Basé sur le livre de Ian McEwan du même titre, The Child in Time raconte l’histoire de Stephen Lewis, un écrivain pour enfants dont la vie bascule lorsque sa fille de quatre ans disparaît. Le téléfilm de Julian Farino, connu pour son travail sur la série Entourage, produit par la BBC se centre sur les différentes étapes du deuil et leur répercutions sur la vie personnelle et professionnelle des protagonistes.Continuer à lire … « The Child in Time »
Dans La Loi des prodiges, François de Brauer incarne seul et minutieusement une panoplie de personnages pour nous raconter l’histoire de Rémi Goutard, un député qui cultive une haine sans pareil des artistes. Un spectacle merveilleux porté par un comédien épatant, qui affichait complet à Paris au théâtre de La tempête le mois dernier et entame actuellement une tournée en France.
Est-ce qu’il y a beaucoup d’éléments autobiographiques dans le spectacle ?
Fatalement quand tu écris, il y a toujours une part autobiographique pour que cela soit ancré dans quelque chose d’intime, même si tu pars dans des univers délirants. En plus, le seul en scène c’est très particulier, c’est exposer sa sensibilité radicalement. Si tu ne fais pas ça en tant qu’auteur et interprète, tu passes un peu à coté de l’exercice du seul en scène je trouve. J’ai improvisé par rapport à ces codes autobiographiques parce que j’ai été un spectateur totalement idolâtre de Philippe Caubère. C’est un acteur et auteur qui travaille sur ce mode la, il joue beaucoup de personnages tout en racontant sa vie. Alors assez rapidement, j’avais envie de me démarquer de ce maître et de raconter une histoire qui ne soit pas la mienne. Vraiment créer des personnages, les caractériser, structurer une histoire sur une longue période de vie. J’avais envie de ce côté épopée et biopic. Ça me paraît être la convention d’aujourd’hui pour faire un seul en scène d’être dans l’autobiographie. C’est un peu une facilité, dans le sens où tu te débarrasses du soucis d’imaginer. Moi je n’avais pas envie de me faciliter le travail et même, au contraire, je voulais me compliquer la tâche en me disant que j’allais imaginer toute une histoire. J’avais aussi des prétentions d’écriture de fiction depuis longtemps que je n’arrivais pas à mener à bien. Mais je crois que c’est parce que je n’avais pas encore trouvé ma manière d’écrire, qui se fait en jouant.
On avait déjà pu voir le travail de Christiane Jatahy à la Comédie Française l’année précédente avec La Règle du Jeu, basée sur le film de Renoir. la metteur en scène brésilienne revient cette année avec Ithaque, Notre Odyssée 1 à L’Odéon. Nouvelle pièce encore une fois dite « immersive », ayant pour origine l’Odyssée d’Ulysse. Cependant pour Ithaque, ce n’est pas vraiment une immersion au sens propre du terme, les spectateurs ne sont pas introduit dans un autre univers ou époque et ne participent pas à l’intrigue. Ici, ils sont uniquement pris comme témoins et les acteurs s’adressent à eux dans leur capacité de spectateurs. Pas de quatrième mur donc pour cette transposition de l’Odyssée à notre époque.
Basée sur le comic book du même titre, écrit par Fabien Nury et Thierry Robin, la comédie raconte l’histoire de La mort de Staline et les moyens employés par sa garde rapprochée afin d’obtenir le poste vacant de Secrétaire Général de l’URSS. Le film, typiquement « British », d’Armando Iannucci est délicieusement déjanté et différent.
Grâce à son succès l’année dernière, la pièce Amadeus, écrite par Peter Shaffer, est reprise au National Theatre cette année. La biographie romancée de Mozart et l’histoire de sa relation avec son rival Salieri, avait déjà inspirée le réalisateur Milos Forman pour son film Amadeus, sorti en 1984. Le film, dont Shaffer avait écrit le scénario, avait connu un grand succès, remportant huit Oscars, dont celui de meilleur film, ainsi que le César du meilleur film étranger. Difficile, donc, de ne pas, dans un certain sens, proposer une reproduction de l’oeuvre cinématographique sur scène. Plus difficile encore de s’en inspirer tout en créant quelque chose de nouveau. C’est pourtant pari gagné pour le metteur en scène Michael Longhurst.
