Actrice, scénariste, réalisatrice, chanteuse, écrivaine… L’artiste multi-casquettes Miranda July revient aujourd’hui avec Kajillionaire, son troisième long-métrage co-produit par Plan B (la société de Brad Pitt) qui donnera sans aucun doute du grain à moudre à ses détracteurs.
La rupture amoureuse ne peut être qu’à l’origine de sentiments intenses. Celle qui affecte Ondine (Paula Beer), au début du film, est ravageuse. Ce n’est pas une simple fin pour elle, c’est une trahison, et un abandon. Johannes (Jacob Matschenz) lui annonce qu’il la quitte. Mais l’histoire ne fait que commencer, et Ondine porte bien son prénom : selon la mythologie germanique, une ondine est une nymphe qui ne peut vivre parmi les hommes qu’à travers l’amour, et se retrouve contrainte de tuer son amant si jamais celui-ci la trahit.
Parachuté en catastrophe, un jeune garçon atterrit seul sur une île étrange. À peine reprend-il ses esprits qu’il est pris en chasse par une immense silhouette, aussi mystérieuse que menaçante… Une course poursuite aux allures de conte commence à travers les surprenants paysages de ce lieu inconnu.
« Le café et les cigarettes, ça va bien ensemble ». Cette sage sentence prononcée avec conviction par Roberto Begnini dans le premier des onze courts-métrages qui constituent Coffee and Cigarettes propose un bon résumé de l’ensemble du film : une suite de rencontres entre deux ou trois personnages autour d’une table, de deux tasses de cafés (ou plus) et de quelques cigarettes. Le casting est alléchant ; ce sont pour la plupart les acteurs fétiches du réalisateur qui viennent se prêter au jeu consistant à incarner, en le réinventant plus ou moins, leur propre personnage. Et le cocktail de nicotine, de caféine, et d’autodérision moulinées à la sauce Jarmusch fait des merveilles.
Dans Le Diable, tout le temps, adapté du roman de Donald Ray Pollock, le réalisateur Antonio Campos nous donne à voir le pire de l’Amérique rurale, des années 1945 à 65.
Lorsque qu’une jeune femme et son compagnon décident de rendre visite aux parents de ce dernier, leur voyage prend petit à petit une tournure cauchemardesque.
Un effet documentaire émane généralement des fictions les plus réalistes, dont les scènes captent le quotidien dans toute sa nudité. Adolescentes propose, pour une fois, l’opération inverse : documentaire de bout en bout, le film donne l’impression d’assister à de vrais moments de fiction tant ses dialogues, sa trajectoire et les rebondissements nourrissent un matériau considérablement romanesque.
Avec Carol, nommé six fois aux Oscars en 2016, le prodige Todd Haynes accouchait d’un mélodrame intime et poignant, une œuvre d’une rare sensibilité portée par deux actrices en état de grâce.
Les obstacles auxquels se heurte un biopic, genre ayant donné des résultats pour le moins inégaux dans l’histoire du cinéma, semblent souvent les mêmes. On pourrait les synthétiser en une formule, le « paradoxe du biopic » : comment dramatiser la vraie vie d’un individu, si passionnante soit-elle, de façon à en tirer une œuvre ayant un intérêt cinématographique qui aille au-delà du documentaire ? Mais si elle est dramatisée, est-ce encore sa vraie vie ? Et si ce n’est plus sa vraie vie, est-ce encore un biopic ?
Deux aspects du Japon coexistent et cohabitent en ce moment dans les salles de cinéma. Avec Family Romance, LLC, Werner Herzog montre le règne de l’illusion et du faux-semblant dans un pays ultramoderne. Tatsushi Omori propose une vision opposée dans Un jardin qu’on dirait éternel : il place au centre de son récit la vérité de l’instant par la pratique d’une coutume ancestrale, la cérémonie du thé.