Le romancier Arthur Dreyfus capte la relation névrotique qui lie l’historien du cinéma Noël Herpe à sa mère, Michelle Herpe-Voslinsky, en les mettant en scène à travers un dialogue riche en rebondissements. Une curieuse thérapie de couple.
Le cinéma de Paolo Sorrentino prend la forme d’une foule de fantasmes. Il projette une multitude de visions oniriques, étonnantes ou sulfureuses pour saisir le réel de biais, même lorsque les sujets sont directement politiques. Pour la première fois, le réalisateur revient sur l’origine de telles images, et de sa vocation elle-même : sa jeunesse dans les années 1980, qu’il dévoile à travers une superbe autobiographie.
La fin des années cinquante et le début des années soixante marquent à la fois un tournant majeur dans l’histoire de la comédie musicale classique américaine et son extinction. Les artistes sont désireux de développer des thématiques sociales et politiques plus fortes. Ainsi, les théâtres de Broadway verront dès 1960 émerger des comédies musicales ayant pour thèmes les minorités, la violence, la guerre, la pauvreté. Mais c’est bien quelques années plus tôt, en 1957, que West Side Story est pour la première fois jouée. Pari risqué pour Arthur Laurents, Leonard Bernstein, Jerome Robbins et le jeune Stephen Sondheim qui conçoivent ce Roméo et Juliette moderne, vu par le prisme de la problématique raciale. Le spectacle est novateur, peut-être trop : il ne rencontre qu’un succès modéré sur scène. Pourtant en 1961, son adaptation filmique devient un chef-d’œuvre instantané. Cette année, une nouvelle adaptation signée Steven Spielberg voit le jour. Pourquoi ? On ne saurait vous dire.
Kobe, 1941. Yusaku, entrepreneur et cinéaste à ses heures perdues, vit avec sa femme Satoko dans une maison de style occidental qui fait jaser à l’heure d’un nationalisme exacerbé. Ses voyages d’affaire sur le continent attirent l’attention des autorités, et un ancien ami d’enfance devenu militaire vient sommer Satoko de lui donner des informations : son mari serait-il un espion ?
George (Jesse Plemons) et Phil (Benedict Cumberbatch) tiennent un ranch dans le Montana. Le premier est discret, gentil. Le second est brutal, acariâtre. Lorsque George épouse Rose (Kirsten Dunst), la dynamique qui régissait la fratrie est mise en péril, au grand regret de Phil.
Une froide nuit d’hiver, Petrov a la grippe. Dans le bus qui le ramène chez lui, la fièvre altère sa perception : les improbables scènes auxquelles il assiste se produisent-elles réellement, ou bien ne sont-elles que le fruit de son imagination ? Le voyage s’annonce long et brumeux.
Seulement deux mois après Le Dernier duel, un nouveau film de Ridley Scott est à l’affiche. House of Gucci, basé sur le livre éponyme, retrace l’histoire de la dynastie Gucci.
Anne ne veut pas faire de sa vie un sacrifice. Elle ne peut pas garder l’enfant qu’elle porte et doit trouver une solution, alors que ses examens approchent et que l’avortement, en 1963, est illégal.
En Lituanie sous occupation soviétique, le jeune Unte vit avec ses parents adoptifs dans une ferme isolée. Tandis que les mesures prises par le gouvernement se durcissent et que la collectivisation des terres approche, Unte se lie avec les partisans qui, cachés dans la forêt, continuent de lutter pour l’indépendance de leur pays.
Didier Eribon, philosophe et sociologue proche de Pierre Bourdieu, a publié en 2009 Retour à Reims dans lequel il interrogeait son identité sociale, enfant issu d’une famille d’ouvriers devenu « transfuge de classe ». Le cinéaste Jean-Gabriel Périot, spécialiste du montage d’archives, s’empare de ce texte personnel et politique pour en faire un livre d’images.