Mark Gill réalise un biopic sur la vie de Steven Morrissey à Manchester avant qu’il ne forme le groupe culte The Smiths. Jack Lowden interprète une jeune Morrissey qui peine à faire entendre sa voix et trouver son style dans une industrie musicale qui ne parvient pas à se renouveler.
Dans les années 1990, Tonya Harding est la patineuse artistique qui fait la plus parler d’elle. Sa célébrité s’explique autant par ses exploits sur glace (elle est la première à réussir un « triple axel ») que par son lien avec l’agression de sa rivale Nancy Kerrigan, quelques mois avant les Jeux Olympiques de Lillehammer. Le nom de Tonya, que le film entend réhabiliter avec vérité, est à jamais associé à ce triste et inouï fait divers sportif qui l’obligeât à mettre un terme à sa carrière.
Le film est inspiré de l’histoire vraie de P.T. Barnum, le premier à avoir l’idée de créer un spectacle en mettant sur scène des personnes différentes, soit le « freak show », qui deviendra par la suite le principe du cirque. Réalisé par Michael Gracey la comédie musicale retrace donc la vie de Barnum interprété par Hugh Jackman. Le film base beaucoup sur ses visuels épiques, mais les surcharge parfois un peu trop, donnant une impression de faux et de distance entre le public et ce qui lui est montré.
Genèse d’un fantasme. De 1973 à 1977, Alejandro Jodorowsky prépare l’adaptation de Dune, le best-seller de Frank Herbert. Ce sera le projet de sa vie, d’une ambition artistique démesurée. Mais il manque 5 millions de dollars pour le financer et aucun studio n’ose se lancer dans un tel projet. Destiné à révolutionner l’histoire de la science-fiction, il ne verra jamais le jour.
Call me by your name c’est le film indépendant qui ne passe pas inaperçu : des critiques dithyrambiques, une série de nominations, notamment au Festival International du Film de Toronto ou aux Golden Globes, et même déjà pressentie comme grand favori aux Oscars. Alors qu’est ce qui fait du film de Luca Guadagnino la révélation de l’année :
L’histoire vraie de Molly Bloom a tout d’une fiction. Championne de ski acrobatique de haut niveau, elle arrête le sport après plusieurs blessures, puis devient l’assistante personnelle d’un millionnaire capricieux et tyrannique. Très vite, elle décide d’organiser elle-même des parties de poker : les plus importantes personnalités du show-business et du monde des affaires vont se retrouver autour de sa table, misant des sommes astronomiques. Elle devient alors la plus grande organisatrice de tournois de poker privés aux Etats-Unis, jusqu’à son arrestation par le FBI en 2013…
Le directeur d’un abattoir et une nouvelle employée se rendent compte qu’ils font le même rêve : dans une forêt enneigée, près d’un lac, ils se rencontrent sous l’apparence d’une biche et d’un cerf. Pourtant, sur leur lieu de travail, ils peinent à communiquer. Maria est froide, inadaptée à son environnement social, et Endre pas assez sûr de lui pour faire le premier pas. Mais grâce à cette rencontre mentale, à priori inconsciente, la fusion des corps s’envisage.
Dès l’ouverture du film, Curtis LaForche (Michael Shannon) contemple avec crainte des nuages noirs. Tandis que tombe une étrange pluie ocre, un vol d’étourneaux évoque Les Oiseaux d’Hitchcock : le ciel devient très vite menaçant dans le regard de cet homme. Il mène une vie tranquille dans une zone rurale de l’Ohio, un état où se déchaînent régulièrement d’impressionnants cyclones. Les cyclones, voilà justement l’obsession maladive de Curtis. Et de plus en plus fréquemment, sa peur lui cause de violents cauchemars. « Ce n’est pas qu’un rêve, c’est un sentiment », assène-t-il avec croyance. Au cours d’un déjeuner, il annonce à sa famille qu’il va réhabiliter leur abri anti-tempête. Le shelter (refuge) du titre devient le seul espace dans lequel il parvient à se projeter, s’enfermant progressivement dans sa paranoïa…
Le film écrit et réalisé par David Lowery avait fait sensation au festival de Deauville, remportant, entre autre, le prix du Jury et le prix de la critique. Tourné en format carré avec un grain d’image qui donne l’impression d’assister à une cassette familiale, le film créé une atmosphère intimiste pour insister sur l’aspect matériel du souvenir. David Lowery raconte l’histoire d’un jeune couple qui emménage dans une maison et la symbolique que ce lieu prend lorsque le mari meurt subitement.
Pour éviter d’être licenciés, des ouvriers décident d’occuper leur usine qui se démantèle sous leurs yeux. Mais la direction disparaît soudainement, les laissant sans directive. Dans un espace qui perd tout son sens lorsque le travail humain disparaît mais où il est possible de le réinventer, s’entrevoit alors une ample et convaincante réflexion sur la place de l’individu dans le monde du travail.