Quentin Dupieux est de retour avec un film cette fois-ci plus conforme à son trait habituel. Moins comédie populaire que Mandibules, pas aussi méta que Réalité, Incroyable Mais Vrai est une curiosité pas si inattendue.
Classique du cinéma français, chef d’œuvre ultime de l’esprit Nouvelle Vague, La Maman et la putain de Jean Eustache, perle devenue si rare, presque impossible à dénicher, est ressorti la semaine dernière au cinéma dans une version restaurée 4K. Pour le bonheur des cinéphiles et le salut de ceux, chanceux, qui ne l’auraient pas encore vu.
Il est éminemment cocasse que Compétition officielle ait concouru l’année dernière pour le Lion d’or au festival de Venise. Familiers des récompenses et des festivals internationaux, les cinéastes Mariano Cohn et Gastón Duprat ont dû se féliciter, en se tenant les côtes, d’une sélection qui hisse leur film vers un troisième degré jouissif et inopiné, alors que la seule place qu’il accorde aux Lions d’or et aux Goyas, aux Palmes et aux médailles, est dans un broyeur. C’est à travers cette séquence forte, la plus mémorable, que le nerf de la satire féroce du duo argentin se découvre.
Les comic books de Garth Ennis avaient fait l’objet d’une adaptation télévisée en 2015 : l’irrévérencieuse série Preacher. Quelques années plus tard, ils sont l’inspiration derrière The Boys, petit bijou d’Amazon Prime. Non moins irrévérencieux…
La bande-annonce de Broadway proclame : « le prochain Almodovar est grec ». Les inspirations du réalisateur Espagnol se font en effet ressentir, tout en ne se suppléant pas à la patte de l’auteur du film, Christos Massalas, dont il s’agit du premier long métrage. Un premier long, une première réussite, bien qu’il eut mérité d’être approfondi.
Pièce fleuve qui, en cinq actes, couvre une décennie, Antoine et Cléopâtre peut s’avérer sacre ou déchéance pour quel metteur en scène ose s’y frotter. Célie Pauthe n’a pas à le regretter.
Pour un public d’habitués – ou, devrions-nous l’espérer, de passionnés – la nouveauté peut effrayer. Peu étonnant donc que la direction musicale de Parsifal par Simone Young peine à convaincre dans son entièreté. Pourtant, elle est loin d’être sans mérites : ses accélérations subites donnent ponctuellement une forme d’exaltation à la partition mystique de Wagner. Oscillant entre prudence réfléchie et impétuosité enfantine, le jeune Parsifal attend de devenir héros. L’orchestre est attentif, prompt à rendre aux emportements de fouge musicale toute l’intensité qu’ils réclament.
On aurait pu croire à un film sensible sur les rapports conflictuels entre un frère et une sœur, comme l’indiquait le synopsis. Au lieu de cela, Frère et sœur devient rapidement un drame petit bourgeois dans lequel deux jeunes artistes se haïssent à la mort pour on ne sait quelle raison.
Huit ans après Maps to the stars, David Cronenberg est de retour avec Les crimes du futur. Du même titre que son second long-métrage, le film permet au réalisateur de tisser des liens avec la totalité d’une filmographie, pour le moins dense.
Avec la saga Mission Impossible, Tom Cruise – aussi bien en tant qu’acteur que producteur – nous a habitué à des films toujours plus ambitieux. Chaque nouvel opus surenchérit : en images, en actions, en cascades. Il n’en est rien pour Top Gun : Maverick.