presque dix ans.

Continuer à lire … « Bohemian Rhapsody »

The House that Jack Built

Au cinéma le 17 octobre 2018

The-House-That-Jack-Built-09-photo-by-Zentropa-Christian-Geisnaes-1030x579
Matt Dillon est Jack, tueur psychopathe imaginé par Lars von Trier ©Zentropa

Parce que leurs contenus sont si singuliers et leurs héros tellement torturés, les films de Lars von Trier incitent souvent le spectateur à y chercher la figure de leur auteur. Pour tenter de comprendre comment parvenir à créer de telles visions… Faut-il voir dans The House that Jack Built un portrait de Lars von Trier en serial killer ? On le retrouve, en creux, moins dans la part de tueur psychopathe de Jack, encore heureux, que dans celle de ses névroses. L’un des problèmes du tueur incarné par Matt Dillon, qui agit en esthète du crime en le considérant comme un art, réside en ce qu’il ne parvient pas, matériellement, à bâtir sa maison. Comme la marque de son incapacité à se faire une place dans le monde, à mener à bien ses désirs d’architecture – jusqu’à ce que soit apportée une résolution à la fois morbide et impressionnante. À travers sa réflexion sur le mal, le film met en scène des problématiques intimes à la création.

Continuer à lire … « The House that Jack Built »

Le Bon Apôtre

Sur Netflix le 12 octobre 2018

Apostle-Trailer
Michael Sheen (Malcolm) © Netflix

Dans ce film produit par Netflix, Thomas Richardson est chargé de secourir sa soeur, kidnappée par une secte dans le but d’obtenir une rançon. Cette mission ne se déroule évidement pas avec simplicité et il découvre petit à petit les secrets sanglants de cette organisation. Coincé dans une secte religieuse, sur une île, au début du XXème siècle, l’idée fait déjà frissonner. Le scénariste et réalisateur Gareth Evans l’exploite plutôt intelligemment, combinant l’enquête du personnage principal et l’aspect terrifiant de son environnement. 

Continuer à lire … « Le Bon Apôtre »

Leçon inaugurale d’Amos Gitaï au Collège de France

FRANCE-CINEMA-GITAI
Le cinéaste Amos Gitaï au Collège de France © Christophe Archambault / AFP

  « Je n’ai pas été aussi ému depuis ma bar mitzvah », déclare Amos Gitaï en exergue de sa leçon inaugurale. Il y a de quoi être ému, tant l’événement est unique. Il s’agit de la toute première fois qu’un cinéaste est nommé à la chaire annuelle de création artistique du Collège de France, c’est-à-dire invité à donner une série de conférences et de colloques durant l’année. Cette leçon, intitulée « La caméra est une sorte de fétiche – Filmer au Moyen-Orient », a annoncé les grandes lignes de ses prochaines conférences, rassemblées autour du thème « Traverser les frontières », qui se tiendront tous les mardis à 11h jusqu’au mois de décembre.

Continuer à lire … « Leçon inaugurale d’Amos Gitaï au Collège de France »

Hamlet

Barbican Theatre

HAMLET by Shakespeare,
Benedict Cumberbatch (Hamlet) © Johan Persson

Grâce au programme de captation NTLive, dont le National Theatre est à l’origine, de nombreuses pièces jouées à Londres sont filmées et rediffusées dans des cinémas partout dans le monde. Cette production d’Hamlet, jouée au Barbican en 2015, a tout pour plaire. Une pièce populaire avec Benedict Cumberbatch en tête d’affiche : en à peine quelques heures toutes les représentations sont déjà complètes.

Continuer à lire … « Hamlet »

Rue des cascades

Au cinéma le 19 septembre 2018

jeu_de_gamins_sur_le_terrain_vague_f-51077
©1963 SND (Groupe M6)

En 1963, Maurice Delbez tourne Rue des cascades – d’abord nommé Un gosse de la butte – adapté du roman de Robert Sabatier Alain et le nègre. L’action du film, contrairement au Ménilmontant des années 1930 du livre, est transposée dans le Belleville des années 1960 : l’histoire d’amour vécue par Hélène, gérante d’un café qui élève seule son petit garçon, et Vincent, un jeune homme noir plus jeune de 20 ans, gagnait en force en se situant dans la France post-coloniale. C’est justement cette audace qui est à l’origine de l’échec du film, au moment de sa sortie. Lâché par son distributeur, diffusé à peine une semaine, il fut très mal accueilli et ruina son réalisateur. Aujourd’hui, il n’est pas trop tard pour réparer cette injustice. Continuer à lire … « Rue des cascades »