La Gradiva

Festival de Cannes 2026

© Tandem

Gradiva c’est le nom d’une nouvelle de Wilhelm Jensen, parue en 1903. Son titre désigne « celle qui marche ». L’auteur y raconte l’histoire d’une femme illustrée sur un bas relief présenté dans un musée et dont un archéologue allemand effectuera un moulage afin de le conserver dans son bureau. Faisant d’étranges rêves depuis l’acquisition de la figure féminine, l’archéologue se voit à Pompei au moment de l’éruption du Vésuve. Dans son songe, il aperçoit Gradiva mais ne parvient pas à l’alerter du danger.

L’ouvrage de Jensen s’inscrit dans la postérité notamment par le biais de Freud, qui en publia une étude : « Le délire et les rêves dans La Gradiva de W. Jensen ». Dans cet essai, Freud démontre l’importance des rêves dans la psychanalyse. 

On retrouve dans le film de Marine Atlan de nombreux éléments qui font écho à cette matière – tant littéraire que psychanalytique – originelle. 

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La Frappe

Festival de Cannes 2026

© Ad Vitam

La Frappe. C’est le titre du premier long-métrage de Julien Gaspar-Oliveri, et la sensation qu’on a en le voyant. Un coup sec, maîtrisé, efficace. 

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Urchin

Actuellement au cinéma

© Devisio Pictures / Ad Vitam

Pour son premier long-métrage, Harris Dickinson s’impose comme un héritier de Ken Loach. Urchin est un film aride où l’on s’intéresse aux marges : il s’inscrit parfaitement dans le réalisme social britannique. On y suit le parcours d’un jeune marginal, un street urchin, autrement dit, un garçon des rues. Le regard porté sur le personnage est à la fois amer et bienveillant, et la performance de Frank Dillane épouse parfaitement les contradictions du personnage, tantôt horripilant, tantôt attendrissant. 

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Julie se tait

Actuellement au cinéma

© Nicolas Karakatsanis

Julie s’est faite agresser, mais elle se tait. Même lorsque son entraîneur est suspendu, qu’elle est assurée de ne plus le revoir, elle préfère garder son histoire pour elle. Alors elle s’enferme, avant de peu à peu s’ouvrir aux autres. Julie se tait est le récit de cette lente progression vers la lumière, d’un combat intérieur qui nous sera accessible par bribes.

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La Nuit venue

Au cinéma le 15 juillet 2020

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Guang Huo et Camélia Jordana ©Jour2fête

Signe d’un changement contemporain, les films de taxis sont devenus des films de VTC. Les réalisateurs s’attacheraient, désormais, non plus à faire le portrait d’une ville à travers une multiplicité de rencontres, mais à constater la situation précaire des chauffeurs privés. C’est le cas de Frédéric Farrucci dont le premier film, La Nuit venue, raconte le destin d’un conducteur chinois sans papiers.

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Georgetown

En VOD le 8 avril 2020

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Vanessa Redgrave et Christoph Waltz, devant et derrière la caméra ©Tribeca Film Festival/Imagenet

Ulrich Mott (Christoph Waltz), guide touristique à Washington, est passionné par la diplomatie. Ambitionnant de changer de métier, il épouse Elsa Brecht (Vanessa Redgrave), journaliste beaucoup plus âgée que lui dont le carnet d’adresses à l’intérieur du milieu politique est incommensurable, et devrait lui permettre d’approcher ses hauts modèles. Un soir, Elsa est retrouvée morte… Son mari annonce sa décision de trouver le coupable, tandis qu’aux yeux de la fille d’Elsa (Annette Bening), Ulrich l’a tué. Cette histoire vraie, adaptée d’un article du New York Times intitulé Le pire mariage de Georgetown, inspire au comédien Christoph Waltz sa première réalisation.

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Nuestras Madres

En VOD le 11 juin 2020

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©Pyramide Distribution

La sortie de Tremblements en mai 2019 plaçait le Guatemala au cœur de l’actualité cinématographique. Quelques semaines plus tard, la Semaine de la critique du Festival de Cannes mettait à l’honneur un autre film venu de ce pays d’Amérique centrale, où seules des initiatives individuelles peuvent permettre l’émergence d’un cinéma national. César Díaz, documentariste et monteur de Tremblements et Ixcanul, les deux films de son compatriote Jayro Bustamante, situe l’histoire de Nuestras Madres au Guatemala en 2018, alors que la guerre civile menée par des militaires a meurtri la population. Le nombre de disparus est immense, et un jeune anthropologue, Ernesto, s’occupe de l’identification des corps. Bientôt, il se met en tête de retrouver son père, un ancien guérillero dont il a perdu la trace.

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