Palme d’or inattendue de la 74e édition du festival de Cannes, Titane de Julia Ducournau est sorti en salle avant qu’il ne soit adoubé par le jury présidé par Spike Lee. Long-métrage audacieux par son ambition plastique, il se limite toutefois à la stylisation de sa carrosserie.
Henry McHenry (Adam Driver), acteur de stand-up, et Ann (Marion Cotillard), cantatrice, vivent un amour fusionnel. Leur relation est d’une telle intensité que lorsque des sentiments contraires s’immiscent dans l’harmonie – la jalousie, la méfiance -, le revers est douloureux. Au sommet de son inventivité formelle, Leos Carax revient avec un film musical qui renoue avec la tradition des opéra-rocks.
Après les événements du 11 septembre, le gouvernement américain cherche à désigner des fautifs. À tout prix. Mohamedou Ould Slahi (Tahar Rahim) devient alors le bouc émissaire de cette tragédie. Sans preuve, inculpation, procès ou jugement, il est retenu à Guantanamo.
Cookie, jeune cuisinier, voyage avec un groupe de trappeurs à travers l’Oregon. Sur sa route, il rencontre King Lu, immigré Chinois en fuite. Ils se lient d’amitié, et rejoignent une petite colonie où vient d’arriver la première vache du territoire. Les talents de cuisinier du premier et surtout l’instinct commercial du second les poussent à traire la vache en secret pour lancer une vente de gâteaux.
Pedro, photographe, est envoyé en Terre de feu à l’occasion du mariage d’un propriétaire terrien. Dans cet espace désolé balayé par les vents et la neige, le photographe attend que son employeur se montre, incertain de ce qu’on attend de lui. Le temps passe, et Pedro fait peu à peu connaissance avec les habitants de ce monde en train de se construire.
Les héroïnes de Julie Delpy, qu’elle incarne elle-même, observent souvent un parcours classique avant de commettre une déviance. Un trajet ordinaire qui verse dans l’impensable. C’était exemplairement le cas de la Comtesse Bathory (La Comtesse, 2009), qui commence par ressembler à une princesse contrariée en amour avant de se muer en figure gothique sadique. Dans un autre registre, Isabelle, la mère de la Zoé du titre, emprunte une route toute aussi surprenante, alors que son quotidien s’annonçait lambda…
La cité Gagarine à Ivry-sur-Seine, ainsi baptisée en hommage au célèbre cosmonaute présent lors de son inauguration en 1963, est sur le point d’être démolie. Vieille et vétuste, elle n’en est pas moins un foyer imprégné des souvenirs des nombreuses familles qui y ont passé leurs vies. Youri, un jeune homme de la cité passionné d’astronomie, décide de tout faire pour empêcher sa destruction.
Il est rare de voir un film de genre hexagonal sélectionné à la Semaine de la Critique. Peut-être parce que La Nuée, premier film de Just Philippot, tient plus de la chronique familiale dramatique qu’autre chose. Et c’est plutôt une bonne nouvelle.
Troisième long-métrage d’Elie Wajeman, Médecin de nuit suit les pérégrinations de Mikaël, un serviteur d’Hippocrate dévoué tout entier à la cause des oubliés de la Capitale. Perdu entre son mariage chaotique et sa relation extraconjugale sans avenir, victime collatérale des magouilles de son cousin pharmacien, il n’a qu’une nuit et une seule pour reprendre sa vie en main.
La jeune Danielle se rend à une Shiva, un rituel juif après la mort d’un proche. Elle y retrouve sa famille proche et éloignée mais aussi plus surprenamment un de ses amants accompagné de sa femme et de leur enfant.