Condamné pour avoir provoqué un incendie, Amador sort de prison et retourne vivre chez sa mère, dans une ferme située en Galice. Pyromane pointé du doigt, il n’est pas le bienvenue dans son village, ses voisins voient en lui la possibilité d’un nouvel incendie… Deuxième fiction du réalisateur franco-espagnol Olivier Laxe, récompensée par le prix du jury de la section Un Certain Regard à Cannes, Viendra le feu est un drame contemplatif dont le parti pris esthète ne parvient pas à combler son manque d’enjeux.
En 1963, l’architecte Walter Gropius reçoit chez lui une journaliste de Vanity Fairpour revenir sur les origines du Bauhaus. Il plonge alors dans le souvenir des premières années de l’école d’art qu’il créa en 1919 à Weimar, dans une Allemagne en pleine mutation, et de la révolution artistique qui s’ensuivit. Très vite interrogé sur le manque de place faite aux femmes dans son institution, il se souvient en particulier de l’une de ses élèves, l’artiste méconnue Dörte Helm.
A l’origine un one woman show joué à Londres puis à Broadway, Fleabag est adapté en 2016 sous forme de série en Angleterre par la BBC, avant d’être diffusée aux Etats-Unis sur Amazon et de connaitre cette année un remake français sur Canal + (Mouche).
Un polar signé Arnaud Desplechin ? Sur le papier, le projet est très attrayant mais il a de quoi surprendre, venant d’un réalisateur qui se distingue, depuis ses débuts, par son sens profond du romanesque, ses personnages au langage châtié, plongés dans des histoires familiales et amoureuses en milieu bourgeois… Avec Roubaix, une lumière, Arnaud Desplechin quitte en effet sa zone de prédilection pour l’enrichir d’une façon inédite : faisant du réel la matière même de son film, il s’inspire d’un fait divers survenu en 2002 à Roubaix, l’assassinat d’une femme de 73 ans par ses deux voisines, alcooliques et toxicomanes.
Après s’être fait voler sa voiture par un clan de nudistes dans un petit village français, Juliette Webb se rend au commissariat où elle fait la connaissance de Pierre Perdrix.Avec deux personnages archétypes de la comédie romantique (l’homme timide dédié à son travail et la femme excentrique libérée), Erwan Le Duc nous livre pourtant un film marquant d’originalité et de décalage.
Le neuvième et très anticipé film de Quentin Tarantino nous propose un voyage au coeur du Hollywood de la fin des années 60. À travers le personnage de Rick Dalton, un acteur démodé et de Cliff Booth, sa doublure cascade, il évoque cette fin de l’âge d’or des studios et l’arrivée de ce que l’on qualifie de « nouvel Hollywood ». Il jette un regard nostalgique sur une période où la télévision devient un rival majeur de l’industrie filmique – industrie dans laquelle une nouvelle attention est pourtant prêtée à la notion d’auteurisme, permettant la révélation de jeunes réalisateurs étrangers à Hollywood, comme le nouveau voisin de Rick, un certain Roman Polanski.
En 1945, à Leningrad, le retour est difficile pour celles et ceux qui reviennent du front… Physiquement et psychologiquement atteints, très peu ont réussi à retrouver une vie normale. C’est dans ce contexte qu’Iya et Macha travaillent comme aide-soignantes dans un hôpital militaire, après avoir été démobilisées. Dans ce lieu où l’on peut aussi bien donner la vie qu’euthanasier pour soulager, se dévoile toute l’ampleur de la souffrance d’une population qui doit vivre à la suite d’un tel cataclysme… Après Tesnota (2018), un des grands chocs cinématographiques de ces dernières années, Kantemir Balagov signe un deuxième film aussi maitrisé que le précédent. Un impressionnant portrait de femmes pour un film d’époque récompensé par le prix de la mise en scène en sélection Un certain regard, au dernier Festival de Cannes.
Lee Israel a écrit quelques biographies à succès mais son apparence peu soignée, son alcoolisme indéniable et sa préférence des chats aux êtres humains ne font pas d’elle la star littéraire du moment. En manque d’inspiration mais en besoin croissant d’argent, elle décide de forger d’anciennes correspondances épistolaires de célébrités littéraires. Elle rédige et vend ainsi des centaines de fausses lettres provenant aussi bien de Noël Coward que de Fanny Brice, en passant par Dorothy Parker.
Si les films se déroulant dans un taxi sont devenus un genre à part entière, ceux prenant place dans des véhicules sanitaires pourraient l’être tout autant… Vic, américain d’origine russe, conduit un minibus pour handicapés à Milwaukee, dans l’état du Wisconsin. Comment chaque matin, il doit passer prendre un à un ses passagers. Seulement, ce serait trop simple : à cause de manifestations dans la ville, de demandes particulières auxquelles il peut difficilement dire non – son grand-père et ses amis doivent se rendre à un enterrement -, les retards s’accumulent et le jeune homme est rapidement dépassé par la situation. Le temps ne les attend pas, comme le lui rappellent régulièrement les passagers et son supérieur, par téléphone. Chaque moment presse le suivant et retient le précédent, formant un enchaînement de situations qui entrent joyeusement en collision. L’itinéraire banal du petit convoi devient une véritable équipée.
La série d’adaptations Disney lancée par Le livre de la Jungle en 2016 qui s’était poursuivie avec La belle et la bête, Aladdin et prochainement Mulan représente une partie importante des événements cinématographiques de 2019. Véritable monument de l’industrie du dessin animé et grand favori des amateurs Disney, Le Roi Lion n’y aura pas échappé.