
Claude Schmitz revient après Lucie perd son cheval et Braquer Poitiers avec une nouvelle itération d’un cinéma pour le moins éclectique.
Continuer à lire … « L’Autre Laurens »Au cinéma le 4 octobre 2023

Claude Schmitz revient après Lucie perd son cheval et Braquer Poitiers avec une nouvelle itération d’un cinéma pour le moins éclectique.
Continuer à lire … « L’Autre Laurens »Au cinéma le 4 octobre 2023

L’une des premières séquences du film capte, de dos, capuche enfoncée sur la tête, le discours d’une adolescente tombée enceinte lors de son premier rapport. La médecin qui l’écoute, tente, avec délicatesse, d’amorcer les thèmes du consentement et de l’avortement. C’est un premier pas vers la prévention, l’éducation sexuelle. Dans le champ, il y a le corps prostré de la jeune fille face au visage tendre et compréhensif de la médecin. C’est un face à face qui devient progressivement dialogue : petit à petit, la cinéaste s’empare, par des mouvements d’aller-retour, du discours du personnel soignant, tout autant que de celui des patientes.
Continuer à lire … « Notre corps »Au cinéma le 4 octobre 2023

Quoi de plus beau que le mariage ? Sur le parvis d’une mairie, une jeune femme en robe de mariée attend son fiancé. Elle l’a rencontré le jour-même, et il est déjà parti à l’autre bout de la ville retrouver son amant. Deux petites filles jouent sur les marches. À l’intérieur, les familles se réjouissent que leurs moutons noirs respectifs rentrent enfin dans les rangs. Tout est simple, doux, sans éclat. Dans L’air de la mer rend libre, la violence la plus grande passe par les sourires et les bénédictions.
Continuer à lire … « L’air de la mer rend libre »Au cinéma le 27 septembre 2023

Le voilà enfin dans nos salles de cinéma, le grand rejeté des critiques et des festivaliers cannois cette année. Dans ce sixième long-métrage, Jessica Hausner nous fait passer la grille d’entrée d’un lycée. Un groupe d’élèves est réuni pour un atelier novateur à l’initiative d’une nouvelle professeure, Miss Novak. En fond sonore, un chœur a cappella, des chaises disposées de manière circulaire, une salle de classe et un club en option. Dans cette ambiance très Glee, s’impose l’inhospitalité d’une mise en scène glaciale. L’objectif de ce cours étant le suivant : faire prendre conscience aux étudiants de la manière dont ils s’alimentent.
Continuer à lire … « Club Zero »Au cinéma le 27 septembre 2023

Fanny, une jeune femme solaire, est mariée avec Jean, un moins jeune homme arrogant et au mode de vie bourgeois. Un jour, non loin des Champs-Élysées, elle croise par hasard Alain, son ancien camarade de classe au visage angélique et au mode de vie bohème. Prémices d’un vaudeville classique dans la ville de l’amour, que Woody Allen n’arrive jamais à faire sortir de ses gonds.
Continuer à lire … « Coup de Chance »Théâtre de l’Odéon

Les pièces de Sylvain Creuzevault sont comme le monstre de Frankenstein. Elles forment un assemblage textuel et visuel qui, en dépit de ses aspérités, parvient parfois à devenir un tout organique, cohérent et, plus encore, vivant. S’il y avait pléthore de ces moments de vie miraculeux dans sa production des Frères Karamazov, ils se font dans Edelweiss (France Facisme), plus rares.
Continuer à lire … « Edelweiss (France Fascisme) »Au cinéma le 20 septembre 2023

Souvent freiné par une volonté de trop en faire, l’exercice du premier film est toujours difficile et n’incarne la plupart du temps que les prémisses d’un regard en construction. Mais parfois, pour de rares cinéastes, le miracle se produit instantanément à travers un geste d’une étonnante maturité. L’arbre aux papillons d’or fait précisément partie de ce groupe insolite. Vendu comme une longue errance de trois heures à la croisée du style de Tarkovski et Weerasethakul, le premier film de Pham Thien An – remarqué au festival de Cannes 2019 pour son court-métrage Stay Awake, Be Ready – pouvait laisser craindre le cas typique d’un premier film, cherchant désespérément à prouver sa légitimité en citant d’ores et déjà les plus grands.
Continuer à lire … « L’arbre aux Papillons d’or »Au cinéma le 20 septembre 2023

Inspiré d’une histoire vraie, Comme une louve raconte le parcours chaotique d’une jeune mère de vingt-six ans, Lily , qui élève seule ses trois enfants. Elle est animale, organique, vis dans le peau à peau, la fusion et elle aime sa progéniture, la couve, la couvre – peut-être un peu trop. Habitant dans la précarité d’un foyer, elle se voit un jour confrontée à la rigidité impitoyable et la rationalité des services sociaux, qui l’accusent à tort de mauvais traitements, et lui retirent la garde de ses protégés.
Continuer à lire … « Comme une louve »Au cinéma le 21 septembre 2023

En 2021, La Nuée marquait l’entrée remarquée de Just Philippot dans la sphère restreinte du cinéma de genre français et faisait naître l’espoir d’une riche carrière. Ancrage malin de l’horreur organique dans notre paysage de “France profonde”, le long-métrage parvenait, certes fragilement, à faire vivre ses pans horrifiques et dramatiques, sans que l’un ne vienne prendre le pas sur l’autre. Deux ans plus tard, reprenez les mêmes ingrédients (la sphère familiale brisée, la menace comme extension du protagoniste), troquez les éléments les plus voyants (l’agricultrice en difficulté est remplacée par un ouvrier ex-gilet jaune, les sauterelles par une pluie toxique), gonflez le budget et nous voici avec Acide, adaptation de son efficace court-métrage du même nom paru en 2018. Le nouveau-né de Philippot avait donc toutes les cartes en main pour accoucher d’une bonne série B horrifique ou pour sombrer dans les écueils inhérents au second film. Triste est de constater que le film vient très vite se situer dans la seconde catégorie.
Continuer à lire … « Acide »Jussi Vatanen et Alma Pöysti incarnent les deux amoureux transis des Feuilles Mortes, le nouveau film d’Aki Kaurismäki, récompensé par le Prix du Jury au Festival de Cannes 2023.