Funny Girl

Théâtre Marigny

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© Julien Benhamou

« Don’t rain on my parade » chante fièrement Barbra Streisand sur un quai de gare lorsque ses collègues la somment de privilégier sa carrière à son amour. Séquence jouissive et mémorable d’un classique intemporel. Funny Girl est créée pour la scène de Broadway en 1964 avant d’être adaptée au cinéma par William Wyler en 1968. La comédie musicale nous conte l’histoire vraie de Fanny Brice, une actrice qui connaîtra un succès notable dans les années 1920 grâce à ses talents comiques à une époque où les femmes acquièrent une reconnaissance principalement pour leur beauté physique. Avec cette performance, Barbra Streisand, qui incarnera l’héroïne sur scène et au cinéma (aux côtés d’Omar Sharif) se verra propulsée au rang de star. 

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Rencontre avec : Damien Bonnard

© Radio France

Après des débuts remarqués devant la caméra de Rachid Bouchareb ou de Bertrand Blier, Damien Bonnard est révélé au grand public avec le film Rester vertical d’Alain Guiraudie, qui lui vaut une nomination au César du meilleur espoir en 2016. Nomination renouvelée en 2018, dans la catégorie du meilleur second rôle, pour la comédie En liberté ! de Pierre Salvadori. Avec à son actif une vingtaine de rôles entre autres chez Alice Winocour, Roman Polanski ou encore Anne Fontaine, l’acteur français est actuellement à l’affiche de J’accuse et Les Misérables.

Peux-tu nous parler de ton parcours et de la façon dont tu as découvert le métier d’acteur ? 

C’est un peu long ! Après avoir quitté l’école en troisième, je voulais faire les Beaux-Arts mais il fallait avoir le bac et ce n’était pas mon cas. C’est toujours un peu la bêtise des écoles françaises d’ailleurs. Beaucoup de gens peuvent se découvrir une passion assez tard et c’est regrettable qu’ils ne puissent accéder à la plupart des écoles qu’avec tel diplôme ou à tel âge. J’ai donc suivi une classe préparatoire avant de passer le concours que j’ai réussi avec une dérogation, sans diplôme. J’y suis resté six ans mais en sortant je ne me sentais pas vraiment artiste, et je n’avais pas envie d’être professeur. Je suis donc parti en Belgique assister une peintre qui s’appelait Marthe Wéry et qui faisait partie des peintres minimalistes et abstraits américains. En revenant en France j’ai gardé la maison d’une amie qui avait une filmothèque incroyable. Je me suis mis à regarder des films toute la journée et je me suis rendu compte que ce métier m’attirait. Mais j’avais ce rêve que quelqu’un vienne me trouver dans la rue et me dise : « Vous êtes exactement la personne que je cherche ! » ce qui n’arrivait pas, évidement. A vingt-sept ans, je faisais tout simultanément : j’étais coursier, je faisais de la figuration et je prenais quelques cours de jeu. J’ai d’abord été silhouette puis silhouette parlante et petit rôle dans des courts métrages avant d’avoir mes premiers vrais rôles au cinéma, notamment grâce à Bertrand Blier. 

As-tu l’impression qu’avoir exploré autant de professions différentes t’apporte quelque chose en tant qu’acteur ?

Je ne sais pas si ça m’aide mais c’est peut-être quelque chose qui me différencie des autres acteurs, oui. Ce que j’aime dans ce métier, et que j’aimais dans tous les métiers que j’ai fait, c’est la découverte d’un monde, de nouveaux fonctionnements et de langages. Être acteur me permet de le faire en moins de temps. Moi qui n’aimait pas l’école française, maintenant je prends plaisir à étudier et essayer de tout savoir sur un certain sujet. Pour chaque rôle je me régale à plonger dans une vie différente et un nouvel univers.

Tu privilégies donc les personnages très différents de toi ? 

Oui, souvent. Jouer ce que je suis dans la vie ne m’intéresse pas vraiment. Je trouve que cette notion de prendre les gens tels qu’ils sont est très propre au cinéma français. C’est comme s’il y avait un manque d’imagination du coté des scénaristes et des réalisateurs. Pour ma part, je m’amuse à changer, même physiquement, et aller vers des personnages différents. Souvent on te propose de jouer ce que tu es ou ce que tu as déjà joué, dans les deux cas ce n’est pas très excitant. Du coup, j’essaye de brouiller les pistes et d’aller à d’autres endroits car c’est là qu’il y a vraiment un travail à faire. C’est presque un jeu de gosse, ce plaisir de se déguiser, de rentrer dans la peau de quelqu’un d’autre. 

Comment, lors de ta lecture d’un scénario, réalises-tu qu’un personnage te correspond ? Je pense par exemple à ton premier grand rôle au cinéma dans Rester vertical de Guiraudie.

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Les Misérables

Au cinéma le 20 novembre 2019

Stéphane et Chris (Damien Bonnard et Alexis Manenti) © SRAB Films
Chris (Alexis Manenti) et Stéphane (Damien Bonnard) © SRAB films

Stéphane (Damien Bonnard) quitte Cherbourg pour intégrer la brigade anti-criminalité du 93. Confronté à ses nouveaux collègues Chris (Alexis Manenti) et Gwada (Djebril Zonga), il est rapidement témoin de la violence inhérente à ce poste. C’est avec un court métrage du même nom, récompensé aux Césars l’année dernière, que Ladj Ly avait une première fois évoqué cette histoire. Cette année, pour son premier long métrage, lauréat du Prix du Jury à Cannes, il nous propose de retrouver ces personnages au coeur de Montfermeil.

