The Lost King

Au cinéma le 29 mars 2023

© Pathe Productions Ltd

The Lost King nous embarque avec lui dans une enquête ludique des plus réjouissantes, prétexte à un petit conte moral sur les faux-semblants. Si le film ne propose rien d’original en soi, chaque plan se voit savamment étudié pour devenir maillon rodé d’une mécanique jouissive de film policier mariée à la légèreté que la comédie sociale britannique sait imposer.

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Rencontre avec : Sophie Letourneur

© Denis Guignebourg

Trois ans après Enorme et son succès critique plus que mérité, Sophie Letourneur revient avec Voyages en Italie, une nouvelle comédie hors des sentiers battus, à l’ anti-romantisme rafraîchissant.

Comment est né le projet du film ?

Je l’ai écrit après un voyage en Italie que j’ai fait en 2016 avec le père de mon fils. Le voyage du film y ressemble beaucoup…

La plupart de vos films trouvent un ancrage dans une matière autobiographique, mais vous la remodelez de façon à mettre en lumière son caractère universel. Le générique d’ouverture de Voyages en Italie fait défiler des photos de couples anonymes en vacances en Italie. Était-ce une manière d’inscrire votre expérience individuelle dans une pratique finalement commune ?

Oui, je pense que c’est aussi pour cela qu’il y a un « s » à « Voyages » dans le titre. Quand on était en Italie, j’avais l’impression que tous les couples autour du nôtre faisaient le même voyage pour les mêmes raisons. J’ai trouvé ça drôle, et c’est ce qui m’a donné envie de raconter cette expérience.

Le pluriel du mot « voyage » est aussi un clin d’œil au Voyage en Italie de Rossellini, que le personnage de Philippe Katerine évoque avec Stromboli tandis que vous sillonnez la Sicile. Qu’est-ce que vous aimez dans le cinéma de Rossellini ?

Rossellini, c’est le premier cinéaste à mélanger des plans de documentaire avec des plans de fiction. C’est un pionnier pour cela. Et puis Voyage en Italie, c’est un film qui n’a pas été immédiatement compris à sa sortie. C’est un aspect que j’aime bien dans son travail : il fait de la recherche. Mais même si j’aime bien Voyage en Italie, je crois que j’ai une préférence pour Stromboli.

Dans une interview, vous disiez bien aimer « l’idée de revivre les événements, grâce à un film, pour comprendre ce [qu’il vous] est arrivé, pour que les choses ne s’arrêtent pas trop vite. » Est-ce que c’est pour cette raison que vous jouez dans certains de vos films ?

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Rencontre avec : Martin Jauvat

© Julien Lienard

Derrière ses allures de premier film candide, Grand Paris déploie un brillant road-movie à la croisée des genres, mêlant le film de banlieue avec la science-fiction, le récit d’aventure ou même la bande dessinée. Jeune réalisateur et acteur à suivre, Martin Jauvat revient avec nous sur la genèse d’un projet unique.

Avant d’être un long métrage, Grand Paris a été un court métrage, diffusé dans plusieurs festivals. Comment s’est déroulée cette transformation ?

C’est une histoire un peu compliquée, une vraie magouille de production, en quelque sorte. J’ai d’abord écrit un scénario de court métrage puis, le temps qu’il se finance, j’ai réécrit des scènes et c’est devenu un long métrage. On s’est alors retrouvé avec deux films en financement. La production du court-métrage s’est accélérée et selon Emmanuel Chaumet, mon producteur, j’allais pouvoir tourner le long-métrage avec l’argent reçu pour le court puis faire deux montages différents. Le tournage s’est fait d’un coup puis, parmi les rushes, j’ai extrait Grand Paris Express, le court métrage, que j’ai pu montrer à ceux qui nous avaient soutenus – ARTE et le CNC -, en les prévenant toutefois qu’il y aurait une version plus longue. En définitive, j’ai tourné deux films en un.

Comme tes précédents courts métrages, Grand Paris est un film à petit budget qui se permet quand même une certaine ambition esthétique, en flirtant avec la science-fiction. Comment fais-tu la part entre tes ambitions et le budget qui t’es alloué ?

