Sauve qui peut : Ruben Östlund n’épargne personne. Après avoir exposé les dysfonctionnements dans les dynamiques entre voisins, entre amis, entre familles, entre artistes, c’est au tour des riches. De façon assez amusante cette évolution dans le choix de sujet parle sans doute de celle de la condition du réalisateur : un cinéaste d’un petit quartier en Suède propulsé sur la scène médiatique mondiale après avoir reçu pas une, mais deux Palmes d’or.
La plage, la mer, le soleil, les grandes maisons, les amours de vacances, les flâneries, les sens échauffés et les corps dénudés, bref, vous l’aurez compris : l’été est arrivé ! La saison estivale, son atmosphère, ses lieux et ses rencontres sont des thèmes qui ne cessent d’inspirer les cinéastes. Retour sur dix films dans lesquels l’été a son rôle à jouer.
Très en vogue depuis une quinzaine d’années, le film biographique – abrégé biopic en anglais – est un genre protéiforme en ce qu’il n’a pas de caractéristiques clairement définies, hormis l’évocation biographique d’un personnage réel. Rarement passionnant et souvent ronflant, il lui arrive parfois d’être surprenant, d’offrir certaines réussites, voire même de toucher au chef-d’œuvre. Alors qu’Elvis sort le 22 juin prochain, voici notre sélection de biopics musicaux.
S’il est bien sûr reconnu comme l’éminent cinéaste du corps et de ce qui y grouille à l’intérieur, s’il est l’initiateur de ce que les commentateurs ont nommé le « body horror », ce sous genre de l’horreur qui se saisit du corps comme principal objet filmique, soumis à des transformations et de multiples transgressions, Cronenberg s’est toujours et tout autant penché sur les qualités de l’esprit, de la psyché et de l’impalpable. En témoigne l’empreinte de la psychanalyse sur ses récits, au point d’apparaître au grand jour comme jamais auparavant dans A Dangerous Method (2011), qui relate les balbutiements de cette science au début du XXème siècle. Ses films bâtissent également des univers mentaux gouvernés par une logique du fantasme, comme dans Le Festin nu (1991) où, fidèle à l’imaginaire chaotique et foisonnant de Burroughs, la réalité de Bill Lee se dissout dans un flux d’hallucinations provoqué par l’inoculation d’une poudre anti cafards. Un schéma narratif similaire se retrouve dans Vidéodrome (1983)et eXistenZ (1999), bien que l’objet causal de l’égarement psychique et perceptif des personnages y soit d’une toute autre nature.
Huit ans après Maps to the stars, David Cronenberg est de retour avec Les crimes du futur. Du même titre que son second long-métrage, le film permet au réalisateur de tisser des liens avec la totalité d’une filmographie, pour le moins dense.
En tant qu’art récent parmi tant d’autres, le cinéma a vite eu besoin de s’inventer des origines, de réécrire son histoire. À travers les genres et les époques, la question du cinéma intrigue les réalisateurs, fascine les scénaristes et inspire les acteurs. Qu’on y vante sa magie ou dénonce ses dangers, c’est bien au cinéma qu’on parle le plus de…cinéma ! Voici notre sélection de dix films qui s’interrogent sur l’art et l’industrie dont ils sont issus.
Bientôt vingt ans que Dark Water est sorti en salle, bien qu’il soit empreint de l’esthétique si particulière des films d’horreur des années 2000, le long-métrage d’Hideo Nakata n’a que peu perdu de sa fraîcheur.
Un producteur de cinéma veuf organise de fausses auditions pour trouver une nouvelle compagne. Le synopsis d’Audition ressemblerait à première vue plus à celui d’une comédie que d’un film d’horreur. C’est bien ce rapport extrême aux contrastes de ton qui frappe dans le film de Takashi Miike. Le cinéaste transforme sans concession l’humour en épouvante et bâtit un film en miroirs.
Troisième film du réalisateur Hideo Nakata, Ring n’est ni son premier ni son dernier film d’horreur. Suivant la trajectoire lancée par Curse, Death and Spirit (1992) et Le spectre de l’actrice (1996), qui influença grandement les choix créatifs du réalisateur pour Ring, son premier grand film d’horreur ressort aujourd’hui, faisant découvrir à une nouvelle génération l’immense talent d’Hideo Nakata.
Il est toujours plus prudent d’attendre le dernier jour de l’année pour être certain de son classement des meilleurs films sortis ces douze derniers mois. Toute fin décembre, de nouvelles œuvres peuvent encore nous saisir et se loger quelque part où nous savons qu’elles resteront – ce qui n’a pas manqué avec Tromperie, réalisé par Arnaud Desplechin, en salles depuis avant-hier. Voici nos films préférés de cette année 2021 presque normale, riche en grands films du monde entier.