Palm Springs, c’est la comédie romantique qui a battu le record de la plus grosse vente au festival de Sundance l’année dernière. La première réalisation de Max Barbakow, rachetée pour une somme considérable, sera diffusée sur Amazon Prime à partir du 12 février.
À côté de ses réalisations récurrentes pour la saga Jason Bourne, le Britannique Paul Greengrass se distingue depuis une vingtaine d’années par des thrillers qui mettent en scène des faits réels édifiants : Bloody Sunday, Vol 93, Capitaine Phillips, Un 22 juillet… Une prise directe avec l’actualité qui l’inscrit dans le sillage des préoccupations d’Oliver Stone, et forme la cohérence de sa filmographie. En choisissant le prisme du western avec La Mission, cette fois, il atténue ce regard politique au profit d’une recherche de l’émotion pour un public familial.
Un jeune réalisateur et sa compagne rentrent de l’avant-première de son nouveau film. À peine arrivés dans leur somptueuse résidence, Marie reproche à Malcolm de ne pas l’avoir citée dans son discours de remerciements. De là, débute une nuit de confrontation entre les deux amants isolés. Tourné en seulement deux semaines lors du premier confinement, ce huis-clos de Sam Levinson (Euphoria) se veut un mélodrame minimaliste. Pourtant, force est de constater qu’une certaine prétention s’en dégage et que le soyeux noir et blanc perd rapidement de son charme.
Après un accouchement à domicile désastreux, une jeune femme tente de vivre avec le deuil de sa fille morte-née. Afin de venir à terme avec ce vide qui s’installe dans sa vie, elle s’éloigne progressivement de son partenaire et de sa famille, selon elle, incapables de comprendre sa peine.
Le dernier né des studios Pixar, sélectionné par l’édition fantôme du festival de Cannes, permet au cinéaste Pete Docter de poursuivre son travail dans la lignée de Vice-versa (2015), qui consiste à adresser des préoccupations métaphysiques à un public multigénérationnel. Soul adopte un récit surprenant et adulte, bien que la profondeur du propos soit parfois contrebalancée par des réflexes trop communs.
Des chercheurs, des activistes et d’anciens employés des géants de la Sillicon Valley prennent la parole pour dénoncer les effets pervers des innovations technologiques et notamment des réseaux sociaux sur les vies des individus. Un film instructif, mais dont la forme sensationnaliste contredit le propos, posant ainsi le problème de certains documentaires à la Netflix.
Il y a quelques mois, un film biographique consacré au cinéaste Michael Curtiz était mis en ligne sur Netflix. Tourné en noir et blanc, il affichait une double ambition : rendre hommage à l’âge d’or hollywoodien (son contexte était le tournage de Casablanca) et renouer avec un style de mise en scène propre aux années 1940. Mank de David Fincher se situe sur la même ligne originale. En mettant au centre de son récit la production de Citizen Kane (Orson Welles, 1941), il ressuscite les formes d’un cinéma des studios tout en en dévoilant les coutures. Un film de cinéphile pour cinéphile, forcément passionnant.
Après avoir reconverti des ouvriers de Sheffield en strip-teasers dans The Full Monty (1997), le réalisateur Peter Cattaneo décide de faire chanter des compagnes de militaires dans The Singing Club.
Tout commence sur le quai d’une gare, comme à la fin d’une histoire d’amour. Maxime (Niels Schneider) est attendu par Daphné (Camélia Jordana), alors qu’ils ne se connaissent pas. Pas encore. Il est venu rendre visite à son cousin François (Vincent Macaigne) dans sa belle maison du Luberon, mais ce dernier est retenu par son travail à Paris. C’est donc sa compagne, enceinte de trois mois, qui reçoit le jeune homme. Ils vont passer quelques jours ensemble, profitant du temps vacant pour se rencontrer. Se raconter.
Rien de nouveau sous le soleil, le cinéma de genre a trouvé de nouveaux maîtres en Corée – Lucky Strike en fournissait encore récemment un exemple. Il se trouve qu’en plus du talent de ses cinéastes, la péninsule est également dotée d’une histoire politique propice à la fiction. On pense évidemment au rapport complexe au voisin du Nord, illustré par exemple par Park Chan-wook dans JSA, dont l’action se situe à la frontière des deux Corées. Mais c’est un épisode marquant de l’histoire de la Corée du Sud elle-même, souvent moins connue, qui fournit la matière de L’Homme du président de Woo Min-ho, sorti directement en VOD ce mois-ci.