Les meilleurs films & pièces de 2020

Cette année n’a ressemblé à aucune autre pour le cinéma. En dépit des circonstances exceptionnelles que tout le monde connaît, et qui ont mené pour la première fois de l’histoire à la fermeture de toutes les salles durant plusieurs mois, nous n’avons pas voulu déroger à l’habituel bilan de fin d’année : mettre en avant les films que nous avons aimé sera toujours un objectif. Moins de films sont sortis, moins de grandes œuvres attendues aussi (si les festivals Berlin et de Venise se sont tenus, l’absence d’une vraie sélection cannoise s’est ressentie), d’où notre choix de resserrer nos tops en cinq titres et non dix. Pour les agrémenter, cependant, nous avons souhaité prendre un peu d’avance : chaque rédacteur a pu citer un film qu’il a vu cette année, dont la sortie était prévue mais qui a été finalement décalée en 2021. Pour donner envie dès maintenant de les découvrir lorsque les salles, enfin, rouvriront.

NOS FILMS PRÉFÉRÉS DE L’ANNÉE

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Mank

Sur Netflix le 4 décembre 2020

Gary Oldman est Herman J. Mankiewicz. ©Netflix

Il y a quelques mois, un film biographique consacré au cinéaste Michael Curtiz était mis en ligne sur Netflix. Tourné en noir et blanc, il affichait une double ambition : rendre hommage à l’âge d’or hollywoodien (son contexte était le tournage de Casablanca) et renouer avec un style de mise en scène propre aux années 1940. Mank de David Fincher se situe sur la même ligne originale. En mettant au centre de son récit la production de Citizen Kane (Orson Welles, 1941), il ressuscite les formes d’un cinéma des studios tout en en dévoilant les coutures. Un film de cinéphile pour cinéphile, forcément passionnant.

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The Singing Club

Sur Canal + le 4 décembre 2020

La chorale de Flitcroft © Canal +

Après avoir reconverti des ouvriers de Sheffield en strip-teasers dans The Full Monty (1997), le réalisateur Peter Cattaneo décide de faire chanter des compagnes de militaires dans The Singing Club

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Les Choses qu’on dit, les choses qu’on fait

Au cinéma le 16 septembre 2020

De l’inconstance du sentiment amoureux – Niels Schneider, Jenna Thiam, Guillaume Gouix. ©Xavier Lambours / Moby Dick Films

Tout commence sur le quai d’une gare, comme à la fin d’une histoire d’amour. Maxime (Niels Schneider) est attendu par Daphné (Camélia Jordana), alors qu’ils ne se connaissent pas. Pas encore. Il est venu rendre visite à son cousin François (Vincent Macaigne) dans sa belle maison du Luberon, mais ce dernier est retenu par son travail à Paris. C’est donc sa compagne, enceinte de trois mois, qui reçoit le jeune homme. Ils vont passer quelques jours ensemble, profitant du temps vacant pour se rencontrer. Se raconter.

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Rencontre avec : Guy Marchand

Guy Marchand ©Cinéart agence artistique

Des nouvelles de Guy Marchand ! L’inénarrable acteur et chanteur sort ce mois-ci son quatorzième album, Né à Belleville, dans lequel il interprète avec sa belle voix profonde des titres originaux, accompagné par un groupe de jazz. L’occasion de lui passer un coup de téléphone pour interroger son rapport au passé et au présent, lui qui a laissé une trace indélébile dans le paysage cinématographique (Loulou de Maurice Pialat, Garde à vue de Claude Miller), télévisuel (8 saisons de Nestor Burma) et musical (depuis la sortie de La Passionata en 1965 avant le tube Destinée en 1982). Conversation en toute sincérité.

A quelle envie répond l’enregistrement de votre nouvel album ?

À l’envie de faire de la musique, à un moment de ma vie. Et pour ne pas toujours rester sans rien faire ! La musique a toujours été une envie. Ce disque est né d’une rencontre avec le musicien Ludovic Beier, un virtuose, qui aimait bien ma voix grave et m’a demandé si j’étais disponible. Alors j’ai sauté sur l’occasion.

C’est un album très autobiographique, que vous avez appelé Né à Belleville… À quoi ressemblait le Paris dans lequel vous avez grandi ?

La rue de Belleville d’aujourd’hui ne ressemble pas tout à fait à celle de mon enfance, mais elle n’a pas tellement changé non plus. Le cinéma a disparu, et le théâtre de Belleville a été remplacé par un supermarché, un vrai scandale. Mais la rue est toujours là, elle monte tout le temps jusqu’à Télégraphe, tout en haut. J’y ai mes premiers comme mes derniers souvenirs.

C’est là-bas que votre rencontre avec la musique a eu lieu ?

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L’Homme du président

En VOD le 4 novembre 2020

L'Homme du Président : Photo
Lee Byung-hun © capelight pictures OHG

Rien de nouveau sous le soleil, le cinéma de genre a trouvé de nouveaux maîtres en Corée – Lucky Strike en fournissait encore récemment un exemple. Il se trouve qu’en plus du talent de ses cinéastes, la péninsule est également dotée d’une histoire politique propice à la fiction. On pense évidemment au rapport complexe au voisin du Nord, illustré par exemple par Park Chan-wook dans JSA, dont l’action se situe à la frontière des deux Corées. Mais c’est un épisode marquant de l’histoire de la Corée du Sud elle-même, souvent moins connue, qui fournit la matière de L’Homme du président de Woo Min-ho, sorti directement en VOD ce mois-ci.

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Nimic

Sur MUBI le 27 novembre 2020

thedrum.com on Flipboard: Mini and Droga5 London partner with Yorgos  Lanthimos on short film
Matt Dillon © MUBI

Sortie en exclusivité sur MUBI, la dernière réalisation de Yórgos Lánthimos est un court métrage aussi bref que déroutant, et qui le sera d’autant plus pour qui n’est pas familier de l’œuvre du réalisateur grec. Matt Dillon y incarne un violoncelliste vivant avec sa femme et ses trois enfants, suivi jusque chez lui par une femme imitant tous ses faits et gestes, apparemment déterminée à le remplacer.

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Indiana Jones et la dernière croisade

Rétrospective Sean Connery

Sean Connery (Henry Jones) et Harrison Ford (Indiana Jones) © United International Pictures

En 1988, Sean Connery reçoit l’Oscar du meilleur second rôle pour sa performance dans Les Incorruptibles de Brian de Palma. Cette récompense renouvèle l’ambition et la détermination de l’acteur écossais qui croule plus que jamais sous les propositions. Mais une semble sortir du lot…

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La Colline des hommes perdus

Rétrospective Sean Connery

Sean Connery dans La Colline des hommes perdus ©D. R.

Dans les années 1960, Sean Connery n’était pas uniquement James Bond. Entre deux incarnations du célèbre agent secret, il se vit offrir par Alfred Hitchcock le premier rôle de Pas de printemps pour Marnie (1964), et il débuta sa fructueuse alliance avec Sidney Lumet (cinq films en tout). Dans La Colline des hommes perdus, leur première collaboration, il incarne un militaire condamné au terrible quotidien d’un camp de discipline pour soldats, situé dans le désert libyen pendant la Seconde guerre mondiale.

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J.T. Leroy

En VOD le 7 octobre 2020

Laura Dern et Kristen Stewart dans « J.T. Leroy » – © Black Leather Jacket – 2020

Présenté à Toronto en 2018 puis à Deauville en 2019, J.T. Leroy a fait les frais de la crise sanitaire jusqu’à atterrir en VOD en France, dans l’indifférence la plus totale. Peut-être était-ce aussi pour d’autres raisons.

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