La nouvelle création Netflix nous propulse dans une Vienne gothique du XIXème siècle. Dans ce lieu apparemment propice aux criminels fous, aux chambres de torture sur les quais de rivières, aux célébrations sataniques et aux complots politiques déjantés, un jeune Sigmund Freud arrive à la recousse.
Une tour d’au moins deux cents étages appelée « La Fosse ». Deux prisonniers à chaque niveau. Un large buffet tracté de haut en bas, permettant aux premiers étages de se rassasier et laissant les étages inférieurs affamés… La découverte du monde de La Plateforme, littéralement Le Trou en version originale (El Hoyo), provoque une forme de sidération. Nous sommes ébahis et plongés, comme Goreng, le personnage principal, dans cet univers bien réglé dont on suppose rapidement toute la perversité.
Jarhead, vétéran de la marine, place toute sa désolation dans une violence qui ne cherche que le moment opportun pour exploser. La misère de son quotidien, la précarité de la situation de sa famille le poussent à convoiter la somme promise au vainqueur du « Donnybrook », un combat à mains nus organisé illégalement au milieu d’une forêt de l’Indiana.
Fernand Deligny (1913-1996), éducateur, écrivain et réalisateur en amateur, a œuvré toute sa vie en faveur des autistes pour lesquels il créa des lieux de vie adaptés. Le cinéaste Richard Copans réhabilite son histoire dans un documentaire conçu comme un voyage en images à travers le parcours de ce précurseur méconnu.
Seul dans la forêt, le père Gabriel (Jeremy Irons) regarde aux alentours, inquiet. Il marche à tâtons dans cet univers impénétrable. Pour contrer les éventuels dangers, là où certains empoigneraient leur arme, il se saisit de son hautbois. Il entonne alors un air envoûtant, potentiellement conciliateur. À son écoute, les Indiens Guaranis, arcs à la main, le guettent et s’avancent, méfiants mais curieux. Ils encerclent bientôt le prêtre qui continue à jouer. On dit que la musique adoucit les mœurs…
Daniel, 20 ans, rêve de rejoindre l’Église. Enfermé dans un centre de détention pour les jeunes, son casier judiciaire l’empêche de suivre cette vocation. Alors qu’il est envoyé à la menuiserie d’un petit village pour y travailler, il se fait passer pour un prêtre et prend rapidement la tête de la paroisse.
À chaque fois qu’un film semble détonner dans la filmographie d’un réalisateur, nous avons à tendance à chercher une bonne raison à ce changement, influencés par la théorie des auteurs. C’est le cas de Dark Waters. Pourquoi proposer à Todd Haynes, habitué des mélodrames incandescents (Loin du paradis, Carol), la réalisation de ce pur film-dossier qui retrace l’histoire vraie de Robert Bilott, un avocat ayant dénoncé les pratiques de l’entreprise de produits chimiques DuPont ?
« A gay fantasia on national themes » : le sous-titre d’Angels in America contient à lui seul toute la dualité et l’originalité de la pièce que Tony Kushner rédige en 1991, une œuvre à la fois fondamentalement fantastique et ancrée dans une réalité dévastatrice.Dans le New York des années 80, le SIDA ravage la communauté LGBT+. Dieu a quitté le paradis et, en son absence, les anges tentent de maintenir l’ordre en invoquant l’inertie. Prior Walter, un jeune homme atteint du virus, est désigné comme interlocuteur direct entre le paradis abandonné et les Hommes. Messager divin, il est chargé de mettre fin au progrès humain.
Dans Invisible man, le réalisateur Leigh Whannell reprend le héros du roman de H.G. Wells publié en 1897 pour le transposer dans un contexte actuel.Ce qui aurait pu faire office d’un énième remake s’avère être une relecture inhabituelle et intelligente du personnage mythique.
Dans Fatale Jeremy Irons incarne Stephen Fleming, un politicien britannique aisé dont la vie professionnelle et familiale frôle la perfection. Cette sérénité est brusquement troublée lorsque Stephen entame une aventure avec la fiancée de son fils. Quelques années plus tard, l’acteur britannique reprendra un rôle similaire en incarnant Humbert Humbert, le célèbre protagoniste du roman Lolita.