Troisième long-métrage d’Elie Wajeman, Médecin de nuit suit les pérégrinations de Mikaël, un serviteur d’Hippocrate dévoué tout entier à la cause des oubliés de la Capitale. Perdu entre son mariage chaotique et sa relation extraconjugale sans avenir, victime collatérale des magouilles de son cousin pharmacien, il n’a qu’une nuit et une seule pour reprendre sa vie en main.
La jeune Danielle se rend à une Shiva, un rituel juif après la mort d’un proche. Elle y retrouve sa famille proche et éloignée mais aussi plus surprenamment un de ses amants accompagné de sa femme et de leur enfant.
À l’occasion de la sortie de Vaurien de Peter Dourountzis, le comédien Pierre Deladonchamps, révélé par L’Inconnu du lac en 2013, nous a reçu pour évoquer ses débuts et sa méthode de travail. Rencontre.
Vous avez fait une école de commerce avant d’entrer au cours Florent. Pourquoi ?
J’ai commencé le théâtre au lycée parce que ma copine de l’époque me proposait d’en faire. C’était un monde complètement inconnu. J’ai eu un coup de foudre pour la scène. Et j’ai continué à en faire, mais sans jamais envisager que ça puisse devenir mon métier. Puis, un copain de mon école de théâtre me dit qu’il passe le concours du cours Florent à Paris, et me demande d’être sa réplique. On part en bagnole jusqu’à Paris. « Monter à la capitale », comme on dit, nous, les Lorrains. J’ai passé l’audition avec lui et ils m’ont demandé si je voulais me présenter aussi. Finalement, nous avons été pris tous les deux.
À quel moment vous dites-vous que vous aimeriez en faire un métier ?
J’ai réalisé que le cinéma était magnifique parce qu’il y a une forme d’égalité des chances. Il faut réunir plein de hasards : la bonne personne, le bon moment, le destin, la chance, le talent. Mais tout le monde peut y arriver. Évidemment, j’ai eu beaucoup de chance parce que L’Inconnu du lac (Alain Guiraudie, 2013) a tout changé.
Comment êtes-vous arrivé sur ce projet ?
Je venais de quitter Paris parce que justement, ça ne marchait pas pour moi. C’était trop dur, trop stressant. J’attendais sans cesse que le téléphone sonne. J’ai donc arrêté pendant un an puis on m’a appelé pour un casting un peu particulier, parce que radical. Il y avait beaucoup de scènes de nu et donc possiblement beaucoup d’acteurs qui refuseraient de le faire. C’était ma chance.
Gardez-vous un bon souvenir du tournage ? Ce film est un peu un baptême du feu pour un jeune acteur.
Djé (Pierre Deladonchamps) est un voyou. Sa gueule d’ange ne laisse nullement deviner les crimes atroces dont il est l’auteur. Son parcours au sortir de prison est loin d’un récit d’apprentissage. L’homme agresse, viole, vol. Pour le plaisir.
La terre nomade du titre s’appelle les Etats-Unis d’Amérique. Elle est foulée par les pionniers du XXIe siècle, des sexagénaires qui subissent les contraintes économiques du nouveau monde industriel et adaptent leur mode de vie en conséquence. Fern (Frances McDormand) est l’une d’entre eux.
Brian vit avec sa famille au cœur des Appalaches. Géographiquement isolés, socialement marginalisés, ils sont les derniers hillbillies. Le documentaire de Diane-Sara Bouzgarrou et Thomas Jenkoe part à leur rencontre.
Sophie approche de la trentaine et a la désagréable sensation de n’avoir encore rien accompli. Rêvant de devenir dessinatrice, elle est chargée marketing dans une maison d’édition. Espérant le grand amour, elle enchaîne les aventures insipides.
Les films-concepts sont souvent séduisants, promesses d’une tension forte et d’une mise en scène capable de réinventer leur point de départ. Loin de cet idéal du genre, Méandre en résume toutes les limites et ferait presque passer Cube (Vincenzo Natali, 1997) pour un chef-d’œuvre.
Figure incontournable du shônen (le manga pour adolescents), l’arrivée sur grand écran de Conan Edogawa ravivera sans doute la nostalgie de bon nombre de grands enfants, déjà impatients de résoudre avec lui sa prochaine enquête. Las, il faudra pour cela passer outre les très nombreuses faiblesses d’un film en retard sur son temps.
Pour venger sa meilleure amie qui s’est donnée la mort après avoir été violée, Cassandra (Carey Mulligan) entreprend de donner une bonne leçon à la gente masculine. Pour ce faire, elle feint d’être considérablement alcoolisée, jusqu’à ce qu’un homme profite de son état. Elle lui révèle alors sa sobriété et l’oblige à se rendre à l’évidence : il s’apprêtait à la violer.