Femme

Berlinale 2023 / Prochainement

© Agile Films

Jules, une drag queen resplendissante est agressée un soir dans ce qui semble être un petite ville d’Angleterre. Après ce traumatisme, les couleurs se tarissent : les talons deviennent baskets, les jupes des joggings et les hauts arc en ciel des sweat-shirts monochromes. Mais alors qu’il s’apprête enfin à délaisser son canapé pour une piste de danse, Jules croise son attaquant dans un club gay. Commence alors un jeu de vengeance dangereux entre les deux, dans ce que les réalisateurs Sam H. Freeman et Ng Choon Ping appellent un « queer noir ».

Continuer à lire … « Femme »

Superpower

Berlinale 2023 / Prochainement

© The People Servant’s

Sean Penn et Aaron Kaufman se trouvaient à Kiev lorsque la Russie déclare la guerre à l’Ukraine. Réalisant un film basé sur la vie de Volodymyr Zelensky (un acteur de télévision qui devient président) ils vont assister à la transformation nécéssaire et impressionnante de celui qui les avait inspiré. Mais si le personnage de Zelensky était le protagoniste dans leur film, il n’y a aucun doute sur le fait que le protagoniste de Superpower n’est autre que Sean Penn.

Continuer à lire … « Superpower »

The Shadowless Tower

Berlinale 2023 / Prochainement

© Lu Films

Gu Wentong est un critique culinaire que nous n’avons pas le temps d’apprendre à connaître avant de plonger au cœur de son quotidien, de son intimité ; ni l’un, ni l’autre n’étant particulièrement mouvementé. Zhang Lu construit son film autour d’un protagoniste passif, qui attend, qui regarde ceux autour de lui qui viennent et vont. Tant que ce flux humain ne cesse pas et que le point rougeoyant au bout de sa cigarette ne s’éteint pas, Gu est heureux à Beijing.

Continuer à lire … « The Shadowless Tower »

Reality

Au cinéma le 16 août 2023

© Seaview

Le 2 juin 2017, Reality Winner rentre chez elle comme tous les autres soirs. Mais le 2 juin 2017 n’est pas un soir comme les autres : deux agents du FBI l’attendent devant sa porte. Accusée d’avoir dévoilé des informations confidentielles de la NSA aux médias, la jeune femme devient l’objet d’un interrogatoire musclé. À partir de la transcription de l’enregistrement audio de ces quelques heures naissent une pièce, puis un film.

Continuer à lire … « Reality »

La dame de la mer

Vieux-Colombier

© Vincent Pontet

Il est rare de voir la scène du Vieux Colombier sans dispositif bi-frontal, pourtant rien de plus approprié pour mettre en scène La dame de la mer d’Henrik Ibsen. La profondeur du plateau figure les sommets brumeux de Norvège et l’abysse silencieuse de la mer des fjords. 

Continuer à lire … « La dame de la mer »

La femme de Tchaikovski

Au cinéma le 15 février 2023

© Bac Films

Kirill Serebrennikov croit – à juste titre, sans doute – que pour réellement connaître quelqu’un, il faut l’observer à travers les yeux de ses proches. Or peu nombreux sont ces biopics indirects et indiscrets qui visent à dévoiler la vie des personnes méconnues, qui dévouèrent leur existence à ceux dans la lumière.

Continuer à lire … « La femme de Tchaikovski »

Rencontre avec : Bastien Bouillon et David Depesseville

© Chloé Caye

Astrakan, le premier long-métrage de David Depesseville est un conte surprenant sur l’enfance. Construite autour du jeune Samuel, le cinéaste nous livre une œuvre éthérée, délicate et violente. Il collabore pour la premier fois avec Bastien Bouillon. L’acteur nommé cette année aux César, interprète le père adoptif de Samuel.

Astrakan file la métaphore animale : de par son histoire qui s’inspire de différents contes et son titre. Qu’est-ce qui vous a plu dans cet imaginaire ?

David Depesseville : J’aimais l’idée du conte pour parler de cet enfant qui doit trouver sa place dans une famille étrangère. Le titre Astrakan évoquait déjà le mouton noir ou le canard boiteux. Jusqu’à cette séquence finale d’ailleurs, qui file effectivement cette métaphore avec l’apparition de l’agneau et Marie qui devient enfin une vraie nourrice en lui offrant sa poitrine. 

Tout comme le conte enrobe de fantastique des histoires difficiles, la pellicule elle aussi adoucit les images. Pourquoi ce choix du 16mm ?

DD : C’est venu très tôt avec mon chef-opérateur : il nous est apparu que penser cette histoire en HD était bizarre. Il y avait quelque chose qui me gênait, j’avais peur que ce soit trop cru, trop défini. Cela pouvait virer plus facilement à l’obscène. Alors qu’en 16mm, avec son grain si particulier, ses contours un peu flous y’avait quelque chose de plus juste pour raconter les choses fortes que je voulais évoquer. 

Bastien Bouillon : Cela servait aussi à soutenir une esthétique quasi-atemporelle, que ce soit dans les costumes ou dans les décors ; rien n’est prononcé, rien n’est ancré. De la même manière que pour l’argent à un moment on croirait voir une pièce de 5 francs puis c’est un billet de 5 euros. Ce flou dont tu parles avec le 16mm est quelque chose que tu étires tout au long du film.

DD : Il ne fallait pas assigner le film à une condition et l’y enfermer. Il y avait quelque chose de réduit si on l’ancrait dans telle époque ou tel lieu. Je voulais échapper au film « social » comme on l’entend, la pellicule participait à ça.

Le cadrage élude effectivement les repères et s’attarde souvent sur le visages des comédiens, en très gros plans. Qu’est-ce qui vous a séduit dans le visage de Bastien Bouillon ?

Continuer à lire … « Rencontre avec : Bastien Bouillon et David Depesseville »

Astrakan

Au cinéma le 8 février 2023

© New Story

Le premier film de David Depesseville dépeint un laps de vie et un fragment d’endroit. Samuel, jeune orphelin est étranger aux paysages du Morvan et à l’enfance – avons-nous véritablement le temps de s’y habituer ? – mais tente tous deux de les comprendre, de les remanier à sa façon, pour se les approprier.

Continuer à lire … « Astrakan »

Aftersun

Au cinéma le 1er février 2023

© Condor Distribution / MUBI

Dans le très personnel Aftersun, Charlotte Wells imagine des vacances entre un père et sa fille, en Turquie. Ce que l’enfant prenait pour une désinvolture amusante ou des sautes d’humeur surprenantes chez son père deviennent autant de preuves criantes de son profond mal-être.

Continuer à lire … « Aftersun »

Ashkal, l’enquête de Tunis

Au cinéma le 25 janvier 2023

© Jour2fête

Les Jardins de Carthage, c’est le nom donné à un projet de quartier résidentiel de Tunis, développé par l’ancien régime, sa construction est stoppée par la révolution. Alors que les travaux reprennent peu à peu, des corps calcinés seront retrouvés au milieu des chantiers. Présenté à la Quinzaine des réalisateurs, Ashkal, l’enquête de Tunis est déjà l’une des expériences de cinéma les plus marquantes de ce début d’année.

Continuer à lire … « Ashkal, l’enquête de Tunis »