Les whodunit (de l’anglais « Who has done it ? ») ont décidément le vent en poupe. Après l’inventif À Couteaux tirés et la récente – et fade – adaptation de Mort sur le Nil,Coup de théâtre réinvestit ce genre dans lequel l’enquête policière prend les traits d’une énigme ludique pour le spectateur.
Simon et Charlotte sont d’accords : leur relation en est une purement sexuelle. Sans attache, ni engagement. Après Les choses qu’on dit, les choses qu’on fait, Emmanuel Mouret prouve de nouveau qu’il maîtrise les rouages de la comédie romantique à la perfection.
Portugal, Angola, Cap-Vert. Trois espaces, cultures et peuples à travers lesquels Pippo Delbono examine les racines de l’acte d’aimer. Car ce n’est pas tant l’amour en soi qui fascine le metteur en scène mais ce que l’humain en a fait : une idée, un idéal, un besoin, jusqu’à une maladie.
Sara Dosa explore dans Fire of Love les recoins de l’histoire d’amour effusive du couple de vulcanologues le plus célèbre du monde. Une romance pour la Terre et ses mouvements, ou contempler la puissance de la nature pour échapper à la folie des hommes.
Dans son précédent film Proxima (2019), Alice Winocour s’emparait de ce qui est devenu un genre cinématographique à part entière, le film d’astronaute, pour mettre en scène un drame autrement plus intime que ce que son schéma générique présuppose d’ordinaire, loin de tout enjeu scientifique ou de survie, celui de la douloureuse mais nécessaire séparation d’une mère et sa fille. Si Winocour congédiait alors l’attrait du spectaculaire pour ne montrer que l’exigeante phase de préparation au voyage spatial, c’est cette fois-ci à l’après, aux séquelles d’une catastrophe, qu’elle dédie son récit et sa caméra dans Revoir Paris.
Sociétaire de la Comédie-Française, Loïc Corbery nous a retrouvé au café Nemours pour évoquer sa formation, sa place dans la troupe et le fonctionnement de cette maison.
Remarqué cette année à Cannes, le film de Lola Quivoron, Rodéo, apparaît comme un symptôme d’une pathologie globale qui semble ces dernières années avoir atteint plus spécifiquement le cinéma français.
Trop longtemps boudée aux palmarès, voire même aux sélections, des plus grands festivals internationaux, Claire Denis jouit enfin d’une reconnaissance que ses pairs auront bien rechigné à lui accorder. Si, en mai dernier, la plus originale et imprévisible des réalisatrices françaises a pu présenter en compétition à Cannes son dernier film Des étoiles à midi, nul ne saurait oublier qu’elle n’avait pas eu cet honneur depuis 35 ans (Chocolat,1987). Il aura hélas fallu attendre jusqu’aux retombées salutaires de MeToo pour intégrer Denis et d’autres – Kelly Reichardt en tête, à laquelle on dédie depuis peu nombre de rétrospectives – dans le club des cinéastes qui comptent. On nous permettra cependant d’émettre quelques regrets quant à ce calcul malhabile voire, malgré de nobles intentions, un tantinet injuste. Car autant que Des étoilesà midi, Grand prix ex-aequo sur la croisette, Avec amour et acharnement (Ours d’argent à Berlin) se place décidément loin, très loin des meilleurs films de l’auteure.
Vicky est une petite fille avec un odorat tout à fait extraordinaire, pour ne pas dire fantastique. Lorsque la sœur mystérieuse de son père vient s’installer chez eux, une étrange odeur lui permet de retourner dans le passé et d’en apprendre plus sur elle…