En 1988, Sean Connery reçoit l’Oscar du meilleur second rôle pour sa performance dans Les Incorruptibles de Brian de Palma. Cette récompense renouvèle l’ambition et la détermination de l’acteur écossais qui croule plus que jamais sous les propositions. Mais une semble sortir du lot…
Dans les années 1960, Sean Connery n’était pas uniquement James Bond. Entre deux incarnations du célèbre agent secret, il se vit offrir par Alfred Hitchcock le premier rôle de Pas de printemps pour Marnie (1964), et il débuta sa fructueuse alliance avec Sidney Lumet (cinq films en tout). Dans La Colline des hommes perdus, leur première collaboration, il incarne un militaire condamné au terrible quotidien d’un camp de discipline pour soldats, situé dans le désert libyen pendant la Seconde guerre mondiale.
Présenté à Toronto en 2018 puis à Deauville en 2019, J.T. Leroy a fait les frais de la crise sanitaire jusqu’à atterrir en VOD en France, dans l’indifférence la plus totale. Peut-être était-ce aussi pour d’autres raisons.
« C’est un juste retour des choses d’avoir fait entrer Louis de Funès à la Cinémathèque française, alors que son rapport à la critique a été si conflictuel. C’est formidable. » Le cinéaste Serge Korber, 84 ans, se réjouit avec des mots enthousiastes de la grande actualité qui concerne Louis de Funès depuis le mois de juillet (une rétrospective ainsi qu’une grande exposition, qui rouvrira ses portes sitôt le confinement terminé). Au début des années 1970, il a réalisé deux films avec le comédien : L’Homme orchestre, comédie musicale psychédélique, et Sur un arbre perché, huis clos dans une voiture, qui comptent parmi les plus originaux de leurs filmographies respectives. L’occasion était donc parfaite pour le rencontrer et s’intéresser à l’ensemble de son parcours. C’est avec un plaisir partagé que Serge Korber nous a convié chez lui, dans son appartement parisien, pour revenir sur ses débuts dans le spectacle, ses souvenirs de tournage et son rapport au cinéma, qu’il pratique encore avec précision et sensibilité.
Si James Bond 007 contre Dr. No a esquissé les bases de l’univers bondien et Bons Baisers de Russie confirmé le savoir-faire d’EON Productions, c’est bel et bien Goldfinger qui acheva le mythe de l’espion britannique et entérina pour de bon sa mythologie. Retour sur le meilleur opus de l’ère Sean Connery.
Dix ans de prison n’ont pas fait passer à « Duke » Anderson l’envie de faire sauter des portes de coffres-forts. À peine a-t-il purgé sa peine que celui-ci met sur pied un nouveau coup : braquer un immeuble de luxe entier et ses riches locataires. Ce qu’il ne sait pas, c’est que la quasi-totalité de ses faits et gestes sont enregistrés.
On the rocks poursuit l’une des lignes tracées par Sofia Coppola dans Lost in translation (2003) et Somewhere (2010) : une exploration de la relation père-fille, que celle-ci soit détournée (le premier) ou concrètement appréhendée (le deuxième). Cette fois, c’est sous l’angle de la comédie que son duo principal trouve le prétexte d’exister. Laura (Rashida Jones), persuadée que son mari la trompe à force d’absences répétées, transmet son inquiétude à son père, Felix (Bill Murray), qui engage aussitôt un détective privé, avant d’endosser lui-même ce rôle.
Il est toujours difficile pour un acteur de se trouver cantonné à une seule et unique performance. Disparu avant-hier à 90 ans, Sean Connery l’avait bien compris et ne recula donc devant rien pour faire oublier James Bond. Quitte à devenir, le temps d’un bijou de polar signé Sidney Lumet, un antihéros particulièrement torturé.
La sortie de Peninsula, suite du mémorable Dernier train pour Busan (Yeon Sang-ho, 2016), replace les zombies au centre d’une actualité cinématographique qui leur fait de plus en plus de place. Le film de mort-vivant est un genre en renouveau : quatre films sélectionnés au festival de Cannes en 2019 les plaçait au cœur de leur propos. Depuis ses premières apparitions dans le cinéma de série Z (chez Edward Wood notamment) ou d’auteur (Vaudou de Jacques Tourneur, en 1943), le zombie inspire toujours plus de spectacle et de déclinaisons, parfois originales, pour le meilleur et pour le pire. S’il est souvent et pertinemment employé comme une allégorie pour dire les maux d’une société en crise, qu’il nous plonge dans la culture haïtienne ou dans un monde apocalyptique, il matérialise aussi une vision de l’homme qui le renvoie à sa propre décomposition. Mettons à l’honneur les films qui ont su exploiter cette figure en parcourant dix titres emblématiques, parmi ceux qui ont tracé des lignes définitives ou qui ont réussi à prendre d’autres directions.
Alors que le règne du pape Jules II semble toucher à sa fin, fragilisé par la montée en puissance des Médicis, Michel-Ange se trouve déchiré : les deux familles rivales sont aussi ses deux principaux commanditaires. Pris dans la tourmente des luttes politiques et de ses propres doutes et hantises, l’artiste de génie continue pourtant de créer.