Hallelujah, les mots de Leonard Cohen

Au cinéma le 19 octobre 2022

© The Jokers / Bookmakers

Quand on pense à Leonard Cohen, on pense à la pureté. Pureté de la voix, du texte, d’une musique qui sait accompagner et amplifier, sans jamais masquer la beauté simple des mots. Dommage que le documentaire de Dayna Goldfine et Dan Geller n’ait pas su suivre le modèle de son sujet. Le film est à l’image de son titre ; trop verbeux, rempli jusqu’à ras bord d’images, de témoignages, d’histoires, sur lesquels il ne prend pas le temps de s’arrêter et d’approfondir.

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Le Pharaon, le sauvage et la princesse

Au cinéma le 19 octobre 2022

© Nord Ouest Films StudioO/Les Productions du Ch’timi/Musée du Louvre/Artémis Productions

Un fond bleu, des échafaudages en ombre chinoise, un brouhaha urbain, des silhouettes et une conteuse ; les idées fusent, les destins se créent et le titre apparaît : Le Pharaon, le sauvage et la princesse signé Michel Ocelot. Attention, histoires en construction…

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Eo

Au cinéma le 19 octobre 2022

© Hanway film

Profondément marqué par Au hasard Balthazar devant lequel il aurait versé ses premières et uniques larmes au cinéma, Jerzy Skolimowski en offre en quelque sorte une variation formellement plus lyrique et plastique avec Eo, distinguée par un prix du jury au dernier festival de Cannes. Produire un récit désanthropocentré, adoptant presque entièrement le point de vue d’un âne, avait tout d’un pari audacieux, induisant une somme de contraintes tant sur le plan narratif qu’esthétique, et mettant à l’épreuve sa puissance d’identification.

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Entre les lignes

Actuellement au cinéma

© Lionsgate

En Angleterre, après la Première Guerre mondiale, le mode de vie aristocrate parait superflu, presque abstrait. Les riches familles du pays ont perdu de nombreux fils. Malgré tout, les vivants essayent d’aller de l’avant ; et au sein de ces familles, Jane, une bonne, et Paul, le fils cadet, sont amoureux.

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Un couple

Au cinéma le 19 octobre 2022

© Météore Films

Frédéric Wiseman, créateur d’un genre documentaire en soi, s’essaie pour la seconde fois à la fiction, cette fois avec Nathalie Boutefeu. Un couple prend la forme d’un monologue, tout comme La Dernière Lettre, première fiction du cinéaste. Wiseman s’intéresse avec sa comparse à la vie de Sophie Tolstoï, compagne de l’écrivain russe, au travers de son journal intime et de quelques lettres de son mari. Le tout au milieu d’un jardin fleuri, peuplé de petits êtres qui n’ont semble-t-il pas été importunés par une équipe de tournage très réduite. 

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Halloween Ends

Au cinéma le 12 octobre 2022

© Universal Studios

Près de cinquante ans, treize films et trois reboots plus tard, rien n’a changé à Haddonfield. La silhouette de Michael Myers rôde toujours et Laurie Strode, éternelle survivante, est vouée à y faire face tôt ou tard. Avec Halloween Ends, dernier épisode censé conclure la nouvelle trilogie lancée par David Gordon Green, tous les codes semblaient en place pour offrir un final attendu. Ce serait pourtant occulter les talents transgressifs du cinéaste et de son compère, Danny McBride, ayant opéré avec ces nouveaux films une approche singulière. Après le respectueux hommage en 2018 et le shoker génialement décérébré en 2021, ce troisième épisode dévie à nouveau de son postulat et des poncifs du slasher pour se lancer à corps perdu dans un drame psychologique déroutant.

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Simone, le voyage du siècle

Au cinéma le 12 octobre 2022

© Warner Bros. France

26 novembre 1974. Simone Veil monte à la tribune de l’Assemblée Nationale pour défendre le droit à l’avortement. Face à elle, une marée d’hommes. Leurs visages défilent, à grand renforts de fondus et de gros plans pendant qu’ils enchaînent les arguments misogynes. En 2022, alors que le droit à l’IVG est menacé, la pertinence du sujet est incontestable. Pourtant, c’est comme si Olivier Dahan avait peur – que le discours de son héroïne ne soit pas assez fort, que la haine de ses adversaires ne soit pas assez marquante – et qu’il tentait de soutenir une histoire, qui se suffit par ailleurs très bien à elle-même, par un pathos qui devient rapidement insupportable.

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Les Harkis

Au cinéma le 12 octobre 2022

© Pyramide Distribution

En mars 1962, les accords d’Evian signent la fin des évènements d’Algérie, une guerre sans nom dont la douleur muette accable encore ses survivants. À peine murmurée dans le cinéma français, il faut attendre plusieurs décennies pour que la parole se libère, dans les maisons comme sur les écrans. Soixante ans plus tard, Les Harkis s’attèle à rendre compte d’une détresse encore taboue, celle des hommes algériens qui ont combattu pour la France.

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L’Innocent

Au cinéma le 12 octobre 2022

© Emmanuelle Firman

Après trois longs métrages charmeurs et charmants mais inégaux, Louis Garrel, que l’on aurait pu craindre de voir ventriloquer le cinéma de son père, aurait-il enfin trouvé sa voie avec L’Innocent ? Ou par voie entendra-t-on sa propre voix d’auteur ? Dans son précédent film La Croisade, on sentait que l’éternel jeune premier du cinéma français amorçait un virage sec dans sa filmographie. Un virage à 180 degrés vers une légèreté désinhibée, quoique dénier la veine comique de L’Homme fidèle serait une bévue.

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Les Amants

1958 / Ressortie le 9 novembre 2022

© Malavida

« J’aimais éperdument la comtesse de *** ; j’avais vingt ans, et j’étais ingénu ; elle me trompa ; je me fâchai ; elle me quitta. J’étais ingénu, je la regrettai ; j’avais vingt ans, elle me pardonna ; et comme j’avais vingt ans ans, que j’étais ingénu, toujours trompé, mais plus quitté, je me croyais l’amant le mieux aimé, partant le plus heureux des hommes ». Louis Malle a 26 ans lorsqu’il réalise Les Amants, inspiré du roman bref de Dominique-Vivant Denon. Le jeune homme a déjà connu un franc succès avec Ascenseur pour l’échafaud et, du film noir au drame romantique, il n’y a qu’une main. Le noir des gants de Julien Tavernier laisse place au blanc des draps de Jeanne Tournier. 

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