1979, en plein cœur de la campagne texane, un groupe de cinéastes amateurs désire réaliser l’œuvre qui fera d’eux des stars. Deux problèmes se posent : le couple auquel ils louent la maison du tournage se révèle bien antipathique, et ils veulent tourner un film pornographique.
Jacky Caillou. Quelle est cette œuvre au titre qui interpelle ? En amont de la projection, notre imagination divague déjà, tachant de concevoir ce que provoquerait un mélange entre le tuning et la culture beauf qu’évoque ce prénom d’une part, et le reflet de simplicité et d’innocence assimilé au prosaïque élément, nom antonomastique, d’autre part. Notre intuition est – presque – bonne (amateurs d’automobile, férus de véhicules à l’esthétique douteuse, friands de voitures aux accessoires inaccoutumés, passez votre chemin), le film repose pleinement sur des jeux d’oppositions.
C’est entre des champs remplis de fleurs,le lycée et une chambre que se déroule l’histoire d’une amitié sans bornes, comme on peut en connaître au sortir de l’enfance, à la lisière du monde adulte. Rémi et Léo ont treize ans, l’âge des possibles, des jeux empreints de réalité : ils se dissimulent dans une cachette, croient entendre des voix, puis enfourchent leur vélo et filent sur la route, le souffle court, emportés par le vent.
« A lot of this really happened » s’écrit en lettres blanches au début du nouveau film de David O. Russell, une fantaisie d’abord bienvenue qui prend finalement la forme d’une certaine désinvolture de l’auteur face à son sujet et provoque l’ennui.
Depuis son superbe Monsieur & Madame Adelman, premier long-métrage surprenant de justesse, Nicolas Bedos semble sur une pente glissante, comme si chaque nouvel exercice, aussi intéressant soit-il, cherchait à retrouver sans succès la recette de cet unique coup d’éclat. Passé un OSS 117 inégal ressemblant plus à un film de commande qu’autre chose, l’auteur revient enfin à un projet original et se dirige cette fois-ci vers la Côte d’Azur, son univers bourgeois et ses petits jeux de manipulation.
Le cinéma est une affaire de point de vue et Louis Malle, cinéaste éclectique aux mille regards, l’a toujours compris. En 1974, trois ans après le déjà controversé Le Souffle au cœur, le cinéaste français provoque une nouvelle polémique avec Lacombe Lucien, portrait d’un jeune paysan travaillant pour la Gestapo durant la Seconde Guerre Mondiale. Le cinéaste, poussé à l’exil, quitte la France. Son œuvre, elle, continue d’animer les débats et n’a encore aujourd’hui rien perdu de sa force.
Chaque année depuis 2009, dans le berceau du cinéma à Lyon, se tient le festival Lumière. Une grande manifestation étalée sur 9 jours, chapeautée par Thierry Frémaux, directeur de l’Institut qui l’organise, et où l’amour du 7e art est le seul maître mot. Si depuis sa création l’événement déplace des foules de cinéphiles, comme l’atteste une fréquentation qui ne semble pas avoir faibli malgré les stigmates de la crise covid, il attire aussi en masse les artistes de prestige. Ce n’est pas moins d’une quinzaine d’invités de marque (sans compter tous ceux que Frémaux nomme les amis du festival) qui sont venus rencontrer le public pour présenter leur nouveau film, accompagner une rétrospective ou bien donner une Masterclass.
Dahmer – Monstre : l’histoire de Jeffrey Dahmer retrace la vie du tueur en série, de son enfance à sa mort, ses actes connus du grand public comme (et surtout) ses plus anecdotiques.
Adam, jeune égyptien provincial, vient d’être accepté dans la prestigieuse université sunnite al-Azhar au Caire. Lorsque le grand imam (la plus haute autorité de l’islam en Égypte) meurt brutalement, les sphères politiques et religieuses se mobilisent dans l’ombre pour lui trouver un successeur. Adam est alors recruté comme informateur par les services de la Sûreté nationale pour influencer le choix du nouvel imam et déjouer les conspirations concurrentes.