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The Irishman

Sur Netflix le 27 novembre 2019

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Al Pacino (Jimmy Hoffa) et Robert de Niro (Frank Sheeran) © Netflix

Il aura fallu près de vingt ans à Martin Scorsese et Robert de Niro pour trouver un projet digne d’une nouvelle collaboration. Ce projet c’est The Irishman, production Netflix qui met en scène Frank Sheeran (Robert de Niro), un camionneur qui croise le chemin de Russell Bufalino (Joe Pesci), un chef de la mafia italo-américaine. Comme il avait pu le faire dans ses films précédents touchant au même sujet (Casino, Mean Streets ou encore Les Affranchis), le réalisateur confronte un personnage initialement sensé et sensible à un environnement d’où découle une violence constante et banalisée. En devenant le bras droit de Bufalino, Frank se retrouve en effet plongé dans un univers ne répondant à aucune loi, véritable microcosme social ne fonctionnant qu’avec ses propres codes, règles et hiérarchies.

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La Belle Époque

Au cinéma le 6 novembre 2019

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Daniel Auteuil (Victor) et Guillaume Canet (Antoine) © Julien Panié / Pathé

Victor (Daniel Auteuil) perd espoir un peu plus chaque jour. Archétype de l’homme vieux-jeu, le dessinateur s’acharne contre le tableau de navigation interactif de la Tesla et ne comprend pas le travail de son fils, chef de projet pour une plateforme numérique. Le lit conjugal est divisé : casque de réalité virtuelle sur une table de chevet, piles de livres sur l’autre. Marianne (Fanny Ardant), sa femme, qui se sent « vieillir plus vite » lorsqu’elle s’endort à ses côtés, entretient une relation avec son meilleur ami.

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Barry

Disponible sur OCS

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Bill Hader (Barry Berkman) © HBO

En réalisant sa nouvelle mission à Los Angeles, Barry (Bill Hader), un tueur à gages, se réfugie par inadvertance dans un cours de théâtre. Il y fait la connaissance de Gene Cousineau (Henry Winkler), un professeur, et de son groupe d’élèves. Immédiatement, une passion pour le jeu prend forme chez le meurtrier. 

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Hansard

National Theatre

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Lindsay Duncan (Diana Hesketh) et Alex Jennings (Robin Hesketh) © Catherine Ashmore

« Hansard » est le terme qualifiant les transcriptions officielles des débats parlementaires britanniques, nous apprend la première page du programme de la nouvelle pièce de Simon Woods au National Theatre. Celle-ci met en scène Robin, un politique « Tory » (conservateur), et Diana, sa femme aux inclinations plus libérales. Un soir, dans leur charmante maison de campagne, le débat prend de l’ampleur alors que le couple évoque ses différends politiques, conjugaux et la mort de leur fils.

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The Politician

Disponible sur Netflix

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Ben Platt (Payton Hobart) © Netflix

Ben Platt avait fait ses débuts dans la comédie musicale acclamée The Book of Mormon à seulement seize ans. Il s’était ensuite définitivement affirmé comme l’un des talents les plus prometteurs du théâtre musical en interprétant le rôle principal dans Dear Evan Hansen. L’enfant prodige de Broadway fait cette semaine ses débuts dans l’univers de la série télévisée avec nul autre que Ryan Murphy, le créateur de Glee, American Horror Story et American Crime Story. Dans The Politician, le jeune homme campe le rôle de Payton, un riche lycéen dont l’ambition la plus chère est de devenir président des États-Unis. En attendant de voir son rêve présidentiel s’accomplir, il se consacre à remporter l’élection de son lycée. 

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Hôtel des Amériques

Rétrospective Patrick Dewaere

05/00/1981 : Set of the movie "Hotel des Ameriques"
Catherine Deneuve (Hélène) et Patrick Dewaere (Gilles) © Sara Films / Antenne 2

Hôtel des Amériques raconte l’histoire de Gilles et Hélène. Le chaos de leur rencontre est annonciateur de leur relation : alors qu’il rentre chez lui un soir, Gilles manque de se faire percuter par la voiture d’Hélène. Leur amour n’a rien d’harmonieux ; lui n’a jamais quitté Biarritz, et tous les soirs arpente religieusement les bars avec son meilleur ami à la recherche de nouvelles conquêtes. Elle est une anésthésiste parisienne et bourgeoise, désillusionnée après la mort de son mari. 

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Downton Abbey

Au cinéma le 25 septembre 2019

DOWNTON ABBEY
Maggie Smith (Violet Crawley), Hugh Bonneville (Robert Crawley) et Michelle Dockery (Mary Crawley) © Universal

Michael Engler, qui avait réalisé quelques épisodes de Downton Abbey, retrouve pour ce film le scénariste de la série Julian Fellowes. L’intrigue se situe immédiatement après le dernier épisode de la sixième saison : la famille royale, à l’occasion d’un tour du Yorkshire, s’apprête à séjourner à Downton Abbey. C’est donc en pleine effervescence que nous retrouvons la famille Crawley et leurs domestiques, ainsi que quelques nouveaux personnages.

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