Le nom du salon de toilettage de Marcello, Dogman, s’impose d’emblée comme un qualificatif de sa personne : dès le début du film, le héros apparaît comme cet « homme chien », fidèle et soumis corps et âme à l’un de ses voisins, Simoncino, une brute sans cerveau accro à la cocaïne et à la violence qui terrorise le quartier. Marcello est son martyr, employé dans des entreprises criminelles sans guère en avoir le choix…
Bohemian Rhapsody c’est le film sur l’un des groupes de rock les plus influents et mythiques de l’histoire de la musique : Queen. « Cela faisait des années qu’on nous faisait des propositions et on était assez retissants mais on s’est dit que si on ne supervisait pas le projet, quelqu’un d’autre le ferait! » évoque Brian May, le guitariste du groupe et l’un des producteurs du film. Difficile cependant de se mettre d’accord sur le ton que le film devrait emprunter. Alors que certains veulent en faire un film pour un public plus adulte, les membres restants du groupe refusent et souhaitent un film plus familial. On assiste alors à une succession d’acteurs engagés pour jouer le rôle de Freddie Mercury (comme Sacha Baron Cohen ou encore Ben Whishaw) et de scénaristes attachés au film. C’est finalement le réalisateur Bryan Singer qui est chargé de mener à bien ce projet, en préparation depuis presque dix ans.
Parce que leurs contenus sont si singuliers et leurs héros tellement torturés, les films de Lars von Trier incitent souvent le spectateur à y chercher la figure de leur auteur. Pour tenter de comprendre comment parvenir à créer de telles visions… Faut-il voir dans The House that Jack Built un portrait de Lars von Trier en serial killer ? On le retrouve, en creux, moins dans la part de tueur psychopathe de Jack, encore heureux, que dans celle de ses névroses. L’un des problèmes du tueur incarné par Matt Dillon, qui agit en esthète du crime en le considérant comme un art, réside en ce qu’il ne parvient pas, matériellement, à bâtir sa maison. Comme la marque de son incapacité à se faire une place dans le monde, à mener à bien ses désirs d’architecture – jusqu’à ce que soit apportée une résolution à la fois morbide et impressionnante. À travers sa réflexion sur le mal, le film met en scène des problématiques intimes à la création.
Dans ce film produit par Netflix, Thomas Richardson est chargé de secourir sa soeur, kidnappée par une secte dans le but d’obtenir une rançon. Cette mission ne se déroule évidement pas avec simplicité et il découvre petit à petit les secrets sanglants de cette organisation. Coincé dans une secte religieuse, sur une île, au début du XXème siècle, l’idée fait déjà frissonner. Le scénariste et réalisateur Gareth Evans l’exploite plutôt intelligemment, combinant l’enquête du personnage principal et l’aspect terrifiant de son environnement.
En 1963, Maurice Delbez tourne Rue des cascades – d’abord nommé Un gosse de la butte – adapté du roman de Robert Sabatier Alain et le nègre. L’action du film, contrairement au Ménilmontant des années 1930 du livre, est transposée dans le Belleville des années 1960 : l’histoire d’amour vécue par Hélène, gérante d’un café qui élève seule son petit garçon, et Vincent, un jeune homme noir plus jeune de 20 ans, gagnait en force en se situant dans la France post-coloniale. C’est justement cette audace qui est à l’origine de l’échec du film, au moment de sa sortie. Lâché par son distributeur, diffusé à peine une semaine, il fut très mal accueilli et ruina son réalisateur. Aujourd’hui, il n’est pas trop tard pour réparer cette injustice. Continuer à lire … « Rue des cascades »
Venom est le premier film d’une série de cinq spin-offs, chacun sur un vilain de l’univers de Spider Man. L’oeuvre marque un début bien raté pour cette nouvelle saga.
Le troisième remake du film de William A. Wellman sorti en 1937, a certainement fait parler de lui. La première oeuvre réalisée par Bradley Cooper, avec le premier rôle au cinéma de la chanteuse Lady Gaga, a reçu un accueil chaleureux de la part de la critique et du public. Si cette histoire d’amour entre une rock star sur le déclin et une jeune chanteuse en devenir est un récit assez typique américain, il est difficile de ne pas parler de film « trop américanisé » pour qualifier cette version caricaturale et sans saveur.
Le film de David Robert Mitchell, nommé pour six prix à Cannes, était l’un des plus attendus de la rentrée. Il raconte l’histoire de Sam, un jeune homme qui vit seul, sans emploi, à Los Angeles. Lorsque sa voisine Sarah disparaît mystérieusement, ce dernier se lance aussitôt à sa recherche. Under the Silver Lake est à la fois un film sur un jeune homme désillusionné et un film noir palpitant, qui met en scène un jeu de piste à travers la cité des anges.
Thunder Road, c’est d’abord un court-métrage réalisé, produit, monté, écrit, composé et joué par Jim Cummings. Sorti en 2016 il remporte le Grand Prix du festival Sundance. C’est seulement deux ans après que le réalisateur américain a l’idée d’en faire un long métrage. Le film du même titre est alors non seulement sélectionné à L’Acid de Cannes mais il remporte également le Grand Prix du festival South by Southwest et le Grand Prix du Jury au festival de Deauville. C’est une véritable surprise pour Jim Cummings, qui a tourné le film en seulement 14 jours, sans budget conséquent et encore une fois présent à tous les postes. Le film est quant à lui sorti en France cette semaine et a reçu un accueil triomphal de la part du public et de la presse.
Un trio de jeunes adolescents britanniques fans de punk rencontre un groupe d’extraterrestres au cours d’une soirée. Le jeune Enn fait alors la connaissance de la belle Zan dans cette banlieue désertée de Londres. Exaspérée par les règles qui entourent la vie au sein des colonies extraterrestres, elle se tourne vers ce dernier pour qu’il la libère ou lui « fasse du punk », et décide finalement de s’enfuir avec lui.