Disclosure Day

Actuellement au cinéma

© Universal Studios

Si Spielberg y multiplie les clins d’œil à chaque pan de sa filmographie, mariant le meilleur et le pire de son cinéma, difficile de ne pas voir du Snake Eyes (Brian De Palma, 1998) à l’ouverture de Disclosure Day. Film de complot si depalmien, qui s’ouvrait dans une arène de boxe et où dans ses gradins une mystérieuse lanceuse d’alerte à perruque blonde tentait de révéler un complot militaire masquant la défaillance d’un système anti-missile. Au nez et à la barbe d’un Nicolas Cage absorbé par le spectacle, aveugle à ce qui se tramait pourtant sous ses yeux. Brutalisant le public qui épouse, en caméra subjective, le point de vue d’un catcheur aux prises avec son adversaire, signature là encore depalmienne, Spielberg semble signaler un drame sur le visible, le vu et le non vu. Mais on n’est pas chez De Palma.

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La Corde au cou

Actuellement au cinéma

© ARP

Après le Mastermind de Kelly Reichardt et son loser attendrissant, puni d’avoir voulu jouer le jeu du modèle américain ; après le Marty Mauser de Josh Safdie (Marty Supreme, 2026), autre perdant plus flamboyant qui apprend à ses dépens que sous le vernis méritocratique de son pays, le talent ne fonde pas la réussite ; voici que Gus Van Sant dégaine à son tour son loser à lui : Tony Kiritsis (Bill Skarsgård). Troisième loser de l’année, année rétro, pour les auteurs américains hantés par le Nouvel Hollywood. Symptôme conjoint d’un épuisement et d’un désir de retourner peut-être à ce qui fut un nouvel âge d’or du cinéma US, ou signe d’un sentiment d’anomie au pays de l’Oncle Sam, rappelant les heures inquiètes et désenchantées des Seventies, que revisite La Corde au cou.

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