En réalisant sa nouvelle mission à Los Angeles, Barry (Bill Hader), un tueur à gages, se réfugie par inadvertance dans un cours de théâtre. Il y fait la connaissance de Gene Cousineau (Henry Winkler), un professeur, et de son groupe d’élèves. Immédiatement, une passion pour le jeu prend forme chez le meurtrier.
À l’occasion de la reprise de la pièce Art de Yasmina Reza au théâtre Antoine, les comédiens Alain Fromager et Charles Berling ont répondu à nos questions croisées.
Cela fait déjà 24 ans que le cinéma l’Arlequin, situé au cœur du 6e arrondissement de Paris, est devenu un rendez-vous incontournable pour découvrir le cinéma allemand à travers des films inédits. Durant une semaine, une douzaine de longs-métrages sont projetés, dont beaucoup ont été aperçus dans les sections parallèles du festival de Berlin. L’éducation (Benni), la religion musulmane (Oray), le mariage forcé (Juste une femme), le poids des crimes de guerre dans le présent (L’Affaire Collini), les films aux thèmes ancrés dans la société allemande prédominaient, donnant à lire, avec plus ou moins de réussite, un certain état d’esprit de la création contemporaine outre-Rhin. Et cela devient si rare qu’il faut le saluer : les séances sont précédées par des courts-métrage, formats dans lesquels résident, souvent, le plus d’inventivité.
« Hansard » est le terme qualifiant les transcriptions officielles des débats parlementaires britanniques, nous apprend la première page du programme de la nouvelle pièce de Simon Woods au National Theatre. Celle-ci met en scène Robin, un politique « Tory » (conservateur), et Diana, sa femme aux inclinations plus libérales. Un soir, dans leur charmante maison de campagne, le débat prend de l’ampleur alors que le couple évoque ses différends politiques, conjugaux et la mort de leur fils.
Après 25 ans de vie commune avec Richard (Benjamin Biolay), Maria (Chiara Mastroianni) quitte le domicile conjugal lorsque son infidélité, qu’elle assume et prend même pour une évidence, est découverte. Elle part occuper la chambre 212 de l’hôtel situé juste en face de leur appartement. Cette chambre qui porte le numéro de l’article du code civil sur le devoir de fidélité des époux projète Maria dans un temps de cinéma, celui qui peut faire renaître les figures du passé.
Comment le réalisateur de la trilogie Very Bad Trip a-t-il bien pu remporter le Lion d’or à la Mostra de Venise, succédant ainsi à Roma d’Alfonso Cuarón ? Il faut croire qu’une filmographie peut prendre des détours inattendus et donner lieu à un heureux événement. Todd Phillips en est la preuve, responsable de l’un des films les plus attendus de la rentrée. S’emparant de la figure du Joker, le pire ennemi de Batman, il imagine ses origines et raconte, surtout, la plongée stylisée d’un homme dans la folie.
Ben Platt avait fait ses débuts dans la comédie musicale acclamée The Book of Mormon à seulement seize ans. Il s’était ensuite définitivement affirmé comme l’un des talents les plus prometteurs du théâtre musical en interprétant le rôle principal dans Dear Evan Hansen. L’enfant prodige de Broadway fait cette semaine ses débuts dans l’univers de la série télévisée avec nul autre que Ryan Murphy, le créateur de Glee, American Horror Story et American Crime Story. Dans The Politician, le jeune homme campe le rôle de Payton, un riche lycéen dont l’ambition la plus chère est de devenir président des États-Unis. En attendant de voir son rêve présidentiel s’accomplir, il se consacre à remporter l’élection de son lycée.
« Sigmund Freud a inventé la psychanalyse […]. Alejandro Jodorowsky a inventé la psychomagie. » Ainsi s’ouvre en toute humilité le nouveau film du cinéaste chilien, un documentaire consacré à la discipline qu’il a fondée et qu’il exerce depuis, au moins, les années 1980. À la différence de la psychanalyse, la psychomagie prend la forme d’une thérapie qui passe par les actes. Quelques exemples : un homme en colère contre sa famille va frapper des citrouilles sur lesquelles sont placées les photos de ses parents, avant de leur envoyer les morceaux par la poste ; une femme dont le conjoint s’est suicidé sautera en parachute… Une façon d’extérioriser les traumatismes et de se libérer des blocages psychologiques, pour accéder à un niveau supérieur de la conscience.
Hôtel des Amériques raconte l’histoire de Gilles et Hélène. Le chaos de leur rencontre est annonciateur de leur relation : alors qu’il rentre chez lui un soir, Gilles manque de se faire percuter par la voiture d’Hélène. Leur amour n’a rien d’harmonieux ; lui n’a jamais quitté Biarritz, et tous les soirs arpente religieusement les bars avec son meilleur ami à la recherche de nouvelles conquêtes. Elle est une anésthésiste parisienne et bourgeoise, désillusionnée après la mort de son mari.
Des événements étranges surviennent à Bacurau, village très pauvre perdu au milieu du nord-est du Brésil. Que font ces cercueils sur le bord de la route ? Et ces deux voyageurs qui arrivent pour demander à boire en toute innocence, alors qu’un camion-citerne vient d’être criblé de balles ? Il y a aussi ce drone, qui semble surveiller les faits et gestes des habitants… Ces quelques ingrédients, parmi d’autres, laissent poindre une terrible menace sur l’existence recluse des villageois, à qui l’on coupe l’accès à l’eau et, bientôt, à toute possibilité de communiquer avec l’extérieur.