Un Varòn

Au cinéma le 15 mars 2023

© Destiny Films

Tout commençait pourtant si bien. L’un après l’autre, des jeunes s’expriment le cœur ouvert, face à la caméra, dans un décor immaculé prouvant leur sincérité, avec des discours témoignant toute la difficulté ubuesque de toujours être un « vrai mec ». Ouvrant son œuvre comme un documentaire, le réalisateur Fabian Hernandèz choisit la simplicité pour aborder un sujet complexe : le sort de délinquants de Bogotá baignant dans la masculinité toxique, traitement placebo contre leur extrême pauvreté tant matérielle que psychologique. En quelques minutes, les fondations sont posées, remarquablement solides. 

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Domingo et la brume

Au cinéma le 15 février 2023

© Epicentre Films

Dans les montagnes costariciennes, Domingo vit en ermite depuis la mort de sa femme. Mais le terrain sur lequel est bâtie sa maison est convoité par des entrepreneurs pour la construction d’une autoroute. Face à la pression croissante des promoteurs, l’homme endeuillé entre en résistance. La maison est le dernier lien avec sa femme, qu’il reconnaît dans une brume épaisse qui tombe chaque nuit.

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La femme de Tchaikovski

Au cinéma le 15 février 2023

© Bac Films

Kirill Serebrennikov croit – à juste titre, sans doute – que pour réellement connaître quelqu’un, il faut l’observer à travers les yeux de ses proches. Or peu nombreux sont ces biopics indirects et indiscrets qui visent à dévoiler la vie des personnes méconnues, qui dévouèrent leur existence à ceux dans la lumière.

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Rencontre avec : Bastien Bouillon et David Depesseville

© Chloé Caye

Astrakan, le premier long-métrage de David Depesseville est un conte surprenant sur l’enfance. Construite autour du jeune Samuel, le cinéaste nous livre une œuvre éthérée, délicate et violente. Il collabore pour la premier fois avec Bastien Bouillon. L’acteur nommé cette année aux César, interprète le père adoptif de Samuel.

Astrakan file la métaphore animale : de par son histoire qui s’inspire de différents contes et son titre. Qu’est-ce qui vous a plu dans cet imaginaire ?

David Depesseville : J’aimais l’idée du conte pour parler de cet enfant qui doit trouver sa place dans une famille étrangère. Le titre Astrakan évoquait déjà le mouton noir ou le canard boiteux. Jusqu’à cette séquence finale d’ailleurs, qui file effectivement cette métaphore avec l’apparition de l’agneau et Marie qui devient enfin une vraie nourrice en lui offrant sa poitrine. 

Tout comme le conte enrobe de fantastique des histoires difficiles, la pellicule elle aussi adoucit les images. Pourquoi ce choix du 16mm ?

DD : C’est venu très tôt avec mon chef-opérateur : il nous est apparu que penser cette histoire en HD était bizarre. Il y avait quelque chose qui me gênait, j’avais peur que ce soit trop cru, trop défini. Cela pouvait virer plus facilement à l’obscène. Alors qu’en 16mm, avec son grain si particulier, ses contours un peu flous y’avait quelque chose de plus juste pour raconter les choses fortes que je voulais évoquer. 

Bastien Bouillon : Cela servait aussi à soutenir une esthétique quasi-atemporelle, que ce soit dans les costumes ou dans les décors ; rien n’est prononcé, rien n’est ancré. De la même manière que pour l’argent à un moment on croirait voir une pièce de 5 francs puis c’est un billet de 5 euros. Ce flou dont tu parles avec le 16mm est quelque chose que tu étires tout au long du film.

DD : Il ne fallait pas assigner le film à une condition et l’y enfermer. Il y avait quelque chose de réduit si on l’ancrait dans telle époque ou tel lieu. Je voulais échapper au film « social » comme on l’entend, la pellicule participait à ça.

Le cadrage élude effectivement les repères et s’attarde souvent sur le visages des comédiens, en très gros plans. Qu’est-ce qui vous a séduit dans le visage de Bastien Bouillon ?

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Un petit frère

Au cinéma le 1er février 2023

© Blue Monday Productions – France 3 Cinéma

Après le pétillant Jeune femme (Caméra d’or à Cannes en 2017), Léonor Serraille signe une chronique poignante sur une famille monoparentale immigrée en France. Inspirée par l’histoire de son compagnon, la réalisatrice explore la fragilité des liens familiaux dans une fresque qui relève à la fois de l’intime et du politique. Paris, 1989 : Rose a quitté la Côte d’Ivoire avec ses fils Jean et Ernest pour construire une meilleure vie dans la capitale française.

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Retour à Séoul

Au cinéma le 25 janvier 2023

© Les films du Losange

On empêche Freddie (Park Ji-min), étudiante française de 22 ans, de se servir de l’alcool. En Corée, cet acte est considéré comme une insulte car prouvant que proches et amis ne prennent pas soin de vous. Freddie répond alors par un rictus et remplit son verre avec nonchalance. Quelques jours plus tard, elle rencontre sa famille biologique coréenne.

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Aftersun

Au cinéma le 1er février 2023

© Condor Distribution / MUBI

Dans le très personnel Aftersun, Charlotte Wells imagine des vacances entre un père et sa fille, en Turquie. Ce que l’enfant prenait pour une désinvolture amusante ou des sautes d’humeur surprenantes chez son père deviennent autant de preuves criantes de son profond mal-être.

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Ashkal, l’enquête de Tunis

Au cinéma le 25 janvier 2023

© Jour2fête

Les Jardins de Carthage, c’est le nom donné à un projet de quartier résidentiel de Tunis, développé par l’ancien régime, sa construction est stoppée par la révolution. Alors que les travaux reprennent peu à peu, des corps calcinés seront retrouvés au milieu des chantiers. Présenté à la Quinzaine des réalisateurs, Ashkal, l’enquête de Tunis est déjà l’une des expériences de cinéma les plus marquantes de ce début d’année.

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L’Envol

Au cinéma le 11 janvier 2023

© Le Pacte

Pietro Marcello tente de continuer dans L’Envol la recherche esthétique et narrative qu’il avait concrétisée dans Martin Eden mais avec, cette fois, moins de conviction. 

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De Humani Corporis Fabrica

Au cinéma le 11 janvier 2023

© Les Films du Losange

Verena Paravel et Lucien Castaing-Taylor nous plongent avec De Humani Corporis Fabrica à l’intérieur du corps médical.

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