
En 2013, Rodrigo Sorogoyen présente Stockholm en compétition à Cinemed. Onze ans et cinq longs métrages plus tard, le festival lui consacre une rétrospective.
Continuer à lire … « Que Dios nos perdone »Festival Cinemed 2024

En 2013, Rodrigo Sorogoyen présente Stockholm en compétition à Cinemed. Onze ans et cinq longs métrages plus tard, le festival lui consacre une rétrospective.
Continuer à lire … « Que Dios nos perdone »Festival Lumière 2024

Dans son troisième long-métrage, Coup de foudre, Diane Kurys déploie dans une veine autobiographique (que l’on retrouvait déjà dans Diabolo Menthe) le vécu de sa propre mère, d’origine juive, internée au camp de Perpignan en 1942.
Continuer à lire … « Coup de foudre »2012 / Actuellement au cinéma

Inédit en France, Starlet, quatrième film de l’américain récemment palmé d’or, contient tout l’art du cinéaste : une qualité d’observation inouïe couplée à un attrait pour les franges marginales de l’Amérique. Avant les flamboyantes prostituées africaines-américaines transgenres de Tangerine, avant la strip-teaseuse et mère célibataire de The Florida Project, Sean Baker s’imposait déjà comme l’auteur d’un contre-récit du rêve américain. De banlieues délaissées en motels miteux, son œuvre dresse en effet peu à peu le portrait des laissé·es-pour-compte du libéralisme sauvage qui règne sur le pays de l’oncle Sam, en évitant adroitement à la fois l’écueil du misérabilisme et celui de l’angélisme.
Continuer à lire … « Starlet »Festival Lumière 2024

Parmi les rôles complexes, obscurs et tortueux interprétés par Isabelle Huppert, on compte celui d’Erika Kohut dans La pianiste de Michael Haneke : un film dérangeant, portant un trio de personnages ambigus et déroutants, dont les relations interrogent les rapports entre hommes et femmes.
Continuer à lire … « La pianiste »Festival Lumière 2024

Le genre du film noir, dont fait partie Acte de violence de Fred Zinnemann, est marqué par la psychanalyse, en ce qu’il propose des personnages torturés par leur passé et emprisonnés dans des situations inéluctables, dont la seule issue est une fin tragique. C’est bien le cas de Frank Enley, dont la vie paisible et respectable va être entravée par l’arrivée d’un vétéran invalide, Jo Parker, qui partageait son régiment lors de la Seconde Guerre Mondiale. Plus qu’une histoire de vengeance pour trahison et lâcheté, Fred Zinnemann donne à voir les conséquences traumatiques du conflit sur la psyché des protagonistes.
Continuer à lire … « Acte de violence »Amazon Prime

Dans Culte, Nicolas Slomka et Matthieu Rumani racontent l’avénement de Loft Story, la première émission de télé-réalité française. La série d’Amazon Prime porte bien son nom : l’objet désigné est d’abord violemment rejeté par la presse et une partie des spectateurs avant d’obtenir une notoriété telle qu’on lui confère à postériori le statut de « culte ». C’est peut-être là l’élément le plus intéressant de la série : à savoir, capter ce moment de fracture entre la vocation d’information de la télévision et sa nécessité de divertir. Une fracture qui s’exprime, et est représentée parfaitement dans Culte, également de façon générationnelle, au début des années 2000.
Continuer à lire … « Culte »Actuellement au cinéma

Quoi de plus cinématographique que l’absence ? Dans Le sentier des absents, Eugénie Zvonkine ouvre sa voix et la voie à celles qui ont perdu un enfant avant ou pendant l’accouchement.
Continuer à lire … « Le sentier des absents »Actuellement au cinéma

Niki est un film sur le hors-champ, à la fois force et faiblesse du premier long-métrage de Céline Salette. Il doit son nom à l’artiste plasticienne Niki de Saint Phalle, dont l’œuvre protéiforme est le reflet de son intériorité : Niki est connue pour avoir réalisé des tableaux-performances, des sculptures féministes et des films psychanalytiques. Autant d’œuvres qui ne sont jamais dévoilées à l’écran, par manque d’obtention des droits : une contrainte avec laquelle Céline Salette se démène habilement. Car plus que de se concentrer sur la production de Niki, la réalisatrice nous propose de nous attarder sur le parcours de la femme, sur sa transformation et son évolution. Une manière de donner à voir ce qui d’ordinaire n’est pas montré : l’ascension artistique qui ne s’arrête qu’au moment où Niki formule à voix haute son nom d’artiste.
Continuer à lire … « Niki »Festival Lumière 2024

Matilde Landeta est une des (trop nombreuses) cinéastes oubliées du champ cinématographique international. Dans son troisième long-métrage, la réalisatrice mexicaine reste fidèle aux questions féministes qui sillonnent l’ensemble de son parcours.
Continuer à lire … « Trotacalles »Actuellement au cinéma

« Pour comprendre Lee Miller, il faut prendre en compte toute son expérience de vie. On la réduit souvent à son statut de mannequin, de muse, de photographe de mode ou de cuisinière. Si vous prenez n’importe laquelle de ces étiquettes isolément, vous ne pourrez pas comprendre la vraie Lee Miller. Il faut regarder l’ensemble pour vraiment appréhender qui elle était, comment elle en est arrivée à faire les photos qu’elle a faites, et pourquoi. » Dans une Grande Traversée que France Culture consacrait à Lee Miller, la conservatrice de musée Hilary Roberts pointait du doigt un écueil récurrent lorsqu’on évoque la vie de l’artiste. Par excès de zèle, Kate Winslet et Ellen Kuras répètent l’erreur dans leur biopic Lee Miller en se focalisant sur l’étiquette ‘photographe de guerre’ pour les besoins d’un film épique aux accents mélodramatiques. Le résultat rend un maladroit hommage à cette artiste extraordinaire.
Continuer à lire … « Lee Miller »