La Vénus électrique

Festival de Cannes 2026 – Actuellement au cinéma

© Les Films Pelléas

Sur fond d’affiches de cirque s’ouvre le générique de La Vénus électrique, dont on comprend d’emblée le choix de sa sélection pour amorcer le Festival de Cannes, 79e du nom. Un film qui affiche sa théâtralité, qui débute sur tréteaux et qui s’y terminera, où l’artifice, le trucage et les formes narratives agissent dramatiquement. Et agissent le réel. Fonction ennoblie du mensonge qu’affectionne Pierre Salvadori, très au courant – ce qui n’est pas pour déplaire – des ressorts de la comédie, mais surtout du théâtre comique, peuplé d’imposteurs, de Molière à Marivaux. C’est à ce dernier qu’on pense ici infailliblement, qui concevait le théâtre comme une machine à révéler les êtres. Presque du Marivaux donc, au milieu d’autres références plus ou moins digérées, entre Shakespeare (Roméo et Juliette) et la scène du drap-rempart érotiquement chargé de New York-Miami (Franck Capra, 1934). Marivaux moins la finesse, fluctuante au gré du film. Moins surtout la profondeur morale.

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La Voie du serpent

Actuellement au cinéma

© Art House Films

Un bon remake réinvente, à défaut de reproduire. Ce mantra – appelez-le comme bon vous semble – encapsule autant une part de vérité qu’un état d’esprit quelque peu simpliste face à un exercice artistique complexe. En l’état, Le Convoi de la Peur de William Friedkin est autant réussi que le Godzilla de Roland Emmerich est raté, chacun traçant pourtant une voie différente des originaux dont ils s’inspirent. Réinventer est une chose, mais ne constitue certainement pas le gage d’un remake réussi. Que faire alors du second cas, plus complexe encore, des remakes qui reproduisent ?

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