I Comete

Au cinéma le 20 avril 2022

© 5à7 Films

Pendant les grandes vacances, dans un village corse. Un village comme ils le sont tous en été sur l’île de beauté. Tour à tour, des ados se charrient sur la place de l’Église ; des enfants chantent assis sur un muret de pierres ; deux amis pêchent et conversent en bord de la rivière ; une vieille femme pense à voix haute sur le monde qui s’enlise… Dans I Comete, l’univers fictionnel se déploie en vaguelettes successives, en des instants saisis en plans-séquence et fixes dont on ne perçoit pas de prime abord les relations.

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Rencontre avec : Jonás Trueba

© Lorenzo Pascasio

Presque deux ans après le succès d’Eva en août qui l’avait fait connaître à l’internationale, Jonás Trueba, fils du cinéaste renommé Fernando Trueba, revient avec Qui à part nous, portrait ample d’une génération, entre documentaire et fiction.

Vos précédents films étaient empreints d’une dimension autobiographique assez forte, comme Eva en août ou La Reconquista. En est-il de même pour Qui à part nous ? S’agissait-il aussi de remettre en scène votre adolescence ou vos souvenirs d’adolescents ?

En réalité, c’était plutôt la Reconquista qui était censée représenter ou suggérer quelque chose de ma propre adolescence. Ici, je suis parti d’autres personnes mais, de fait, si aujourd’hui j’essaie de voir de quel film je me sens proche, je me reconnais tout autant dans les adolescents de Qui à part à nous que dans la Reconquista.

Votre film mélange documentaire et fiction avec une fluidité impressionnante, comment êtes vous parvenu à brouiller les frontières entre le réel et le jeu ?  

Tout l’enjeu, ou en tous cas le désir très net que je ressentais, c’était précisément d’avoir cette question du passage de l’un à l’autre. D’avoir la présence de la fiction et de cette dimension documentaire mais que le passage de l’un à l’autre soit le plus naturel, le plus fluide possible. Qu’il y ait une coexistence harmonieuse entre les deux. Il se trouve en effet que, souvent, le cinéma fait la distinction très claire entre ce qui est purement documentaire ou purement fictionnel. Moi, en tant que spectateur, j’aime ces deux genres. Et parce qu’on aime avoir dans son film des choses qui nous plaisent chez d’autres, il était important pour moi de faire une place à ces deux démarches de cinéma. Mon intention, c’était juste cette coexistence, mais c’est intéressant de voir que ça a suscité aussi de la confusion. Il y a eu des remarques qui m’ont beaucoup amusées, notamment de spectateurs qui ont encore cette posture ingénue vis-à-vis du cinéma. Qui prennent pour réelles des scènes de fiction simplement parce qu’ils sont encore dans ce rapport de croyance à ce que l’on voit. Pour moi, ces scènes recréées sont tout aussi réelles, tout aussi vraies que des scènes documentaires. Les choses se sont vraiment déroulées, elles ont vraiment eu lieu, elles ont leur propre vérité. Donc, en tant que telle, la question du genre ne se pose pas, puisque la vérité est toujours là. Mais il est intéressant de voir qu’en fonction du regard que vous portez, l’approche est différente… 

Le film a-t-il été écrit où s’agissait-t-il d’une forme d’improvisation documentaire ?

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L’empire du silence

Au cinéma le 16 mars 2022

© JHR Films

Treizième film tourné au Congo du réalisateur belge Thierry Michel, L’Empire du silence est de ces films qui laissent sans voix, pour pouvoir mieux laisser la parole aux véritables acteurs et témoins des événements. Dans la continuité de son précédent film L’homme qui répare les femmes, L’Empire du silence relaye le plaidoyer du docteur Mukwege, prix Nobel de la paix, et retrace les événement qui ravagent violemment la République démocratique du Congo.

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À l’ombre des filles

Au cinéma le 13 avril 2022

© Charles Paulicevich

Luc est un chanteur lyrique qui traverse un moment de crise. Alors qu’il a interrompu sa carrière, il accepte d’animer un atelier de chant dans un centre de détention pour femmes. Six détenues sont au rendez-vous : Marzena, une émigrée polonaise qui compte parfaire son français en apprenant à chanter ; Carole, qui entend devenir célèbre en postant des chansons sur YouTube ; Jeannine, qui aimerait chanter du Herbert Léonard ; Noor, qui veut interpréter Bang Bang ; Jess, qui profite de l’atelier pour sortir de sa cellule ; et Catherine, dont les motivations sont difficiles à sonder. Au gré de leurs rencontres, elles découvrent un exutoire dans le chant et apprennent à s’accorder.

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Dark Water

Rétrospective J-Horror

© The Jokers / Les Bookmakers

Bientôt vingt ans que Dark Water est sorti en salle, bien qu’il soit empreint de l’esthétique si particulière des films d’horreur des années 2000, le long-métrage d’Hideo Nakata n’a que peu perdu de sa fraîcheur.

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Audition

Rétrospective J-Horror

© The Jokers / Les Bookmakers

Un producteur de cinéma veuf organise de fausses auditions pour trouver une nouvelle compagne. Le synopsis d’Audition ressemblerait à première vue plus à celui d’une comédie que d’un film d’horreur. C’est bien ce rapport extrême aux contrastes de ton qui frappe dans le film de Takashi Miike. Le cinéaste transforme sans concession l’humour en épouvante et bâtit un film en miroirs.

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Ring

Rétrospective J-Horror

© The Jokers / Les Bookmakers

Troisième film du réalisateur Hideo Nakata, Ring n’est ni son premier ni son dernier film d’horreur. Suivant la trajectoire lancée par Curse, Death and Spirit (1992) et Le spectre de l’actrice (1996), qui influença grandement les choix créatifs du réalisateur pour Ring, son premier grand film d’horreur ressort aujourd’hui, faisant découvrir à une nouvelle génération l’immense talent d’Hideo Nakata.

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Vortex

Au cinéma le 13 avril

De gauche à droite : Dario Argento, Alex Lutz et Françoise Lebrun © Wild Bunch Distribution

Dans Lux Aeterna, sorte de remake furieux et ensorcelant de La Nuit américaine, Gaspar Noé semblait tout entier dévoué à la tâche de saisir, au milieu du chaos, un moment d’éternité. Un fragment d’immuable. À la lumière éternelle, Noé substitue cette fois sa tragique extinction, une fluxa lux à laquelle il aura préféré le titre Vortex, hérité lui aussi du latin et signifiant « tourbillon ». Voilà le projet du film : capter dans sa durée « la mort au travail », l’implacable déliquescence de l’esprit dont la vision apparaît plus terrible encore que celle du corps en tant qu’elle signifie notre pleine finitude.

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Contes du hasard & autres fantaisies

Au cinéma le 6 avril 2022

© Diaphana

Dans Contes du hasard & autres fantaisies, Ryūsuke Hamaguchi nous offre une étude fine et vibrante des croisements. Croisements de trajectoires, de corps et, surtout, de paroles.

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