Travail au noir

Rétrospective Jeremy Irons

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©Malavida

Nowak et trois autres ouvriers polonais sont envoyés en Angleterre pour rénover au noir la maison de leur patron. Seul à parler anglais parmi eux, Nowak est en charge du petit groupe, mais cette responsabilité lui pèse. Lorsqu’il apprend que l’armée a pris le pouvoir en Pologne, il décide de ne pas prévenir ses camarades.

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Le Marchand de Venise

Rétrospective Jeremy Irons

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© UK Film Council / Sony

C’est au Bristol Old Vic que Jeremy Irons suit une formation de théâtre classique avant de faire ses débuts professionnels sur scène en 1969 puis au cinéma en 1980. Durant ces vingt premières années il collabore notamment trois fois avec la célèbre Royal Shakespeare Company. C’est donc sans grande surprise qu’on le voit tenir le rôle d’Antonio, aux cotés de – plus inhabituel – Al Pacino, dans l’adaptation du Marchand de Venise de William Shakespeare par Michael Radford en 2004.

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Top culture 2019

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Une année de cinéma s’achève, en même temps qu’une décennie. Que retenir des centaines de films qui nous ont été proposés par les cinémas du monde entier ? Quels sont ceux qui ont fait bouger les lignes du septième art, et ceux qui continueront de nous accompagner intimement ? Tradition cinéphile oblige, voici nos classements, visant la sincérité plutôt qu’une impossible exhaustivité, des œuvres qui nous ont ému, captivé ou impressionné en 2019 et durant la décennie qui vient de s’écouler. En attendant d’en entamer une nouvelle !

NOS FILMS PRÉFÉRÉS DE L’ANNÉE

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Hôtel des Amériques

Rétrospective Patrick Dewaere

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Catherine Deneuve (Hélène) et Patrick Dewaere (Gilles) © Sara Films / Antenne 2

Hôtel des Amériques raconte l’histoire de Gilles et Hélène. Le chaos de leur rencontre est annonciateur de leur relation : alors qu’il rentre chez lui un soir, Gilles manque de se faire percuter par la voiture d’Hélène. Leur amour n’a rien d’harmonieux ; lui n’a jamais quitté Biarritz, et tous les soirs arpente religieusement les bars avec son meilleur ami à la recherche de nouvelles conquêtes. Elle est une anésthésiste parisienne et bourgeoise, désillusionnée après la mort de son mari. 

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Beau-père

Rétrospective Patrick Dewaere

 

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Patrick Dewaere (Rémi) et Ariel Besse (Marion) © A2 / Sara Films

Beau-père fait partie de ces films qu’il serait impossible de réaliser aujourd’hui : Rémi, un pianiste de club se rêvant grand musicien, voit les attentions de sa femme s’estomper de jour en jour. Lorsque celle-ci est victime d’un accident de voiture, il se retrouve seul avec sa belle fille de quatorze ans, folle amoureuse de lui. 

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Parasite

Au cinéma le 5 juin 2019 / Rétrospective Palme d’or

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©The Jokers / Les Bookmakers

  Le cinéma du sud-coréen Bong Joon-ho a toujours investi les genres avec une éblouissante maîtrise formelle, au service d’un constant plaisir du récit et d’un discours clairvoyant sur son époque : le film policier avec Memories of Murder (2003), la science-fiction avec Snowpiercer (2013) ou encore la fable écologiste avec Okja (2017). Parasite, quant à lui, se trouve à la croisée du drame, du thriller et de la comédie, mêlant admirablement bien l’exercice de mise en scène à la réflexion sociale. Le film oppose deux familles : d’un côté, les Kim, vivant à l’étroit dans un sous-bassement piteux à peine ouvert sur l’extérieur, obligés de se connecter à la wi-fi des voisins et gagnant un peu d’argent en pliant des cartons à pizza ; de l’autre les Park, riches bourgeois habitant une maison d’architecte – le fils est un enfant-roi, les parents ont la naïveté de ceux qui n’ont jamais manqué de rien. Le point de contact entre ces deux familles que tout oppose intervient par l’intermédiaire du fils des Kim, à qui un camarade propose de le remplacer pour donner des cours d’anglais à la fille des Park. Il fabrique un faux diplôme (ce qui lui vaut les éloges de son père), et obtient son passe-droit pour pénétrer dans la demeure ultra-moderne. Le jeu d’imposture et le duel de classes peut commencer.

