Rencontre avec : César Díaz

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César Díaz et sa Caméra d’or (entre Rithy Panh et Valeria Bruni Tedeschi) © CHRISTOPHE SIMON / AFP

L’année dernière, Nuestras Madres a reçu la très prisée Caméra d’or au festival de Cannes. Sortie en VOD cette semaine, c’est une œuvre de mémoire nécessaire sur les terribles conséquences de la guerre civile guatémaltèque (1960-1996). Après quelques problèmes de connexion et de décalage horaire – nous sommes en France, il est au Guatemala – nous avons réussi à joindre le réalisateur César Díaz, pour revenir avec lui sur son fort et beau premier film.

Nuestras Madres est le premier film guatémaltèque présenté au festival de Cannes. En quoi était-ce important pour vous qu’il soit vu par le plus grand nombre ?

Parce qu’il parle de l’histoire vive du Guatemala, une histoire que certains essaient d’oublier. Et pire encore, de nier. C’est aussi important par le moment cinématographique que l’on vit au Guatemala, car il faut soutenir cette industrie naissante. Le fait qu’un film aille au festival de Cannes est l’affirmation que l’on est sur le bon chemin.

Est-ce que la guerre civile est un sujet présent dans l’actualité de votre pays, ou bien encore un tabou ?

C’est un sujet important pour le monde de gauche et progressiste, mais pour le reste de la population, c’est un vieux sujet dont il ne faut pas trop parler. Le problème principal est qu’il n’a jamais existé une véritable volonté politique de soigner les blessures du passé, ni de procéder à une réconciliation nationale.

Comment avez-vous écrit votre scénario ?

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The Loudest Voice

Disponible sur Canal+

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Face à face malsain entre Naomi Watts et Russel Crowe – © Showtime

En sept épisodes, The Loudest Voice raconte l’effrayant trajet parcouru par l’homme d’affaires Roger Ailes, depuis la création de la chaîne conservatrice Fox News en 1995 jusqu’à sa mort en 2017 quelques mois avant l’élection de Donald Trump.

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Da 5 Bloods

Sur Netflix le 12 juin 2020

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Clarke Peters, Delroy Lindo, Isiah Whitlock Jr., Jonathan Majors et Norm Lewis ©David Lee/Netflix

Placé sous l’égide des discours de paix et de fraternité de Mohamed Ali et de Martin Luther King, le nouveau film de Spike Lee tombe tristement à pic en ce moment. Les violences policières contre lesquelles le monde s’insurge suite à la mort de George Floyd à Minneapolis le 25 mai dernier résonnent avec les images d’archives présentées au début du film. Elles sont ici mises en avant pour pointer l’injustice dont font preuve les Etats-Unis à l’égard de leurs soldats Afro-Américains au moment de la guerre du Viêt Nam : ils étaient les premiers au front, et les derniers considérés comme des citoyens. Si leur rôle dans le conflit a été aussi peu traité par le cinéma que par les livres d’histoire, le film s’embourbe dans une narration indigeste qui dessert la force du propos.

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L’Épouvantail

Festival Lumière 2023 / Rétrospective Palme d’or

© Warner Bros

Le Nouvel Hollywood peut se définir comme la réponse américaine à la Nouvelle Vague française. Après une période de basse fréquentation des salles de cinéma dès la fin des années 50, les années 70 donnent à l’industrie un nouveau souffle en revendiquant une opposition au classicisme. Alors que des films comme Bonnie & Clyde (Arthur Penn, 1967), Le Lauréat (Mike Nichols, 1967) ou Easy Rider (Dennis Hopper, 1969) sont considérés comme les œuvres fondatrices de ce mouvement, ceux de Jerry Schatzberg se retrouvent régulièrement – et injustement – relégués au second plan. 

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La Chambre du fils

Rétrospective Palme d’or

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Giuseppe Sanfelice (Andrea) et Nanni Moretti (Giovanni) © Bac films

Giovanni est psychanalyste et père de famille. Il écoute ses patients lui confier leurs névroses avant de regagner son appartement dans lequel sa femme, son fils et sa fille l’attendent. Ses journées sont réglées selon une routine précise et indispensable. Lorsqu’un événement tragique vient la troubler, sa vie bascule irréversiblement.

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Festival de Cannes 2020

73e édition

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Pas de Palme d’or décernée cette année, mais une sélection de films labellisés « Cannes 2020 » ©Antonin Thuillier/AFP

Si la tenue du festival de Cannes avait été espérée jusqu’au bout par Thierry Frémaux, Pierre Lescure et les cinéphiles les plus optimistes, il a fallu se rendre à l’évidence : le festival n’aura pas lieu. Il s’agit d’une circonstance inédite dans l’histoire du festival. Il y a bien eu la première édition avortée de 1939, et celle interrompue de 1968, mais cette édition 2020 ne pouvait rien contre un contexte mondial tout autant exceptionnel. Le festival n’a cependant pas dit son dernier mot.

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La Dolce Vita

Rétrospective Palme d’or

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Marcello Mastroianni (Marcello Rubini), Anita Ekberg (Sylvia) © Consortium Pathé

Les années soixante marquent le renouveau artistique du cinéma italien, son essor économique et son rayonnement international. Alors qu’une nouvelle génération de cinéastes se dessine, cette ère moderne est pourtant incarnée par des auteurs plus âgés. Parmi eux : Federico Fellini. En 1960, le réalisateur remporte la Palme d’or avec La Dolce Vita.

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Technoboss

En VOD le 27 mai 2020

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©Shellac Distribution

Luis Rovisco (Miguel Lobo Antunes) devrait bientôt partir en retraite. Directeur commercial grisonnant, il manque d’entrain au cours des voyages répétitifs qu’il exécute pour installer des caméras de surveillance. Le seul moyen de casser son quotidien et de mettre des mots sur ce qu’il ressent, c’est par la musique qu’il le trouve : au volant de sa voiture, il se met à chanter. Et transforme soudain un film d’auteur lambda en comédie musicale excentrique.

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Oncle Boonmee, celui qui se souvient de ses vies antérieures

Rétrospective Palme d’Or

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The Eddy

Disponible sur Netflix

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André Holland et Joanna Kulig ©Lou Faulon

Le club de jazz The Eddy, situé à Paris, connaît des déboires. L’un des deux patrons (Tahar Rahim) s’est endetté auprès d’un homme de plus en plus menaçant, tandis que naissent des conflits intérieurs parmi les membres du groupe habitué des lieux. Quant à l’autre gérant, le new-yorkais Elliot (André Holland), ex-pianiste star dans le milieu, il reçoit sa fille (Amandla Stenberg) venue des Etats-Unis.

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