Lorsqu’une épidémie de grippe canine frappe la ville de Megasaki le maire decide de mettre tous les chiens en quarantaine à l’écart sur une île. Atari, un jeune garçon, se lance alors dans un périple afin retrouver son fidèle chien Spots. Après Fantastic Mr. Fox, le deuxième long métrage d’animation du réalisateur américain est une vraie réussite. Le film qui a ouvert le festival de Berlin cette année, et permis à Wes Anderson de remporter le prix du meilleur réalisateur, est une fable touchante qui plaira à tous les ages.
Michaël Hirsch régale le public du Studio des Champs-Elysées avec son spectacle Pourquoi ?, un seul en scène enjoué sur un personnage qui se pose constamment des questions. Pour l’occasion, le comédien a accepté de répondre aux nôtres.
Quel a été ton parcours ?
Je suis né et j’ai fait toute ma scolarité à Metz, jusqu’à mes vingt ans. Puis j’ai fait une prépa HEC et une école de commerce à Reims. Je me suis rendu compte, pendant mon année de césure, qu’en fait ce n’était pas trop ce que j’avais envie de faire. J’adorais raconter des histoires mais pour une cause qui me paraissait juste. Ça faisait déjà un petit bout de temps que je faisais du théâtre et j’avais commencé à écrire dès le moment où j’avais mis le pied dans l’entreprise, comme si quelque chose en moi n’était pas tout à fait comblé. Puis sur un concours de circonstances, en école de commerce, mon directeur est tombé sur des textes que j’écrivais, il m’a demandé si c’était ce que je voulais faire de ma vie et j’ai répondu que je ne savais pas exactement. Alors il a ouvert le grand amphithéâtre de l’école pour moi et m’a dit « voila, ton premier spectacle tu le joueras à l’école ! ». C’était super car c’était une manière de dire à mes parents merci beaucoup de m’avoir payé mes études mais finalement ce n’est pas vraiment ce que je veux faire. Donc à la fin de mon école de commerce, d’un commun accord avec moi-même et mes parents, je suis allé à Paris pour suivre les cours de Jean-Laurent Cochet. C’est un maître du théâtre, il considère le métier de comédien comme celui d’un artisan, un métier de faiseur et j’adorais cette idée !
La Casa de Papel est certainement l’une des meilleures surprises de ce début d’année. Créée par Álex Pina, la série met en scène un braquage, à priori, impossible : celui de la Fabrique Nationale de la Monnaie à Madrid. La série espagnole diffusée à l’origine sur Antena 3 est désormais disponible sur Netflix, où elle fait déjà un carton. Ses combinaisons rouges et masques de Dalí sont rapidement devenus les symboles d’un événement culturel mondial dans le paysage télévisuel.
Mischief Theatre is one of the most acclaimed names in British comedy. Their show The Play That Goes Wrong has been running in London since 2012 and their more recent one The Comedy About A Bank Robbery since 2016. This year they came back with an improv show, Mischief Movie Night, making them the only company with three shows running simultaneously in the West End. The casts for both shows are changing this year and we met one of the newcomers : Jack Baldwin, who played in The Play That Goes Wrong, and is making his debut in The Comedy About A Bank Robbery this week .
When stepping into a role that has been played before, do you try to recreate what the previous actor did or try to make up your own version?
A bit of both, I think all actors are individuals so there are some things that they can do that I couldn’t possibly hope to do, but equally there are some things I can do that they can’t. As long as you’re true to the character and the play itself I think we end up doing similars things.
Lady Bird, qui s’était déjà démarqué en remportant deux Golden Globes et qui a obtenu cinq nominations aux Oscars, dont meilleur film, suit le parcours de Christine « Lady Bird » McPherson, une adolescente qui ne rêve que de partir étudier sur la côte Est et ainsi quitter la Californie. La réalisatrice et scénariste Greta Gerwig construit avec justesse un récit sur le passage à l’age adulte d’une jeune fille un peu à l’écart et en conflit avec sa famille.