À l’origine du film, un seule en scène : Andréa Bescond, en 2014, joue et danse au théâtre Les Chatouilles ou La danse de la colère, un spectacle notamment auréolé d’un Molière, mis en scène par son partenaire Eric Métayer, qui raconte le traumatisme qu’elle a vécu durant son enfance. Car l’histoire d’Odette, violée régulièrement dès ses 8 ans par un ami de sa famille, c’est la sienne. Pour l’actrice-réalisatrice, l’adaptation des Chatouilles au cinéma continue de prendre la forme d’une thérapie, comme le processus de sa progressive reconstruction grâce à l’art, salvateur.
Yvonne est la veuve de Santi, policier de renom, qu’elle et leur fils admirent plus que tout. Jusqu’à ce qu’elle découvre qu’il est en réalité un ripou et qu’il a envoyé Antoine, un innocent, en prison à sa place. Elle se lance alors dans une quête pour aider ce dernier et se faire pardonner à tout prix.
Le nom du salon de toilettage de Marcello, Dogman, s’impose d’emblée comme un qualificatif de sa personne : dès le début du film, le héros apparaît comme cet « homme chien », fidèle et soumis corps et âme à l’un de ses voisins, Simoncino, une brute sans cerveau accro à la cocaïne et à la violence qui terrorise le quartier. Marcello est son martyr, employé dans des entreprises criminelles sans guère en avoir le choix…
Comédiens ! c’est trois comédiens qui répètent un vaudeville au théâtre de la Huchette en 1948 : situation récurrente dans les comédies musicales des années 30, communément appelées des « backstage musicals ». Côté protagonistes, c’est aussi le trio traditionnel que nous retrouvons : le couple et l’ami clownesque. Pourtant, ce qui s’annonçait comme une comédie musicale classique et joyeuse semble se diriger doucement et dangereusement vers la tragédie shakespearienne.
L’exposition de la Philharmonie de Paris se concentre sur certaines oeuvres majeures du genre : Un Américain à Paris, Chantons Sous la Pluie, Les Demoiselles de Rochefort ou encore La La Land. On retrouve avec plaisir ces classiques et pour chaque film une petite video explicative (petit bémol : pour écouter il faut brancher un casque et seulement trois prises sont disponibles), quelques images (story-board, croquis) et un résumé modeste. Une très, voir trop, petite salle est ensuite dédiée à l’apprentissage des claquettes, avec une video filmée comme tutoriel (vidéo qui ne fonctionne pas toujours). Une salle pour les enfants, tout aussi étroite et franchement pas très attractive, est aussi proposée avec des extraits de dessins animés musicaux. Au centre, on trouve différents montages projetés sur un grand mur blanc. Ces petites vidéos sont très bien réalisées et abordent des thèmes intéressants sans être pour autant particulièrement instructives.
Créée en 2013, Masters of Sex est inspirée du roman de Thomas Maier et tirée d’une histoire vraie. La série met en scène Bill Masters, un scientifique qui débute une étude sur la sexualité en 1957. On y suit l’histoire de son experience mais aussi de sa rencontre avec Virginia Johnson, qui jouera un rôle cruciale dans sa vie, aussi bien au plan professionnel que personnel.
Si Marion Game a su se rendre indispensable à la télévision avec son rôle d’Huguette dans la série Scènes de ménages sur M6, elle ne saurait se passer du théâtre. Nous l’avons rencontrée après une représentation de la pièce de Sophie Brachet C’est pourtant simple, qu’elle joue tous les soirs au théâtre Edgar, pour parler de comédie.
Qu’est-ce qui vous a incité à jouer dans cette pièce ?
Je connais très bien Luq Hamett, le directeur de ce théâtre et le metteur en scène la pièce. On a travaillé très longtemps ensemble, dans le doublage. Il jouait mon fils Brendon dans la série Beverly Hills. Luq fait partie de ma famille ! Quand il m’a proposé la pièce, je ne pouvais pas dire non. Mon personnage est intéressant, cette femme qui ne se rend pas compte que la vie est derrière elle. Elle continue à rêvasser d’un avenir… Elle n’est plus dans le coup mais elle veut faire son come-back. C’est touchant quelque part, dérisoire d’autre part. La vieille actrice qui ne se rend pas compte qu’il faut qu’elle dépose son bilan.
Est-ce compliqué, pour une actrice de votre génération, de trouver des personnages bien écrits ?
Bohemian Rhapsody c’est le film sur l’un des groupes de rock les plus influents et mythiques de l’histoire de la musique : Queen. « Cela faisait des années qu’on nous faisait des propositions et on était assez retissants mais on s’est dit que si on ne supervisait pas le projet, quelqu’un d’autre le ferait! » évoque Brian May, le guitariste du groupe et l’un des producteurs du film. Difficile cependant de se mettre d’accord sur le ton que le film devrait emprunter. Alors que certains veulent en faire un film pour un public plus adulte, les membres restants du groupe refusent et souhaitent un film plus familial. On assiste alors à une succession d’acteurs engagés pour jouer le rôle de Freddie Mercury (comme Sacha Baron Cohen ou encore Ben Whishaw) et de scénaristes attachés au film. C’est finalement le réalisateur Bryan Singer qui est chargé de mener à bien ce projet, en préparation depuis presque dix ans.
Parce que leurs contenus sont si singuliers et leurs héros tellement torturés, les films de Lars von Trier incitent souvent le spectateur à y chercher la figure de leur auteur. Pour tenter de comprendre comment parvenir à créer de telles visions… Faut-il voir dans The House that Jack Built un portrait de Lars von Trier en serial killer ? On le retrouve, en creux, moins dans la part de tueur psychopathe de Jack, encore heureux, que dans celle de ses névroses. L’un des problèmes du tueur incarné par Matt Dillon, qui agit en esthète du crime en le considérant comme un art, réside en ce qu’il ne parvient pas, matériellement, à bâtir sa maison. Comme la marque de son incapacité à se faire une place dans le monde, à mener à bien ses désirs d’architecture – jusqu’à ce que soit apportée une résolution à la fois morbide et impressionnante. À travers sa réflexion sur le mal, le film met en scène des problématiques intimes à la création.
Dans ce film produit par Netflix, Thomas Richardson est chargé de secourir sa soeur, kidnappée par une secte dans le but d’obtenir une rançon. Cette mission ne se déroule évidement pas avec simplicité et il découvre petit à petit les secrets sanglants de cette organisation. Coincé dans une secte religieuse, sur une île, au début du XXème siècle, l’idée fait déjà frissonner. Le scénariste et réalisateur Gareth Evans l’exploite plutôt intelligemment, combinant l’enquête du personnage principal et l’aspect terrifiant de son environnement.