« C’est l’histoire la plus étrange que j’ai écrite à ce jour », notait Henry Miller à propos du Sourire au pied de l’échelle, au moment de sa publication en 1948. À l’origine, ce texte est une commande du peintre Fernand Léger, destinée à illustrer ses dessins de clown. À la croisée du roman, de la poésie et de l’essai philosophique, l’œuvre du romancier américain donne actuellement lieu, pour la première fois au théâtre en France, à un seul en scène prodigieux dans lequel Denis Lavant incarne le clown Auguste.
La nouvelle série Netflix du moment met en scène Otis, un jeune adolescent en conflit avec sa sexualité naissante et sa mère Jean, une sexologue pour le moins extravertie. Alors que tous les jeunes de son collège ont également du mal à gérer cette période des premières fois, Otis décide de marcher dans les pas de sa mère et d’ouvrir une clinique pour tenter de trouver des solutions à leurs problèmes.
À l’occasion de la sortie de Ma vie avec James Dean, nous avons rencontré les deux acteurs principaux du film Johnny Rasse et Mickaël Pelissier, ainsi que le scénariste et réalisateur Dominique Choisy.
Comment est née l’idée du film ?
D. C. : C’est né d’un autre projet que je n’ai pas fait. J’ai rencontré Johnny quand il faisait une pièce de théâtre dans laquelle je l’avais trouvé formidable. Je lui avais proposé un petit rôle dans Les Fraises des bois et j’avais envie de retravailler avec lui. J’étais en train d’écrire un film qui devait se passer en Argentine mais ça prenait beaucoup trop de temps, alors, un jour Johnny m’a dit qu’il en avait marre de ma fresque argentine. À ce moment, j’accompagnais Les Fraises des bois en province donc je lui ai dit : « Mais qu’est ce que tu veux que je t’écrive ? L’histoire d’un réalisateur qui accompagne son film ? » Il m’a répondu que ça pourrait être une bonne idée et je lui ai dit que c’était n’importe quoi ! Plus loin dans la conversation, il m’a dit qu’il allait souvent au Tréport et qu’on l’appelait le James Dean du Tréport, ça m’a beaucoup marqué. Quand je suis rentré de notre pot j’ai tout de suite commencé à écrire Ma vie avec James Dean, alors que je m’étais juré de ne jamais faire un film sur le cinéma, je trouvais que tout avait déjà été fait !
Mickaël, Johnny, qu’est-ce qui vous a donné envie dans ce projet?
Une exposition à la Cité de la musique et une rétrospective à la Cinémathèque Française: les comédies musicales sont à l’honneur. À cette occasion, nous avons proposé au critique de cinéma et commissaire d’exposition N.T. Binh une sélection de 10 films du genre. Il nous parle de ses 3 choix.
Une mère divorcée entraîne son fils dans un périple à cheval, au Kirghizistan. Elle aimerait que ce voyage les rapproche, même si l’adolescent, opiniâtre et violent, n’y met pas du sien. Bientôt, ils se confient et leurs regards changent, amorçant la possibilité d’une réconciliation.
The Negro Motorist Green Book, plus communément appelé Green Book, est un ouvrage publié annuellement par Victor-Hugo Green – Il correspond à un recensement des motels et restaurants dans lesquels les personnes de couleurs étaient acceptées aux États-Unis entre 1936 et 1966. Green Book : Sur les routes du sud est basé sur l’incroyable histoire vraie de Dr. Don Shirley un pianiste et intellectuel de couleur qui décide d’entamer une tournée dans le sud rural des États-Unis. Pour cela il décide de s’accompagner de Tony Vallelonga, surnommé Tony Lip, un videur italien de provenance ouvrière, réputé pour son caractère violent. Dans ce film écrit par le fils de Vallelonga, c’est ce duo peu commun que l’on suit le temps de ce périple, durant lequel leurs certitudes vis à vis l’un de l’autre seront remises en question.
Géraud, un jeune réalisateur se lance à contre coeur dans une tournée normande pour faire la promotion de son dernier film. Les différentes personnes qu’il va rencontrer au Tréport vont vite rendre ce séjour plus agité que ce qu’il avait anticipé.
Le soir du réveillon de Noël, Ben crée la surprise en revenant dans sa famille après une longue absence. Le garçon de 19 ans est toujours en cure de désintoxication, mais il veut passer ce moment avec les siens, prouver aux autres et à lui-même qu’il est capable de vivre sans replonger dans la drogue. Son retour s’apprête pourtant à raviver des tensions dans le quartier, et nourrit l’inquiétude de sa mère.
Ludovic-Alexandre Vidal et Julien Salvia sont un duo français respectivement auteur et compositeur de théâtre musical. Ils ont travaillé sur les spectacles Raiponce et le Prince Aventurier ou La Petite Fille aux Allumettes, tous deux nominés aux Molières 2016. Leur dernière création, Les Aventures de Tom Sawyer, se joue actuellement au théâtre Mogador, à Paris.
Comment cette passion de la comédie musicale vous est-elle venue ?
J : Tout d’abord en en écoutant beaucoup. Il y a eu l’avènement de la comédie musicale lorsque j’avais quinze ans, avec Notre Dame de Paris par exemple, et ce genre m’a vite passionné. La dramaturgie dans la musique, c’est quelque chose qui m’a toujours intéressé. J’ai rencontré Ludovic à l’Ecole Centrale de Paris, l’école d’ingénieurs dans laquelle nous étions, que je voulais d’ailleurs faire aussi parce qu’il y avait un club de comédie musicale! Ensemble on a écrit notre première comédie musicale à vingt ans, ça s’appelait Révolution.
Certains compositeurs vous ont-ils particulièrement inspiré ?
J : Bien sûr, Ashman et Menken (Aladdin, la Belle et la Bête, Little Shop of Horrors) est un duo qui nous touche énormément. Après évidement Boublil et Schönberg car ce sont les français qui ont réussi à aller en Angleterre en écrivant Les Misérables, qui est une comédie musicale qui a toujours eu un grand impact sur moi. Musicalement il y a aussi toutes les comédies musicales de l’âge d’or, auxquelles on rend hommage dans Tom Sawyer, c’est à dire les spectacles de Jerry Herman (Hello, Dolly!) ou de Jules Styne (Gentlemen prefer blondes, Funny Girl), qui ont été de très fortes inspirations.
L : En matière de textes je dirais vraiment Ashman et Sondheim (West Side Story, Company, Follies). J’étais aussi un grand adepte de Lloyd Webber, d’immenses découvertes pour moi ont été Le Fantôme de l’Opéra et Sunset Boulevard, qui reste probablement l’oeuvre qui m’a le plus touché.
Pourquoi vous êtes-vous tournés vers la comédie musicale et pas simplement la musique ou le théâtre séparément ?
Le cinéaste Sergey Dvortsevoy est parti d’un fait réel terrifiant : 248 nouveaux-nés ont été abandonnés par leurs mères en 2010, venues du Kirghizistan pour accoucher à Moscou. C’est le sort de l’héroïne de ce film qui porte son nom, Ayka, que l’on suit dans un calvaire d’une rare violence, à la fois sociale et physique. Dans lequel une respiration équivaut à un cri de douleur, sans jamais être une capitulation.