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Stalag 17

Rétrospective Billy Wilder

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William Holden, oscarisé pour son rôle dans Stalag 17

1944. Deux prisonniers du Stalag 17, un camp allemand, ont tout prévu pour s’évader, avec le soutien de leurs camarades de baraque. Le tunnel est creusé, l’entrée soigneusement camouflée sous un poêle. L’itinéraire est calculé pour éviter les gardes et leurs projecteurs. L’instant venu, les deux hommes s’engouffrent. Mais quand vient le moment de respirer l’air libre, trois soldats allemands les attendent et les fusillent. Comment pouvaient-ils être au courant ? Il y a forcément un traître dans la baraque… Ainsi commence Stalag 17, un film trop méconnu – à tort – réalisé par Billy Wilder en 1953 suite à l’échec commercial du Gouffre aux chimères. Une voix off annonce en ouverture, avec ironie et désenchantement, en avoir assez des films de guerre traditionnels, spectaculaires et sensationnels. Il est en effet tout le contraire, et prend un parti inédit : c’est un film d’évasion, dans le veine de ceux de Jean Renoir, doublé d’une intrigue d’espionnage, qui reste jusqu’au bout une comédie. Cynique, bien entendu.

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L’Odyssée de Charles Lindbergh

Rétrospective Billy Wilder

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James Stewart dans le cockpit du Spirit of St. Louis

Le 21 mai 1927, Charles Lindbergh devient le premier pilote à relier New York à Paris sans escale et en solitaire, en l’espace de 33 heures, à bord de son avion The Spirit of Saint Louis. Avec un cahier des charges contraignant – ne mettre en scène que le vol transatlantique lui-même et s’en tenir au livre de Lindbergh -, Billy Wilder réalise un film d’aventures aériennes captivant, avec James Stewart dans le rôle de l’aviateur.

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Le Poison

Rétrospective Billy Wilder / Palme d’or

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Ray Milland (Don Burnham) et Howard Da Silva (Nat, le barman) © Paramount Pictures

Tourné en 1945, Le Poison reste probablement l’une des œuvres les plus sombres de Billy Wilder. Le cinéaste, connu pour son approche sarcastique, s’attaque ici, sans une pointe d’humour, à la question de l’alcoolisme.

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Les romances croisées de Billy Wilder : « La Valse de l’Empereur » et « Avanti! »

Rétrospective Billy Wilder

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Juliet Mills (Pamela Piggott) et Jack Lemmon (Wendell Armbruster Jr.) © United Artists

Billy Wilder, originaire d’Allemagne, met souvent en scène un personnage américain dans un pays d’Europe. Le climat européen possède en effet la capacité de transformer ce personnage ou de lui permettre une ouverture d’esprit nouvelle. Dans La Valse de l’Empereur, Virgil Smith est un voyageur américain qui rencontre la Comtesse Johanna Augusta Franziska von Stoltzenberg-Stolzenberg en Autriche, alors que dans Avanti! c’est en Italie que Wendell Armbruster Jr. fait la connaissance de Pamela Piggott. Dans ce dernier sorti en 1972, le réalisateur propose un moment d’adaptation au personnage américain qui a souvent du mal à s’accoutumer aux moeurs européens. Ce choc culturel se retrouve dans la relation conflictuelle que les personnages possèdent que l’on retrouve aussi dans La Valse de l’Empereur, sorti auparavant en 1948. Si l’un des personnages est retissant, l’environnement joue un rôle primordial en tant que facteur de la création du couple. Qu’il s’agisse de l’île au milieu de la mer sur les côtes d’Italie ou de celle au milieu d’un lac en Autriche, ce contexte romantique est toujours en faveur de la relation naissante. Wilder propose également dans les deux cas une critique amusante de chaque pays, poussant des clichés connus de tous à leur extrême.

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