Adrien apprend lors d’un dîner de famille rébarbatif qu’il devra prononcer un discours lors du mariage de sa sœur. Si ce devoir l’importune, il reste dans l’immédiat moins perturbant que l’absence de réponse de Sonia – son ex – à son dernier SMS.
Avec ses cités gratte-ciel et ses esplanades presque vides, le quartier des Olympiades avait tout pour être le décor d’un film coup de force à tendance sociale sur un quartier observé comme une enclave. Éloignant cette apparence pas vraiment attirante, Jacques Audiard en fait un territoire de cinéma personnel pour orchestrer un vibrant quatuor amoureux.
Laura, étudiante finlandaise en archéologie, décide de traverser la Russie pour aller admirer les pétroglyphes (symboles gravés dans la pierre il y a plus de dix-mille ans) à Mourmansk. Dans le train, elle doit partager son compartiment avec Ljoha, un impétueux jeune russe. Prémices anodines d’une rencontre hors du commun.
La disparition du rédacteur en chef d’un journal américain basé en France donne l’occasion de plonger à l’intérieur des histoires qui formeront une ultime publication. La mise en scène de Wes Anderson se radicalise à travers une créativité formelle visant l’excès. Un film d’obsessionnel pour obsessionnels.
De l’autre côté de Soho : le nouveau film d’Edgar Wright nous transporte dans le Londres des années 60. De nos jours, Ellie (Thomasin McKenzie) s’installe dans une chambre précédemment occupée par Sandie (Anya Taylor-Joy). À travers les années, un étrange lien s’installe entre les deux femmes.
Lors de la conférence de presse d’Illusions perdues à la Mostra de Venise, Xavier Giannoli admettait ne pas faire consciemment le lien entre les personnages de ses différents films, alors qu’ils sont tous traversés par des thématiques qui l’obsèdent, comme le sentiment d’imposture que l’on retrouve chez l’escroc d’À l’origine (2009), l’anti-héros de Superstar (2012), la chanteuse sans talent de Marguerite (2015)… Cet aveu d’inconscient manifeste la cohérence d’une œuvre qui rend compte avec des sujets très divers, bien qu’inégalement traités, d’une ample étude de caractères.
Le premier plan dévoile un plan. Un plan d’architecte en deux dimensions, détaillant la configuration d’un appartement. Cette information géographique pose un cadre concret comme pour s’en débarrasser et se consacrer entièrement à sa poétisation ; une fois imprimé, le plan sera d’ailleurs déformé par un bug, la réalité plate prendra une autre tournure.
Les débats autour de la création de la tour Eiffel sont presque aussi connus que le monument lui-même : ce ne fut pas une mince affaire pour Gustave Eiffel de parvenir à imposer son projet, sa folie, de dépasser une à une les problématiques matérielles et les contestations. Las de se concentrer sur l’aspect politique et technique de la construction, ce biopic romancé préfère s’attarder sur une histoire d’amour avec une imagerie illustrative.
Dans la banlieue romaine, un groupe de familles vivote sous la chaleur estivale. Ours d’Argent du meilleur scénario au festival de Berlin, Storia di vacanze frappe paradoxalement par sa mise en scène.