Les meilleurs films d’évasion

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Le Reptile, l’évasion selon Mankiewicz (avec Kirk Douglas) ©Swashbuckler Films

  Le motif de l’évasion apparaît très tôt dans l’histoire du cinéma. Il faut remonter en 1904, lorsque Georges Méliès réalise Benvenuto Cellini ou Une curieuse évasion. Puis, dans les années 1910 et 1920, ce sont Charlie Chaplin et Laurel et Hardy qui posent les premières pierres de touche du genre : dans The Adventurer (Charlot s’évade) sorti en 1917, le vagabond vêtu d’un uniforme rayé est l’objet d’un chasse à l’homme burlesque, tandis que dans The Second Hundred Years (Les Forçats du pinceau) en 1927, Laurel et Hardy creusent un tunnel qui les mène directement dans le bureau du directeur de la prison. Rébellion contre l’ordre établi et retour à la liberté, l’évasion est traitée par le biais de l’humour et déjà associée à des éléments visuels marquants, à une narration simple et captivante, apte à traduire un rapport profond entre l’homme et son environnement. Avec les deux guerres mondiales, les films d’évasion se multiplient, puis les faits divers alimentent les scénarios. De René Clair à Mervyn LeRoy en passant par Raoul Walsh et Billy Wilder, nombreux sont les cinéastes qui s’inspirent de l’évasion, motif qui atteint un sommet esthétique à la fin des années 1950 en France, et connaît un large succès dans le cinéma américain des années 1960-70.

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Les épopées de Michael Curtiz et Errol Flynn: « Capitaine Blood » et « Les Aventures de Robin des bois »

Rétrospective Michael Curtiz

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Errol Flynn dans Les aventures de Robin des bois © Warner Bros 1938

Porter des collants verts moulants en conservant un semblant de dignité n’est pas donné à tout le monde. Errol Flynn atteint l’apogée de son succès lorsqu’il interprète le héros éponyme dans Les Aventures de Robin des bois en 1938. Sa carrière hollywoodienne n’avait pourtant démarré que quelques années plus tôt : en 1935 le jeune acteur australien joue un corps inerte dans The Case of the Curious Bride, réalisé par un certain Michael Curtiz. 

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La Vie privée d’Elisabeth d’Angleterre

Rétrospective Michael Curtiz

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Bette Davis et Errol Flynn ©Warner Bros

La Vie privée d’Elisabeth d’Angleterre est l’un des très grands succès de la Warner des années 1930. Drame historique à gros budget et en Technicolor, il met en scène deux des plus grands comédiens de l’époque : Bette Davis et Errol Flynn. Pourtant, derrière le faste des costumes et l’attraction de sa distribution, cette tragédie d’époque cache un film austère et très verbal.

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Trafic en haute mer

Rétrospective Michael Curtiz

©Warner Bros

Harry Morgan (John Garfield), propriétaire d’un bateau de pêche, a des problèmes d’argent, et les moyens légaux lui permettent difficilement de faire vivre sa femme et ses deux filles. Quand, après une expédition de pêche, un client se fait la malle sans le payer, Harry en est réduit à accepter une offre illégale, et de transporter un chargement inhabituel.

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Les Anges aux figures sales

Rétrospective Michael Curtiz

James Cagney et Pat O’Brien © 1938 – Warner Bros

Rocky (James Cagney), un gangster réputé dans le milieu, sort de prison. Il retrouve un ancien associé, le trouble et réticent Jim Frazier (Humphrey Bogart), pour lui réclamer sa part dans le coup qui l’a fait plonger. En attendant que celui-ci rassemble la somme, Rocky retourne dans le quartier de son enfance, où il retrouve son vieil ami Jerry ; de son côté, celui-ci est devenu prêtre, et s’occupe des jeunes du quartier. En parallèle de la lutte entre malfrats, s’engage une lutte d’influence entre Rocky et Jerry auprès de la bande de gamins.

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Curtiz

Sur Netflix le 25 mars 2020

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©Netflix

La réalisation d’un film biographique consacré à un metteur en scène est un exercice délicat. La tendance, aussi rare soit-elle, se divise entre deux pôles. D’un côté, s’emparer d’une figure célèbre immédiatement identifiable, à la carrière mondialement reconnue et décisive dans l’histoire du cinéma. C’était le cas de Chaplin de Richard Attenborough (1992) ou d’Hitchcock de Sacha Gervasi (2012). De l’autre, il s’agit ressusciter le souvenir d’un oublié qui bénéficie du statut de réalisateur culte grâce à un nanar adulé par une communauté de fidèles. Par ordre de réussite, citons Ed Wood de Tim Burton (1994), Dolemite is my name de Craig Brewer (2019) et The Disaster Artist de James Franco (2017). Alors, comment recevoir cet étonnant biopic consacré à Michael Curtiz, au moment où celui-ci tournait Casablanca ? Ce premier film hongrois fait en effet vriller la véracité de ces deux catégories. Il raconte un moment de la vie d’un réalisateur à la personnalité méconnue, qui ne bénéficie pourtant pas d’un capital attachant, ni d’une filmographie facile à appréhender.

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Les meilleurs films de survie

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Délivrance de John Boorman, sommet du film de survie. Avec Burt Reynolds. ©1972 Warner Bros

Le film de survie, ou survival, est autant prisé par les cinéastes que le public. Garant d’une dose d’action et d’un dépaysement certain, il revêt les couleurs du film d’aventure et celles du drame existentiel. Le ou les personnages doivent redoubler d’invention, de courage et de patience, confrontés aux éléments naturels ou aux autres ; ils ne vivent pas, ils survivent, c’est ce qui les rend héroïques et si humains en même temps. Nous avons sélectionné nos dix films préférés de ce genre qui a encore, difficile d’en douter, de beaux jours devant lui.

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Les meilleures captations de la Comédie-Française

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Madelen, la nouvelle plateforme de streaming mise en place par l’INA, propose un divertissement audiovisuel gratuit pendant les trois prochains mois. Dans son vaste catalogue (films, émissions, concerts), on trouve aussi de nombreuses captations théâtrales. Parmi elles, une collection Comédie-Française, dont nous avons sélectionné les meilleures.

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Mission

Rétrospective Jeremy Irons / Palme d’or

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Jeremy Irons dans Mission de Roland Joffé, Palme d’or en 1986 © D.R.

Seul dans la forêt, le père Gabriel (Jeremy Irons) regarde aux alentours, inquiet. Il marche à tâtons dans cet univers impénétrable. Pour contrer les éventuels dangers, là où certains empoigneraient leur arme, il se saisit de son hautbois. Il entonne alors un air envoûtant, potentiellement conciliateur. À son écoute, les Indiens Guaranis, arcs à la main, le guettent et s’avancent, méfiants mais curieux. Ils encerclent bientôt le prêtre qui continue à jouer. On dit que la musique adoucit les mœurs…

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Jeremy Irons et les drames romantiques : « Fatale » et « Lolita »

Rétrospective Jeremy Irons

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Jeremy Irons (Humbert Humbert) et Dominique Swain (Lolita) © Pathé films, Samuel Goldwyn Company

Dans Fatale Jeremy Irons incarne Stephen Fleming, un politicien britannique aisé dont la vie professionnelle et familiale frôle la perfection. Cette sérénité est brusquement troublée lorsque Stephen entame une aventure avec la fiancée de son fils. Quelques années plus tard, l’acteur britannique reprendra un rôle similaire en incarnant Humbert Humbert, le célèbre protagoniste du roman Lolita.

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