Une jeune étudiante (Alice Isaaz) loue une chambre dans une grande maison appartenant à une femme plus âgée (Jacqueline Bisset). Cette dernière lui raconte son histoire d’amour avec son feu mari, dont la présence est encore palpable.
Pour l’éternité marque le retour de Roy Andersson sept ans après la fin de sa Trilogie des vivants, débutée par Chansons du deuxième étage (2000) et close par Un pigeon perché sur une branche philosophait sur l’existence (2014). Un long-métrage sombre et beau, qui a reçu le prix du meilleur metteur en scène à la Mostra de Venise.
Takako, Japonaise, vit à Aceh en Indonésie avec son fils Takashi, où elle aide le pays à se reconstruire après le désastre causé par le tsunami. Alors que sa nièce Sachiko vient leur rendre visite, en quête d’un lieu mystérieux photographié par son père décédé, leur aide est sollicitée : un Japonais apparemment amnésique semble avoir émergé de la mer.
Dans les quartiers nord de Marseille, Nora est entièrement dédiée à son quotidien. Aucun autre espace ne lui est donné : elle élève seule ses enfants, dont l’un d’entre eux est en prison, et travaille comme femme de ménage pour une compagnie aérienne qui ne lui permettra jamais de prendre les avions qu’elle nettoie. Avec ce nouveau film très personnel, Hafsia Herzi affirme son projet de cinéaste.
Écrite par Alexandre Dumas d’après Frédéric Gaillardet en 1832, La Tour de Nesle a été jouée des centaines de fois au théâtre. Il faut dire que son intrigue politique et œdipienne située sous le règne de Louis X offre un argument formidable à la fiction : Marguerite de Bourgogne, femme du roi, fait assassiner ses amants pour éviter que sa débauche ne s’ébruite ; les masques ne vont cependant pas tarder à tomber, d’autant plus que l’intrépide et intéressé Buridan ne laissera pas ce manège continuer encore…
Palme d’or inattendue de la 74e édition du festival de Cannes, Titane de Julia Ducournau est sorti en salle avant qu’il ne soit adoubé par le jury présidé par Spike Lee. Long-métrage audacieux par son ambition plastique, il se limite toutefois à la stylisation de sa carrosserie.
Henry McHenry (Adam Driver), acteur de stand-up, et Ann (Marion Cotillard), cantatrice, vivent un amour fusionnel. Leur relation est d’une telle intensité que lorsque des sentiments contraires s’immiscent dans l’harmonie – la jalousie, la méfiance -, le revers est douloureux. Au sommet de son inventivité formelle, Leos Carax revient avec un film musical qui renoue avec la tradition des opéra-rocks.
Après les événements du 11 septembre, le gouvernement américain cherche à désigner des fautifs. À tout prix. Mohamedou Ould Slahi (Tahar Rahim) devient alors le bouc émissaire de cette tragédie. Sans preuve, inculpation, procès ou jugement, il est retenu à Guantanamo.
Pedro, photographe, est envoyé en Terre de feu à l’occasion du mariage d’un propriétaire terrien. Dans cet espace désolé balayé par les vents et la neige, le photographe attend que son employeur se montre, incertain de ce qu’on attend de lui. Le temps passe, et Pedro fait peu à peu connaissance avec les habitants de ce monde en train de se construire.
Les héroïnes de Julie Delpy, qu’elle incarne elle-même, observent souvent un parcours classique avant de commettre une déviance. Un trajet ordinaire qui verse dans l’impensable. C’était exemplairement le cas de la Comtesse Bathory (La Comtesse, 2009), qui commence par ressembler à une princesse contrariée en amour avant de se muer en figure gothique sadique. Dans un autre registre, Isabelle, la mère de la Zoé du titre, emprunte une route toute aussi surprenante, alors que son quotidien s’annonçait lambda…