
Après Rien à foutre, Emmanuel Marre reprend une esthétique et un style de dialogue similaires, mais les applique plus méthodiquement à un sujet aux enjeux immenses.
Continuer à lire … « Notre Salut »Festival de Cannes 2026

Après Rien à foutre, Emmanuel Marre reprend une esthétique et un style de dialogue similaires, mais les applique plus méthodiquement à un sujet aux enjeux immenses.
Continuer à lire … « Notre Salut »
Le 7 mai dernier, Parlement a fait son retour sur la plateforme france.tv, avec la diffusion de sa dernière saison. La série franco-germano-belge offre un final à la hauteur de ce qu’elle a été jusqu’à présent : une satire grinçante à l’acuité politique sans pareille.
Continuer à lire … « Parlement – Saison 4 »Actuellement au cinéma

Beaucoup de films se plaisent à tromper le spectateur sur le programme qu’ils s’apprêtent à dérouler, mais Aimer perdre n’est pas de ceux-là, s’ouvrant à la faveur d’un long dézoom tourbillonnant et d’un titre pailleté, annonçant tous deux l’énergie d’une entreprise en marge. Cette belle introduction amorce surtout le point d’ancrage du dispositif esthétique, non pas vouée à tourner à vide autour d’une hystérie générale, mais centré sur une présence. Cette figure, monopolisant en gros plan les premières secondes du film, est Armande Pigeon, jeune Bruxelloise sans le sou, allant de galère en galère.
Continuer à lire … « Aimer perdre »Actuellement au cinéma

Julie s’est faite agresser, mais elle se tait. Même lorsque son entraîneur est suspendu, qu’elle est assurée de ne plus le revoir, elle préfère garder son histoire pour elle. Alors elle s’enferme, avant de peu à peu s’ouvrir aux autres. Julie se tait est le récit de cette lente progression vers la lumière, d’un combat intérieur qui nous sera accessible par bribes.
Continuer à lire … « Julie se tait »Actuellement au cinéma

Dans le film de Dominique Abel et Fiona Gordon, les plans sont animés d’un mouvement intérieur, intrinsèquement cinématographique car souvent invraisemblable. En s’appropriant la thématique du double, elle même ayant profondément inspiré de nombreux films, le couple d’auteurs en livre une version au dynamisme renouvelé et à la poésie retrouvée.
Continuer à lire … « L’Étoile Filante »Actuellement au cinéma

Les enfants vivent, lorsqu’ils sont ensemble, dans un monde régi par leurs propres règles, celles qu’ils édictent. Et il y a une certaine forme de honte à ne pas les respecter. Si l’on commence à jouer, on ne peut plus les réfuter. Quel que soit ce qu’on attend de nous, il faut continuer. Alors, action ou vérité ?
Continuer à lire … « Débâcle »Au cinéma le 25 octobre 2023

La comédie de mœurs agit en quelque sorte comme un marqueur, une boussole des interrogations, des changements inhérents aux rapports amoureux. Décrire une histoire de la comédie de mœurs dans son ensemble (de la comédie romantique à la satire de couple potache, autrement dit de 27 robes à un éléphant ça trompe énormément), c’est aussi faire l’histoire de ces fragilités, de ces failles, de ces diktats qui nous accompagnent dans nos relations. Ce qui implique également une datation marquée, une sorte d’instantané de l’amour à une époque donnée. Le Syndrome des amours passées, n’y échappe pas, et s’en amuse même.
Continuer à lire … « Le Syndrome des amours passées »Festival de Cannes 2023

Baloji, auteur-compositeur belgo-congolais, présentait cette année à Cannes Augure, son premier long métrage sélectionné dans la catégorie Un Certain Regard et récompensé par le prix New Voice. C’est en effet une nouvelle voix qui se fait entendre, nouvelle en ce qu’elle défriche. Augure atteint son but : joindre passé et futur.
Continuer à lire … « Augure »Au cinéma le 13 juillet 2022

En exergue de La Nuit du 12, un carton nous informe que vingt pour cent des crimes restent non résolus : l’histoire de ce film évoque l’une d’entre-elles. À peine les lumières se sont éteintes qu’on est déjà sonnés, curieux de découvrir ce qui s’annonce peut-être comme le Memories of Murder de Dominik Moll, mais à la française, dans les Alpes iséroises, avec des inspecteurs de la PJ pour protagonistes et des foutues imprimantes qui tombent toujours en panne. Et si l’on n’y retrouve ni la fantaisie noire du chef d’œuvre coréen, ni sa profondeur philosophique, un même drame les relie : celui du doute et du mal inexpugnable.
Continuer à lire … « La Nuit du 12 »