Après Canine, The Lobster et Mise à mort du Cerf Sacré, le réalisateur Yorgos Lanthimos revient cette année avec La Favorite, déjà récompensé par un Golden Globe et nommé pour une dizaine d’Oscars et de Baftas. Le film se déroule dans une Angleterre du 18ème siècle sous le règne de la Reine Anne, soumise à son amante Lady Sarah. Lorsque Abigail, une nouvelle servante fait son arrivée, la relation privilégiée de Sarah avec la Reine est immédiatement mise en danger.
Jour et nuit, il est assis au même endroit, au fond d’un bar nommé « The Place ». Tour à tour, différentes personnes s’entretiennent avec lui. Cet homme mystérieux, au physique ordinaire et charismatique, propose des pactes faustiens à ses clients. Il réalise leurs vœux en exigeant une contrepartie : une religieuse qui a perdu la foi doit tomber enceinte pour la retrouver, un homme qui veut sauver la vie d’un enfant doit tuer une petite fille, une dame doit poser une bombe dans un lieu public pour que son mari guérisse de sa maladie d’Alzheimer…
Une mère divorcée entraîne son fils dans un périple à cheval, au Kirghizistan. Elle aimerait que ce voyage les rapproche, même si l’adolescent, opiniâtre et violent, n’y met pas du sien. Bientôt, ils se confient et leurs regards changent, amorçant la possibilité d’une réconciliation.
The Negro Motorist Green Book, plus communément appelé Green Book, est un ouvrage publié annuellement par Victor-Hugo Green – Il correspond à un recensement des motels et restaurants dans lesquels les personnes de couleurs étaient acceptées aux États-Unis entre 1936 et 1966. Green Book : Sur les routes du sud est basé sur l’incroyable histoire vraie de Dr. Don Shirley un pianiste et intellectuel de couleur qui décide d’entamer une tournée dans le sud rural des États-Unis. Pour cela il décide de s’accompagner de Tony Vallelonga, surnommé Tony Lip, un videur italien de provenance ouvrière, réputé pour son caractère violent. Dans ce film écrit par le fils de Vallelonga, c’est ce duo peu commun que l’on suit le temps de ce périple, durant lequel leurs certitudes vis à vis l’un de l’autre seront remises en question.
Géraud, un jeune réalisateur se lance à contre coeur dans une tournée normande pour faire la promotion de son dernier film. Les différentes personnes qu’il va rencontrer au Tréport vont vite rendre ce séjour plus agité que ce qu’il avait anticipé.
Le soir du réveillon de Noël, Ben crée la surprise en revenant dans sa famille après une longue absence. Le garçon de 19 ans est toujours en cure de désintoxication, mais il veut passer ce moment avec les siens, prouver aux autres et à lui-même qu’il est capable de vivre sans replonger dans la drogue. Son retour s’apprête pourtant à raviver des tensions dans le quartier, et nourrit l’inquiétude de sa mère.
Le cinéaste Sergey Dvortsevoy est parti d’un fait réel terrifiant : 248 nouveaux-nés ont été abandonnés par leurs mères en 2010, venues du Kirghizistan pour accoucher à Moscou. C’est le sort de l’héroïne de ce film qui porte son nom, Ayka, que l’on suit dans un calvaire d’une rare violence, à la fois sociale et physique. Dans lequel une respiration équivaut à un cri de douleur, sans jamais être une capitulation.
Le caméo de Bruce Willis à la fin de Split (2017) avait créé la surprise en appelant irrémédiablement une suite qui viendrait à la fois révéler et clore une trilogie entamée par Incassable (2000). Glass se présente ainsi comme le troisième morceau du puzzle imaginé par M. Night Shyamalan, et réunit les trois personnages phares des deux opus précédents : David Dunn (Bruce Willis), l’homme « incassable » dont la force physique est mise au profit de la réparation des injustices, son antagoniste Elijah Price (Samuel L. Jackson), qui est atteint de la maladie des os de verre, et Kevin Wendell Crumb (James McAvoy), psychopathe aux multiples personnalités dont l’une d’entre elles est « La Bête », identité surhumaine et violente développée en réaction à son enfance malheureuse.
William Holden, oscarisé pour son rôle dans Stalag 17
1944. Deux prisonniers du Stalag 17, un camp allemand, ont tout prévu pour s’évader, avec le soutien de leurs camarades de baraque. Le tunnel est creusé, l’entrée soigneusement camouflée sous un poêle. L’itinéraire est calculé pour éviter les gardes et leurs projecteurs. L’instant venu, les deux hommes s’engouffrent. Mais quand vient le moment de respirer l’air libre, trois soldats allemands les attendent et les fusillent. Comment pouvaient-ils être au courant ? Il y a forcément un traître dans la baraque… Ainsi commence Stalag 17, un film trop méconnu – à tort – réalisé par Billy Wilder en 1953 suite à l’échec commercial du Gouffre aux chimères. Une voix off annonce en ouverture, avec ironie et désenchantement, en avoir assez des films de guerre traditionnels, spectaculaires et sensationnels. Il est en effet tout le contraire, et prend un parti inédit : c’est un film d’évasion, dans le veine de ceux de Jean Renoir, doublé d’une intrigue d’espionnage, qui reste jusqu’au bout une comédie. Cynique, bien entendu.
James Stewart dans le cockpit du Spirit of St. Louis
Le 21 mai 1927, Charles Lindbergh devient le premier pilote à relier New York à Paris sans escale et en solitaire, en l’espace de 33 heures, à bord de son avion The Spirit of Saint Louis. Avec un cahier des charges contraignant – ne mettre en scène que le vol transatlantique lui-même et s’en tenir au livre de Lindbergh -, Billy Wilder réalise un film d’aventures aériennes captivant, avec James Stewart dans le rôle de l’aviateur.