La dégustation

Théâtre de la Renaissance

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Bernard Campan, Isabelle Carré et des bouteilles de vin ©Charlotte Spillemaecker

  Jacques (Bernard Campan) aime tellement le vin qu’il est devenu caviste – son médecin, fidèle client, lui recommande souvent de calmer sa passion. Ce célibataire solitaire, un peu renfrogné, fait la rencontre d’Hortense (Isabelle Carré), venue acheter une bouteille pour l’offrir à des sans-abris. Au point de départ de cette romance entre deux timides se mêle l’apparition impromptue d’un jeune cambrioleur en liberté conditionnelle, Steve (Mounir Amamra, vu l’année dernière dans Le Monde est à toi de Romain Gavras), qui se réfugie dans la cave à vin.

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Dumbo

Au cinéma le 27 mars 2019

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Eva Green dans Dumbo © 2019 Disney Enterprises, Inc. All Rights Reserved / Jay Maidment

Les récentes productions de Disney n’enchantent guère, choisissant de faire des remakes en live-action de leurs succès d’antan au lieu de rechercher de nouvelles histoires et des univers originaux. C’était le cas, récemment, de La Belle et la Bête (Bill Condon, 2017), du Livre de la jungle (Jon Favreau, 2016) ou, bientôt, du Roi Lion (du même Jon Favreau). Dumbo semblait appartenir à cette lignée, mais c’était compter sans la patte d’un véritable auteur, Tim Burton, que l’on retrouve avec joie.

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The Umbrella Academy

Disponible sur Netflix

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Aidan Gallagher (Number 5), Ellen Page (Vanya), Emmy Raver-Lampman (Allison), Robert Sheehan (Klaus), David Castañeda (Diego) et Tom Hopper (Luther) © Netflix

Sans être enceintes, quarante-trois femmes partout dans le monde accouchent au même moment. Sept de ces enfants aux capacités spéciales sont adoptés par un riche inventeur américain, formant alors the Umbrella Academy, un groupe de justiciers masqués. Des années plus tard, la mort de leur père va les réunir une nouvelle fois – si cette dernière  leur paraît suspecte, les héros n’ont pas le temps de s’y intéresser avant d’apprendre que l’apocalypse ne saurait tarder et qu’ils ont pour tâche de l’arrêter. The Umbrella Academy s’intéresse donc aux relations conflictuelles au sein du groupe parallèlement à cette intrigue apocalyptique. 

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Us

Au cinéma le 20 mars 2019

Us
Lupita Nyong’o (Adélaïde Wilson) © Universal

Une petite fille s’éloigne de ses parents lors de la fête foraine sur la plage de Santa Cruz, en Californie. Elle se perd dans le palais des miroirs et se retrouve face à son reflet qui, animé, lui adresse un sourire glaçant. Quelques années plus tard Adélaïde, maintenant adulte, revient passer l’été dans la maison de vacances de ses parents, accompagnée de son mari, son fils et sa fille. Hantée par ce traumatisme, elle a toujours gardé la sensation d’être poursuivie par son double maléfique. Intuition qui sera peut-être confirmée par la présence d’étranges personnes dans l’entrée de leur maison. Cette famille mystérieuse : c’est eux, vêtus de rouge, armés de ciseaux et venus pour « rompre le lien ».

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Ma vie avec John F. Donovan

Au cinéma le 13 mars 2019

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Jacob Tremblay dans Ma vie avec John F. Donovan @Shayne Laverdière

Changement de rythme pour Xavier Dolan. Alors qu’il nous avait habitué à une sortie en salle régulière depuis J’ai tué ma mère (2009), à raison d’un ou deux ans d’intervalle au plus tard, son nouveau long-métrage tardait à sortir. L’impatience de voir son premier film tourné en langue anglaise grandissait à mesure que sa date de sortie restait secrète. En février 2018, l’excitation a fait place à une certaine inquiétude lorsque le cinéaste a annoncé sa décision de couper toutes les scènes tournées par Jessica Chastain, pourtant annoncée dans l’un des rôles principaux. Un montage de quatre heures a dû être retravaillé, le scénario original considérablement atrophié. Ces éléments révélateurs d’une post-production compliquée ont-ils une incidence sur le film ?

