La Morsure

Actuellement au cinéma

© KMBO

Françoise croit aux prémonitions, ou elle n’y croit pas mais y trouve un certain confort. Les questionnements qui l’animent trouvent leurs réponses dans un pendule qu’elle ne quitte jamais. Comme toutes les adolescentes, la force de ses envies l’inquiète. Quoi de plus simple alors que de délaisser son libre arbitre au profit de ce pendentif magique. Mais lorsque Françoise rêve qu’elle va mourir, il lui faut donc acter sur tous ses désirs pendant sa dernière nuit ; à savoir : boire, danser, embrasser un garçon et passer la nuit avec lui.

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Coup de Chance

Au cinéma le 27 septembre 2023

© Metropolitan Films

Fanny, une jeune femme solaire, est mariée avec Jean, un moins jeune homme arrogant et au mode de vie bourgeois. Un jour, non loin des Champs-Élysées, elle croise par hasard Alain, son ancien camarade de classe au visage angélique et au mode de vie bohème. Prémices d’un vaudeville classique dans la ville de l’amour, que Woody Allen n’arrive jamais à faire sortir de ses gonds. 

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Edelweiss (France Fascisme)

Théâtre de l’Odéon

© Jean-Louis Fernandez

Les pièces de Sylvain Creuzevault sont comme le monstre de Frankenstein. Elles forment un assemblage textuel et visuel qui, en dépit de ses aspérités, parvient parfois à devenir un tout organique, cohérent et, plus encore, vivant. S’il y avait pléthore de ces moments de vie miraculeux dans sa production des Frères Karamazov, ils se font dans Edelweiss (France Facisme), plus rares.

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Causerie : Jussi Vatanen & Alma Pöysti

Jussi Vatanen et Alma Pöysti incarnent les deux amoureux transis des Feuilles Mortes, le nouveau film d’Aki Kaurismäki, récompensé par le Prix du Jury au Festival de Cannes 2023.

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Portrait

La Scala

© Emka / La Scala

Portrait de danseurs, portrait de danses, portrait de musiques. Dans la mise en scène de Mehdi Kerkouche, les pluriels mouvants s’assemblent pour créer l’image fixe et exceptionnelle : le portrait de famille. 

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Oppenheimer

Au cinéma le 19 juillet 2023

© Universal Pictures

Oppenheimer est sur le savant, plus que sur sa création ; sur le processus plus que sur le résultat ; sur le monde d’avant, celui dans lequel on entrevoit déjà l’après. Sur le tournant que provoque la bombe A.

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Mission Impossible – Dead Reckoning : Partie 1

Au cinéma le 12 juillet 2023

© Paramount Pictures

Privés de Mission Impossible pendant plusieurs étés, les spectateurs pourront cette année se rafraîchir dans les salles obscures, devant le septième opus de la saga. Aux manettes depuis Rogue Nation, Christopher McQuarrie réalise un blockbuster généreux, qui exploite une certaine forme de densité temporelle.

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Causerie : Rebeka Warrior

Présidente du jury courts-métrages au Champs-Élysées Film Festival cette année, Rebeka Warrior nous confie ce que le format court représente pour elle, les compositeurs de musique de film qui l’ont marquée et nous parle des clips de Sexy Sushi, KOMPROMAT et Mansfield.TYA.

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Causerie : Bertrand Bonello

Président du jury longs-métrages au Champs-Elysées Film Festival cette année, Bertrand Bonello a répondu à nos questions sur son rôle de juré, le cinéma indépendant, le contexte de production des films et l’évolution du festival.

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Rencontre avec : Patric Chiha

Projeté à la Berlinale dans la catégorie Panorama, La Bête dans la jungle est le cinquième long-métrage de Patric Chiha. À l’occasion de la sélection du film au Champs-Elysées Film Festival et de sa sortie en salle, le réalisateur a répondu à nos questions sur ce dernier film, d’une ambition folle.

Quand avez-vous découvert le roman d’Henry James ? Qu’est-ce qui vous a donné envie d’adapter La Bête dans la jungle ?

Platon a une très belle idée là dessus, il dit que les idées volent en l’air et nous tombent dessus. Elles tombent sur une personne, pas toujours celle qu’on pense. C’est un concept que je déforme peut-être car je ne connais pas assez bien Platon mais que je trouve très beau, je l’utilise beaucoup en tournage. La Bête dans la jungle m’est tombée dessus, il y a dix ans environ. Au delà de la beauté du roman, il me parlait très fortement, dans son thème, dans ses tensions entre le réel et le rêve, entre le fantasme et la réalité, entre ce que nous attendons et ce que nous faisons. Il me semble que le roman évoque cette tension presque comme un mythe, à la fois très simplement et très mystérieusement. C’est un livre qui m’échappe toujours. Et c’est justement parce qu’il m’échappe que j’ai eu envie d’en faire un film. C’est en grand roman donc j’ai été très respectueux envers la forme, le langage et le style. Et un jour, en rentrant chez moi, dans ce virage qui monte, j’ai compris qu’il fallait le faire en boîte de nuit. Alors qu’au départ, je ne savais pas ce que j’allais faire de ce roman. Je savais seulement que je n’allais pas l’adapter comme ça, qu’il fallait me l’approprier. Et c’est cette boîte de nuit qui était la clef, qui m’a autorisé à me lancer. Très vite, ça m’a semblé être l’idée juste : la boîte de nuit comme espace où documentaire et fiction se mêlent. Un espace où nous attendons quelque chose.

Comment avez-vous choisi cette boîte de nuit, qui, au cour du film devient paradoxalement familière en restant assez labyrinthique ?

Avant ça, il y a eu une longue période d’écriture parce que c’est un roman très difficile : ce sont deux personnes qui attendent quelque chose 25 ans mais c’est aussi une romance, un mélodrame et l’histoire de cette boîte, fictionnelle. Je me suis longtemps demandé s’il fallait que je m’appuie sur une boite réelle, pour raconter son histoire. Ça aurait pu être le Palace à Paris, le Trésor à Berlin, ou le Heaven à Londres. Pourtant, je sentais bien que ça ne devait pas être l’histoire d’une boîte mais de toutes nos boîtes, de toutes nos fêtes. Trouver le lieu était assez difficile, notamment pour des raisons de co-production. Nous avons tourné en Belgique, car j’ai étudié là bas et y suis beaucoup sorti aussi. Il fallait une boîte qui ressemble à un théâtre : un endroit où nous pouvons être acteurs ou spectateurs. Il y avait vraiment cette question du balcon et de la place du spectateur dans le film. Parce que quand nous allons en boîte, nous sommes à la fois ceux qui dansons et ceux qui regardons danser. Ce sont deux activités qui se mêlent et qui sont toutes les deux excitantes. Et le lieu qu’on a trouvé est réellement une boîte, construite dans un ancien cinéma des années 50. Tout l’enjeu était alors de remplir la boîte, en plus en temps de COVID… 

Il y a quelque chose de très répétitif dans l’histoire mais aussi visuellement étant donné qu’il s’agit d’un huis-clos, comment éviter que le film devienne redondant ?

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