La légende de Thor se réinvente un énième fois au sein de l’univers Marvel. À coups de flashbacks et de voix-off, Taika Waititi résume autant qu’il réécrit l’histoire. Malheureusement cette nouvelle page manque cruellement d’intérêt.
« Quand on commence à le décrire, on se rend compte qu’une vie ne suffira pas » confie nostalgiquement un proche du maestro à la caméra de Giuseppe Tornatore. Ce constat n’a pourtant pas freiné le réalisateur de Cinema Paradiso, qui s’est attelé à faire le portrait de ce compositeur de génie dans un documentaire dont la durée témoigne de la difficulté à le raconter brièvement.
Yang est ce qu’on appelle un techno-sapiens culturel. Il joue le rôle du grand frère de Mika, enfant adoptée. Son but : lui permettre de mieux connaître ses origines chinoises. Mais lorsque Yang s’éteint soudainement, la famille est dans l’obligation de réfléchir à la place qu’il avait fini par occuper au sein de leur foyer.
François Ozon choisit, pour la seconde fois de sa carrière, d’adapter en long-métrage une pièce de Rainer Werner Fassbinder. Si le parti pris de transposer l’intrigue au masculin fonctionne plutôt bien, faisant du personnage de Peter Von Kant un écho direct à Fassbinder lui-même, et transformant de fait le film en presque fragment biographique, c’est par sa théâtralité qu’il pèche.
Sur une plage déserte, un homme essaie désespérément de se suicider. Le préambule parabolique et programmatique d’Entre la vie et la mort illustre efficacement le titre de cette coproduction européenne d’envergure et souligne la dimension existentialiste de son intrigue.
Park Chan-Wook est de retour avec Decision to leave, présenté cette année au festival de Cannes. Cette funeste romance entre un policier et une suspect dans une enquête de meurtre permet au réalisateur Coréen de déployer son immense talent de mise en scène.
Les scandales de dopage dans le milieu du cyclisme ont déjà donné lieu à quelques films : La Petite Reine s’inspirait du parcours de la cycliste Geneviève Jeanson quand The Program relatait la tristement célèbre affaire Armstrong.L’Équipier se distingue de ses prédécesseurs grâce au point de vue original qu’adopte Kieron J. Walsh pour sonder les paradoxes de cette pratique qui décuple les capacités du corps, tout en l’affaiblissant.
Si Rodrigo Sepúlveda cite Bergman, Orson Welles ou Wong Kar-Wai parmi ses références pour son adaptation de Je tremble, ô Matador (Pedro Lemebel, 2001), ce sont deux autres noms tout aussi prestigieux qui nous viennent à l’esprit devant cette histoire d’un amour impossible entre un vieux chanteur travesti – la Loca del Frente – et un jeune rebelle communiste – Carlos – dans le Chili de Pinochet, en 86.
Alma, une scientifique, doit se prêter à une expérience : vivre avec Tom – un robot programmé pour être l’homme de sa vie – pendant trois semaines, avant de donner son avis sur les questionnements éthiques que ces nouveaux êtres technologiques pourraient soulever. Jusqu’où est-on prêt à aller pour ne pas être seul ?
Le dernier long-métrage de Fernando León de Aranoa s’ancre dans l’univers professionnel pour mettre en scène la vie d’une entreprise. Les rapports hiérarchiques sont au cœur de cette comédie grinçante et subtilement écrite dans laquelle Julio Blanco (Javier Bardem) dirige une société qui fabrique… des balances. Le réalisateur des Lundis au soleil et de Escobar retrouve Bardem pour une tragicomédie qui a cette année, mais il en a l’habitude, décroché toutes les distinctions à la cérémonie des Goya (meilleur film, meilleur réalisateur, meilleur scénario original, meilleur acteur, meilleure musique originale et meilleur montage).