La cité Gagarine à Ivry-sur-Seine, ainsi baptisée en hommage au célèbre cosmonaute présent lors de son inauguration en 1963, est sur le point d’être démolie. Vieille et vétuste, elle n’en est pas moins un foyer imprégné des souvenirs des nombreuses familles qui y ont passé leurs vies. Youri, un jeune homme de la cité passionné d’astronomie, décide de tout faire pour empêcher sa destruction.
La jeune Danielle se rend à une Shiva, un rituel juif après la mort d’un proche. Elle y retrouve sa famille proche et éloignée mais aussi plus surprenamment un de ses amants accompagné de sa femme et de leur enfant.
Djé (Pierre Deladonchamps) est un voyou. Sa gueule d’ange ne laisse nullement deviner les crimes atroces dont il est l’auteur. Son parcours au sortir de prison est loin d’un récit d’apprentissage. L’homme agresse, viole, vol. Pour le plaisir.
La terre nomade du titre s’appelle les Etats-Unis d’Amérique. Elle est foulée par les pionniers du XXIe siècle, des sexagénaires qui subissent les contraintes économiques du nouveau monde industriel et adaptent leur mode de vie en conséquence. Fern (Frances McDormand) est l’une d’entre eux.
Sophie approche de la trentaine et a la désagréable sensation de n’avoir encore rien accompli. Rêvant de devenir dessinatrice, elle est chargée marketing dans une maison d’édition. Espérant le grand amour, elle enchaîne les aventures insipides.
Les films-concepts sont souvent séduisants, promesses d’une tension forte et d’une mise en scène capable de réinventer leur point de départ. Loin de cet idéal du genre, Méandre en résume toutes les limites et ferait presque passer Cube (Vincenzo Natali, 1997) pour un chef-d’œuvre.
Figure incontournable du shônen (le manga pour adolescents), l’arrivée sur grand écran de Conan Edogawa ravivera sans doute la nostalgie de bon nombre de grands enfants, déjà impatients de résoudre avec lui sa prochaine enquête. Las, il faudra pour cela passer outre les très nombreuses faiblesses d’un film en retard sur son temps.
Pour venger sa meilleure amie qui s’est donnée la mort après avoir été violée, Cassandra (Carey Mulligan) entreprend de donner une bonne leçon à la gente masculine. Pour ce faire, elle feint d’être considérablement alcoolisée, jusqu’à ce qu’un homme profite de son état. Elle lui révèle alors sa sobriété et l’oblige à se rendre à l’évidence : il s’apprêtait à la violer.
« Si t’avais été acteur dans les années soixante, t’aurais pas arrêté d’enchainer les films ». Jérémie est comédien mais sa carrière ne décolle pas. Il est en couple mais la jalousie le prive de tout bonheur. Une certaine lassitude commence à se faire sentir, sans pour autant être accompagnée d’une quelconque résignation. Révélé au grand public dans la série Dix pour cent, l’acteur Nicolas Maury se transforme en auteur-réalisateur. Son premier film Garçon Chiffon est un roman d’apprentissage filmé, doux et mélancolique.
On avait fini par l’oublier. Celui qui avait signé RoboCopet Total Recalln’était pas américain mais néerlandais. Cela nous est revenu quand l’éternel franc-tireur, plus vraiment en odeur de sainteté à Hollywood qui avait pourtant fait sa gloire, a décidé de revenir dans son pays natal. Un retour plus ou moins forcé mais qui témoigne aussi de sa volonté farouche de rester libre, envers et contre tous. La preuve, en ironie : pour fêter ses retrouvailles avec les Pays-Bas, il signe en 2006 ce film qui raconte une page très sombre et honteuse de l’histoire du pays, à savoir les années d’Occupation. Gonflé, le type. Paul Verhoeven n’a décidément pas froid aux yeux. Il ne s’arrête pas devant l’obstacle, il peut foncer et changer de vie, pourvu que la nouvelle en vaille la peine. C’est un peu la morale de Rachel Stein (Carice van Houten), formidable héroïne, à la fois Mata Hari, justicière et femme fatale.