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Rencontre avec : Jean-Pierre Kalfon

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  Un bistrot parisien, situé au cœur d’une rue populaire du 18e arrondissement. Jean-Pierre Kalfon arrive tout sourire, même s’il fait un peu froid ce matin. Veste en cuir et pantalon noir, fidèle à son image, l’acteur-rocker salue tout le monde en habitué des lieux. Il s’installe au fond du bar et entame la conversation. Il s’étonnerait presque d’en être arrivé jusque là. « Comment se fait-il que moi, qui ai fugué en Belgique et qui me suis retrouvé en taule à 15 ans, parti comme j’étais parti, j’ai réussi à faire toutes ces rencontres ? J’ai forcément une bonne étoile. Et aussi une nature de fonceur, mais je fonçais où ? Dans le mur ! Je ne savais pas où j’allais. » Sa vie méritait bien d’être racontée sur plus de 300 pages, dans une autobiographie parue récemment aux Editions de l’Archipel, Tout va bien M’man. Les mémoires de Jean-Pierre Kalfon, c’est le récit de quatre vingts années folles, qui nous donne l’impression que l’acteur a vécu plusieurs vies. « J’ai besoin de faire beaucoup de choses, c’est dans ma nature. Des films, des pièces de théâtre, de la télévision, de la musique, des femmes, des voyages… Même s’il y a toujours des coins qu’on ne visite pas, j’ai essayé de remplir le cahier des charges. Chaque jour étant une page blanche à laquelle il faut donner un contenu. »

  Si le titre de son livre Tout va bien M’man exprime un besoin de se rassurer, « pour clarifier les choses » en lui-même et revenir sur les dégâts causés par son départ précipité du foyer familial, il entend avant tout se placer sous le signe de la légèreté. Jean-Pierre Kalfon y raconte la frénésie de sa vie avec humour, dans une écriture qui semble moins motivée par un souci d’exhaustivité que par un désir de distiller des bons mots, et de multiplier les adresses au lecteur complice de ses aventures. Car des aventures, il y en a, racontées avec une délectation partagée. Elles portent autant sur ce qui se passe sur les plateaux que sur ce qui se déroule à côté : lorsqu’il se remémore le tournage de Week-end (1969) de Jean-Luc Godard, c’est pour mieux dériver sur sa rencontre avec les Rolling Stones dans leur studio qui a pris feu. Le tournage rocambolesque de La Vallée (1972) de Barbet Schroeder, en Papouasie-Nouvelle-Guinée, est un autre épisode qu’il relate avec jubilation.

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Patrick Melrose

Disponible sur Canal+

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Benedict Cumberbatch (Patrick Melrose) © Showtime

La série Patrick Melrose est adaptée des livres d’Edward St. Aubyn, dans lesquels il raconte sa propre vie à travers le personnage fictif de Patrick Melrose. Violé par son père dès l’âge de cinq ans, il tente de faire face aux traumatismes de son enfance en se réfugiant dans la drogue et l’alcool. C’est après la mort de son père et une tentative de suicide qu’il décide finalement de reprendre en main sa vie et d’affronter ses démons, tant bien que mal. La mini-série de cinq épisodes nous permet de suivre la vie de Patrick, déjà adulte, entremêlée de flash-backs de son enfance. Ce faisant, le créateur de la série David Nicholls peint un portrait glaçant de l’aristocratie britannique.

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Long way home

Au cinéma le 13 février 2019

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©Condor Distribution

Angel, 18 ans, sort de prison et rentre dans sa famille d’accueil à Philadelphie. Son retour lui permet de renouer les liens avec sa petite sœur Abby, et démarre une histoire de vengeance sur les traces de leur père, responsable de la mort de leur mère.

