Jojo Rabbit

Au cinéma le 29 janvier 2020

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Taika Waititi (Adolf Hitler) et Roman Griffin Davis (Jojo) © Twentieth Century Fox France

Jojo est un jeune garçon allemand enrôlé dans les jeunesses Hitleriennes au tournant de la Seconde Guerre mondiale. Vivant seul avec sa mère, son idole n’est autre que le Führer. Un sujet risqué, inspiré de celui du roman Caging skies de Christine Leunen, mais qui fait sens dans l’œuvre de Taika Waititi. Avec Hunt for the wilderpeople ou Boy, le réalisateur néo-zélandais explorait déjà cette admiration bornée d’un fils pour une figure paternelle très peu méritante. En choisissant le point de vue de l’enfant, il donne à son film l’aspect d’un « coming of age movie » dans lequel le jeune héros devra s’émanciper de cet ascendant malsain.

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Scandale

Au cinéma le 22 janvier 2020

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Charlize Theron, Nicole Kidman et Margot Robbie ©Metropolitan FilmExport

En 2016, tel un signe annonciateur de l’affaire Weinstein et du mouvement #MeToo, le comportement du patron de la chaîne conservatrice et républicaine Fox News, Roger Ailes, était dévoilé au grand jour. Accusé de harcèlement sexuel par Gretchen Carlson, présentatrice de la chaîne, il se voyait alors obligé de démissionner. Elle n’était pas sa seule victime : plusieurs voix de femmes au sein de la rédaction se sont jointes à la sienne, dénonçant les agissements scandaleux de leur patron. En retraçant cette glaçante histoire vraie, Scandale est-il le film post-MeToo que l’on attendait venant d’Hollywood ?

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Monsieur X

Théâtre de l’Atelier

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Monsieur X est un homme âgé qui vit dans un appartement décrépi. Il se réveille du mauvais pied, s’apprête à répondre au cérémonial quotidien d’une journée solitaire. Rien d’énigmatique, à priori. Seulement, quelque chose détonne dès lors qu’il tente de se lever. L’univers balisé se met en branle, le lit devient un instrument de musique, et tous les objets, à sa suite, prendront vie. Quand Monsieur X est incarné par Pierre Richard, il ne peut pas être Monsieur Tout-le-monde.

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Adoration

Au cinéma le 22 janvier 2020

Le jeune Paul vit avec sa mère, dans une maison proche de la clinique psychiatrique où celle-ci travaille. Un jour, il surprend Gloria, une patiente de son âge, en train de tenter de s’enfuir. Fasciné par la jeune fille et bien qu’il lui soit interdit de la fréquenter, il décide pour la revoir de braver les interdits.

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Swallow

Au cinéma le 15 janvier 2020

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Haley Bennett ©UFO Distribution

Certains films annoncent dès leur sujet la singularité qui va les caractériser. Dans Swallow, Hunter attend un enfant de son mari, qui ne la voit guère que comme une femme au foyer. Elle se trouve bientôt atteinte d’un étrange syndrome, qui existe réellement : la maladie de pica, qui consiste à ingurgiter des objets non comestibles. Une vis, une bille, une épingle…

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1917

Au cinéma le 15 janvier 2020

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George MacKay (Caporal Schofield) © Universal

Deux soldats britanniques sont chargés de porter un message à un autre bataillon afin d’éviter qu’ils se retrouvent piégés par les allemands. Pour que l’ordre parvienne au colonel concerné, les deux jeunes amis devront risquer leur vie en traversant le no man’s land… Mission suicidaire qui s’inspire en réalité de l’histoire du grand-père du réalisateur. 1917 est non seulement un film très personnel pour Sam Mendes, mais il s’agit aussi de son tout premier scénario.

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Dracula

Disponible sur Netflix

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Claes Bang (Dracula) © Netflix / BBC

Revisiter les grandes figures littéraires ou historiques pour la télévision est un passe-temps qui s’est avéré productif pour Steven Moffat et Mark Gatiss. Après avoir fait apparaître ces personnages dans leurs épisodes de Doctor Who et adapté la vie de Sherlock Holmes au XXIe siècle, le duo britannique revient cette année avec leur très attendue adaptation de Dracula.

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Les élucubrations d’un homme soudain frappé par la grâce

Théâtre Antoine

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Édouard Baer déboule au milieu du public : il joue une pièce dans le théâtre d’à côté mais à cause du regard mal placé d’un spectateur il a été pris de panique. Il s’est alors empressé, nous raconte t-il, de quitter le théâtre et s’est réfugié ici, avec nous. Il s’excuse élégamment de cette interruption et nous demande de lui accorder ce lieu de refuge le temps d’une soirée. Subtilement, il se fraye alors un chemin dans le public et se hisse sur la scène. 

