En pleine période de l’avent où nous sommes bombardés de films et de musiques de Noël qui ne s’illustrent pas toujours par leur finesse, Netflix sort une comédie romantique polonaise surprenante qui convoque à la fois drame social et magie de Noël…
Alors que Brésil se drape de couleurs chatoyantes pour le Festival de Rio, Inès, une mère (Patricia Soso) et sa fille Ana (Anaís Grala Wagner), vêtues chacune de noir, traversent la foule festive qui paraît appartenir à un autre monde. Les deux femmes se rendent aux funérailles d’Alma (Ida Celina), la grand-mère et matriarche aimée. Une fois l’enterrement terminé, la famille entière se réunit pour passer quelques jours ensemble, dans une maison hantée par les fantômes.
La petite boutique des horreurs se fait de plus en plus rare à Broadway ou au West End. À l’origine, la pièce voit le jour en même temps qu’une certaine remise en question du genre de la comédie musicale par le public américain. Trop violente pour les enfants et trop farfelue pour les adultes, c’est finalement au cinéma qu’elle connaîtra ses plus beaux succès : d’abord avec Roger Colman dans les années 60 puis grâce à Frank Oz dans les années 80. Si les moyens cinématographiques sont plus aisément maniables pour donner vie à une plante carnivore géante, c’était sans compter sur l’inventivité légendaire de Christian Hecq et Valérie Lesort.
« Leila, dis-nous, pourquoi est-ce si dur l’amour ? » À l’ombre des figuiers d’un verger tunisien, des ouvrières agricoles se reposent autour du thé, et les plus jeunes interrogent l’une de leurs aînées. En guise de réponse, la concernée chante, puis s’interrompt un instant, émue aux larmes. Plus tard, à la fin de la journée, les jeunes filles en fleurs entonneront un autre chant. La plainte mélancolique de Leila sera alors remplacée par l’air joyeux que chantent Melek, Fidé, Sana et Mariem, maquillées, les cheveux au vent, à bord du camion qui les ramène du verger.
Il a peur de l’eau, elle y plonge sans y réfléchir. Lui est plus à l’aise avec des enfants, elle boit et fume avec des jeunes adultes. Lui est amoureux, elle parle de fantôme. Daniel a 13 ans, Chloé en a 16. Bienvenue à Falcon Lake.
C’est l’été. Le soleil se fond dans les reflets de la mer. Il fait chaud. Sur un air rohmerien, Lena débarque à Arles afin d’y retrouver Marius, ancien amour perdu de vue puis retrouvé sur internet. Elle rencontre en parallèle Ali et Maurice qui viendront clore ce quatuor amical. Avec une caméra proche de ses personnages, virevoltante, nous suivons les aventures des protagonistes qui hésitent, se rencontrent, s’embrassent, se quittent…
Après L’un dans l’autre, Bruno Chiche fait son retour sur les écrans avec Maestro(s), un drame aux accents de comédie. Inspiré du film israélien Footnote, l’histoire est transposée chez les Dumar, chefs d’orchestre de père en fils, qui se retrouvent dans une situation indélicate lorsque la Scala est proposée au mauvais Dumar…
Le rapport à l’autre est souvent l’occasion pour les personnages de Kore-eda de faire face à leurs échecs et de tenter de cerner ce qu’on dirait la vérité de ce qu’ils sont. Avant Les Bonnes étoiles, où le trajet de la camionnette accompagne une succession de révélations qui indéfiniment laissent place à une nouvelle incertitude, The Third Murder (2018) et La Vérité (2019) traitaient plus frontalement la question du rapport au vrai et ses thèmes parents, tels que le mensonge, les apparences, le doute, la croyance et le jugement. Alors qu’il est parfois abusivement réduit, sans doute par paresse, à sa portée socio-politique, le cinéma de Kore-eda se pare d’une dimension philosophique certaine, issue d’un regard sceptique sur le monde qui se réfléchit éminemment dans ce diptyque que forment ces deux films, a priori mineurs, et pourtant renversants par leur complexité.
Après quatre longs-métrages de fiction dont le génial Fish Tank, Andrea Arnold s’essaye au cinéma direct. La démarche est à la fois poétique et politique : diminuant autant que possible les frontières qui séparent le spectateur du sujet, la réalisatrice nous propose de contempler pendant une heure et demie le quotidien d’une vache laitière appelée Luma, animal réduit en esclavage faisant partie intégrante de notre alimentation. Si un tel film aurait pu se limiter aux bas-fonds des festivals documentaires, il y a de quoi se réjouir qu’une cinéaste ayant tourné avec Michael Fassbender et Shia LaBeouf s’empare d’un tel sujet, lui assurant une projection à Cannes en 2021.
Après son excursion française avec La Vérité, Kore-eda nous transporte en Corée du Sud avec Les Bonnes Etoiles. L’occasion pour le cinéaste d’une immersion dans un inconnu pourtant si proche.