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Vice

Au cinéma le 13 février 2019

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Dick Cheney (Christian Bale) et George W. Bush (Sam Rockwell) © Mars Film / Annapurna Pictures

Quatre ans après The Big Short qui lui avait valu l’Oscar du meilleur scénario adapté (basé sur le roman de Michael Lewis), le réalisateur Adam McKay est de retour avec le film Vice. Dans celui-ci il traite de l’ascension politique de Dick Cheney, jusqu’à son rôle de vice-président aux côtés de George W. Bush, durant les événements tragiques de septembre 2001. Après avoir traité de la crise économique de 2009 dans son film précédent, le réalisateur nous livre cette fois un scénario original sur des faits américains politiques et polémiques, frôlant l’invraisemblable.

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Rencontre avec : Mads Mikkelsen

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Mads Mikkelsen au festival de Cannes 2018 ©Pascal Le Segretain/Getty Images Europe

« Tous les ans, dès qu’il y a de la neige dans les grandes villes, c’est la panique!». Lors de son passage à Paris pour faire la promotion de son nouveau film, Arctic de Joe Penna, Mads Mikkelsen s’est coordonné avec la météo. Dans ce film de survie présenté en séance de minuit au dernier Festival de Cannes, en salle dès aujourd’hui, il interprète un homme qui se bat contre les éléments au beau milieu du Pôle Nord. Nous l’avons rencontré, au chaud, pour parler de ce long-métrage, mais aussi de Netflix, de scénario, de Nicolas Winding Refn ou encore de son futur projet avec Thomas Vinterberg…

Qu’est-ce qui vous a donné envie de jouer dans Arctic, sachant ce qui vous attendrait sur le tournage ?

J’ai trouvé l’histoire très belle, pure et déchirante. Elle interroge la capacité que l’on a à conserver notre humanité dans une telle épreuve. J’ai beaucoup aimé l’écriture radicale de mon personnage, car on ne sait rien de son passé, il n’y a aucun flashback et il n’est pas non plus question d’histoire d’amour. Nous ne sommes pas tombés dans ces écueils. J’ai donc accepté, et quand j’ai posé le pied en Islande pour le tournage, je me suis dit « d’accord, je vais vivre un vrai survival!».

Dans Arctic, votre personnage vit une expérience solitaire, il ne parle presque pas. Est-ce quelque chose avec laquelle vous êtes à l’aise ? Aviez-vous un modèle particulier en tête ?

Oui, je suis à l’aise avec les scènes non verbales. Si une scène dans laquelle mon personnage est seul en train de pêcher avait été précédée par un éventuel dialogue avec sa femme ou sa mère, je ne l’aurai pas jouée de manière si différente. Cela fait partie de notre métier d’acteur. Je suis un grand fan des films muets, en particulier ceux de Buster Keaton, et je suis convaincu que l’on peut dire beaucoup de choses grâce aux seules images. Il n’y a pas toujours besoin des mots. Je ne pensais pas à un modèle spécifique, mais j’avais à l’esprit l’histoire du film et la direction que nous voulions lui donner. Je savais qu’il y aurait peut-être un deuxième personnage dans le film, qui agirait comme un miracle dans son monde. Soudain, il a une nouvelle raison de poursuivre sa mission de survie et de ne pas abandonner. C’est un être humain, l’épreuve paraît insurmontable jusqu’à ce que quelqu’un vienne l’épauler.

Est-ce que votre passé de danseur influence votre jeu d’acteur, en particulier sur ce film ?

Je ne suis pas certain que ma formation de gymnaste m’aide pour interpréter un rôle, mais la danse enseigne surtout une très grande discipline. Ce n’est pas pour dire du mal des acteurs, mais un danseur ne se permettra jamais d’arriver sur le plateau avec quinze minutes de retard, en buvant un verre de café. Les danseurs sont toujours opérationnels et prêts à avancer. Cette ténacité m’a peut-être aidé à endurer chaque journée de tournage, de plus en plus difficile à cause de froid extrême.

Avez-vous du mal à quitter vos personnages après un tournage ?

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