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Le lac aux oies sauvages

Au cinéma le 25 décembre 2019

©Memento Films Distribution

Dans les bas-fonds d’une ville chinoise, la rivalité entre deux factions de la pègre locale dégénère en règlement de comptes. Zhou Zenong, à la tête de l’une de celles-ci, se trouve entraîné dans une spirale de violence ; pourchassé par ses rivaux et par les forces de l’ordre, il entraîne avec lui Liu Alai, une jeune prostituée. Pourtant, dans leur malheur, l’un et l’autre voient la possibilité d’une rédemption. Comme dans son film précédent, Black Coal, Diao Yinan revisite avec Le lac aux oies sauvages le genre du polar. Mais si dans le premier l’originalité du traitement n’empêchait pas le spectateur d’être tenu en haleine par l’enquête, la nouvelle tentative du réalisateur, en poussant encore plus loin le détachement avec lequel il aborde son sujet, prend le risque de perdre une partie de son audience.

Le lac aux oies sauvages est un film travaillé, minutieusement : on ne peut qu’admirer les jeux sur les ombres et les lumières, les nombreuses idées de mise en scène, ou encore les mouvements de caméra particulièrement étudiés. Mais dans cet effort de créativité, dans la construction de ce ton savamment distancié, de cette esthétique nocturne et hypnotique, les personnages se perdent. Les deux protagonistes souffrent d’un même étrange syndrome scénaristique : comment ressentir de l’empathie pour un personnage qui n’est qu’un pantin bringuebalé par les événements, dont le passé est à peine évoqué, et qui évolue à l’image comme une ombre désincarnée et inexpressive ? Certes, c’est tout le propos du film de parler de la façon dont ces êtres sont en souffrance, privés de libre-arbitre : mais ils s’en trouvent au passage vidés de leur substance, et il est difficile d’adhérer à un récit de presque deux heures sur la seule base de sa richesse visuelle. Et ce, d’autant plus que ce récit pourtant simple est souvent rendu confus par des interventions de personnages secondaires dispensables ou des pauses contemplatives déroutantes, qui viennent en faire perdre le fil.

Il serait cela dit injuste de réduire Le lac aux oies sauvages à un film esthétisant. Si son histoire nous abandonne un peu sur le bord du chemin, la trajectoire qu’emprunte les personnages demeure fascinante. De lieux de prostitution inattendus en ateliers de confection, d’assemblées nocturnes de la pègre en restaurants crasseux, Zhou et Liu traversent une Chine urbaine noctambule et souterraine, teintant le film d’une connotation politique. Quartiers partiellement abandonnés et zones de non-droit deviennent le lieu de la réaction surdimensionnée de l’État, qui déverse dans un espace qu’il semble pourtant délaisser des flots de policiers et de soldats pour attraper un homme qui s’est par accident attaqué à un représentant de l’ordre. Au final, Zhou est la victime d’un système où les êtres sont condamnés à la violence. Les petits voyous comme les jeunes flics, aussi inexpérimentés les uns que les autres, apprennent tous à se servir de leurs armes et à jouir de leur pouvoir de destruction. Et dans ce cercle vicieux infernal, ce sont les personnages de femmes qui souffrent le plus. Objectifiées par les hommes, déplacées comme des pions sur un échiquier, elles sont malgré elles au cœur des conflits sans avoir jamais la possibilité de s’affranchir d’une influence masculine, qu’elle soit d’un mari, d’un malfrat, ou de la police. Ce dénouement qui leur rend enfin une forme de liberté aurait été si émouvant si l’on avait mieux pu s’attacher à elles…

Le Lac aux oies sauvages / De Diao Yinan / Avec Hu Ge, Gwei Lun Mei, Liao Fan / Chine / 1h50 / Sortie le 25 décembre 2019.

War horse

La Seine Musicale

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© National Theatre

War horse est un roman britannique écrit par Michael Morpurgo en 1982. Il raconte l’histoire du jeune Albert qui se retrouve en possession d’un poulain qu’il nomme Joey. Rapidement, un lien très fort s’installe entre le jeune homme et l’animal. Lorsque la première guerre mondiale éclate, Joey est vendu à la cavalerie. Albert décide alors de s’engager dans l’armée dans l’espoir de retrouver son compagnon.

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