Les années soixante marquent le renouveau artistique du cinéma italien, son essor économique et son rayonnement international. Alors qu’une nouvelle génération de cinéastes se dessine, cette ère moderne est pourtant incarnée par des auteurs plus âgés. Parmi eux : Federico Fellini. En 1960, le réalisateur remporte la Palme d’or avec La Dolce Vita.
Luis Rovisco (Miguel Lobo Antunes) devrait bientôt partir en retraite. Directeur commercial grisonnant, il manque d’entrain au cours des voyages répétitifs qu’il exécute pour installer des caméras de surveillance. Le seul moyen de casser son quotidien et de mettre des mots sur ce qu’il ressent, c’est par la musique qu’il le trouve : au volant de sa voiture, il se met à chanter. Et transforme soudain un film d’auteur lambda en comédie musicale excentrique.
Le 20 mars 1976 débute le tournage d’Apocalypse Now. Initialement prévu pour durer quatre mois, il s’étendra sur plus d’un an. En 1979, le film de Francis Ford Coppola n’est pas encore prêt et sera projeté au festival de Cannes avec la mention « work in progress ».
Kate et Matt décident de partir vivre dans une maison de campagne laissée à l’abandon. En s’installant, ils y découvrent une pièce étrange avec le pouvoir d’exaucer tous leurs souhaits.
En 1989, Sexe, mensonges et vidéo fait une entrée remarquée dans la sélection du festival de Cannes. Ecrit en seulement huit jours et tourné avec un budget relativement restreint, il s’agit du premier long métrage de fiction du réalisateur Steven Soderbergh.
Au XIXe siècle, une jeune femme écossaise, Ada MacGrath (Holly Hunter), est envoyée par son père en Nouvelle-Zélande pour épouser un homme qu’elle n’a jamais rencontré (Sam Neill), responsable d’une colonie. Elle débarque sur une plage battue par des vents froids, accompagnée de sa fille de dix ans, Flora (Anna Paquin), qui est aussi son interprète. Ada est muette.
Cinq ans après Tale of Tales, d’après le Pentamerone (1634) de Giambattista Basile, Matteo Garrone s’attaque à un autre conte, plus emblématique encore, Pinocchio (1883) de Carlo Collodi. Une adaptation très fidèle des aventures du garçon en bois qui déroule son programme sans surprendre, mais dont l’univers séduit de bout en bout. Malheureusement, le film sort sur la plateforme Amazon Prime Video, privé d’une sortie au cinéma en France, pourtant prévue le 1er juillet à défaut du 18 mars.
Un soir d’hiver, Mildred Beragon attire chez elle l’entreprenant Wally Faye. Celui-ci y tombe sur le cadavre de Bert Beragon, le mari de Mildred. Mais quand un peu plus tard cette dernière est convoquée au commissariat, elle y apprend que ni Wally, qu’elle semble avoir voulu faire accuser, ni elle, dont le comportement est après tout bien mystérieux, ne sont inculpés : c’est son ancien mari, Bert Pierce, qui s’accuse du crime. Mildred s’insurge, et décide de passer aux aveux – des aveux qui la ramènent loin en arrière.
Le motif de l’évasion apparaît très tôt dans l’histoire du cinéma. Il faut remonter en 1904, lorsque Georges Méliès réalise Benvenuto Cellini ou Une curieuse évasion. Puis, dans les années 1910 et 1920, ce sont Charlie Chaplin et Laurel et Hardy qui posent les premières pierres de touche du genre : dans The Adventurer (Charlot s’évade) sorti en 1917, le vagabond vêtu d’un uniforme rayé est l’objet d’un chasse à l’homme burlesque, tandis que dans The Second Hundred Years (Les Forçats du pinceau) en 1927, Laurel et Hardy creusent un tunnel qui les mène directement dans le bureau du directeur de la prison. Rébellion contre l’ordre établi et retour à la liberté, l’évasion est traitée par le biais de l’humour et déjà associée à des éléments visuels marquants, à une narration simple et captivante, apte à traduire un rapport profond entre l’homme et son environnement. Avec les deux guerres mondiales, les films d’évasion se multiplient, puis les faits divers alimentent les scénarios. De René Clair à Mervyn LeRoy en passant par Raoul Walsh et Billy Wilder, nombreux sont les cinéastes qui s’inspirent de l’évasion, motif qui atteint un sommet esthétique à la fin des années 1950 en France, et connaît un large succès dans le cinéma américain des années 1960-70.