Huit ans après Maps to the stars, David Cronenberg est de retour avec Les crimes du futur. Du même titre que son second long-métrage, le film permet au réalisateur de tisser des liens avec la totalité d’une filmographie, pour le moins dense.
Avec la saga Mission Impossible, Tom Cruise – aussi bien en tant qu’acteur que producteur – nous a habitué à des films toujours plus ambitieux. Chaque nouvel opus surenchérit : en images, en actions, en cascades. Il n’en est rien pour Top Gun : Maverick.
Premier long métrage de Jacques Lœuille, Birds of America revient sur le travail entrepris par l’ornithologue Jean-Jacques Audubon au XIXe siècle pour créer un atlas zoologique illustré représentant la totalité des oiseaux du continent américain.
Remake d’un film étudiant japonais, la nouvelle comédie de Michel Hazanavicius nous entraîne sur le tournage chaotique d’un film de zombies et nanar du genre.
Alors que son sujet présupposait un traitement réaliste, d’autant que le cinéma britannique en a fait son quasi sacerdoce, Limbo opte audacieusement pour l’absurde et le décalage. En attendant la lettre, celle qui leur donnera le droit d’asile en Angleterre, des réfugiés bloqués sur une île inhospitalière d’Écosse sont contraints à… attendre. De ce groupe ressort Omar, jeune musicien syrien couvert d’une parka bleue que le spectateur suit dans ses tribulations stériles. Amir El-Masry interprète brillamment ce personnage à la mine taciturne, presque invariablement blasé, dont la mélancolie teintée de drôlerie rappelle l’ antihéros keatonien. À travers son regard, l’acteur parvient à refléter la présence d’un passé intime et douloureux qui sépare fatalement le jeune homme de sa nouvelle réalité.
Avec The Northman, Robert Eggers confirme son projet initié depuis son premier long métrage The Witch : aller au origines des récits qu’il adapte. Il ne s’agit pas ici de tenter une énième adaptation du Hamlet de Shakespeare mais bien d’aller au plus près de la source du mythe. Le film se rapproche ainsi plus d’une sorte de transposition d’une Edda Poétique que d’une adaptation de la tragédie shakespearienne.
Histoire singulière de l’amitié qui se développe entre un jeune homme perturbé et une héritière vivant dans une maison qui a perdu sa gloire d’antan, Nitram suit la descente aux enfers de son personnage éponyme, joué à la perfection par Caleb Landry Jones (prix d’interprétation masculine du Festival de Cannes en 2021) pour s’achever dans la plus cruelle des violences.
Le premier film de Panah Panahi est une sublime traversée motorisée. Nous occupons le cinquième siège de la voiture d’une famille iranienne parcourant son pays. Le père, une jambe dans le plâtre trônant au cœur du véhicule, est installé à l’arrière accompagné de son plus jeune fils. La mère est sur le siège passager et le frère aîné conduit. Si la raison et les enjeux de ce voyage demeurent inconnus pour le spectateur – l’influence d’Abbas Kiarostami est manifeste dans la manière de garder secrète la quête principale du récit mais également dans la composition des plans et le traitement des personnages voire même dans la déambulation automobile – nous le comprenons, il s’agit de leur dernier voyage ensemble alors que le fils s’apprête à décrocher sa ceinture familiale et trouver son propre espace pour stationner.
Pour son premier long-métrage, le duo De Hillerin/Dutilloy-Liégeois revisite la nouvelle de l’auteur allemand Heinrich Von Kleist, l’Enfant trouvé. Dans cette libre adaptation, l’Italie cède la place à l’Empire portugais du XVIème siècle en quête de la Terre Nouvelle. Pierre (Grégory Gadebois), un riche marchand reconverti dans le commerce de bois africains et de crucifix a recueilli Bela (João Luís Arrais), son enfant de substitution alors que son propre fils, Jérôme, est décédé lors de l’un de leurs voyages.