Étant donné que tous mes courts métrages ont été autoproduits, j’ai conscience des limites et de la faisabilité d’un projet lorsque je l’écris. J’arrive à confronter le fantasme du scénario avec sa réalité. Il est nécessaire de se poser la question du “Comment”. Je n’ai jamais l’impression d’être un Dieu tout puissant, qui peut se permettre n’importe quoi. Ce qui compte, c’est d’être raisonnable. Le producteur avec qui je travaille maintenant, Emmanuel Chaumet, m’a toujours poussé à aller au bout de mon scénario avant tout. On finit par trouver des solutions et on peut très bien réussir à faire de la science-fiction, même quand on n’a pas d’argent. Il faut aussi accepter – et c’est quelque chose que j’ai dû faire très tôt, dans l’autoproduction – une esthétique du bricolage, de l’artisanat ou du factice. Mais je trouve qu’elle ajoute beaucoup de poésie, qu’elle aide à faire un pas de côté et à voir la réalité autrement, d’une façon un peu neuve et originale. Pour autant, je n’ai pas renoncé à mes ambitions de “grand spectacle hollywoodien”, mais je savais que je ne pourrais jamais égaler mes références. Il fallait faire le deuil de cette idée pour en faire une force. 

Dans cette esthétique artificielle, on sent d’ailleurs une grande influence de la bande dessinée, que ce soit par les cadres souvent fixes, les couleurs pastel ou même les personnages qui portent toujours la même tenue. Le film fait penser à Tintin, par exemple, mais aussi à tout un cinéma qui s’est justement réapproprié les codes de la BD : Jacques Tati, Antonin Peretjatko ou même Benoit Forgeard, avec qui tu as déjà collaboré. Est-ce que tu penses être nourri par de telles références ?

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Grand Paris

Au cinéma le 29 mars 2023

© Ecce Films

Promesse d’un sympathique road-movie périphérique entre deux banlieusards, Grand Paris abrite sous son apparente simplicité un brillant travail d’alchimiste.

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Apaches

Au cinéma le 29 mars 2023

© Tandem films

Trois ans seulement séparent le sympathique Dernier Voyage de Apaches, deuxième long-métrage de Romain Quirot, mais le constat n’est étrangement plus le même, comme si quelque chose s’était perdu en chemin.

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Voyages en Italie

Au cinéma le 29 mars 2023

© Météore Films

« Si on a des problèmes, c’est pas en partant qu’on va les résoudre. Dans le cas de figure où ça se passe bien, on va revenir, on n’aura pas résolu les problèmes. » Dans un bus qui traverse mollement la capitale, un couple en crise réfléchit à partir en voyage pour raviver la flamme. Jean-Phi ne voit pas l’intérêt, mais Sophie finit par le convaincre. Reste à trouver une destination… Après maints pourparlers, un compromis est trouvé : ce sera la Sicile.

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Je verrai toujours vos visages 

Au cinéma le 29 mars 2023

© Christophe Brachet – 2022 – CHI-FOU-MI PRODUCTIONS – TRESOR FILMS – STUDIOCANAL – FRANCE 3 CINEMA

Encore assez méconnue en France, la justice restaurative se révèle dans le dernier film de Jeanne Herry, Je verrai toujours vos visages, qui met en scène des rencontres entre des victimes et des auteurs d’infraction, visant à réparer le lien social par les mots. 

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Le Bleu du caftan

Au cinéma le 22 mars 2023

© Ad Vitam

Dans l’arrière-boutique, Halim travaille le tissu. L’étoffe bleue coule entre les doigts de l’homme, fraîche et légère, et la caméra s’attarde sur la douceur avec laquelle elle est touchée, caressée, sur la bobine de fil d’or posée par-dessus. Maryam Touzani déplie son film de la même manière : lente et délicate, elle laisse le temps aux personnages de nous révéler des profondeurs et une humanité insoupçonnés.

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La mort de Danton

Comédie-Française

© Christophe Raynaud de Lage

Danton et Robespierre font la révolution différemment. Alors que le premier encourage les débats et la modération, le second prone le soulèvement et la terreur. Simon Delétang met en scène à la Comédie-Française la pièce de Büchner sur un révolutionnaire hanté par ses actions, en quête de repos.

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Ganache Festival

1ère édition

© Ganache Studio

Nous sommes très fiers de vous annoncer notre collaboration avec Ganache Studio et Adrio Guarino dans le cadre de la toute première édition du Ganache Festival ! 

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