Adam, jeune égyptien provincial, vient d’être accepté dans la prestigieuse université sunnite al-Azhar au Caire. Lorsque le grand imam (la plus haute autorité de l’islam en Égypte) meurt brutalement, les sphères politiques et religieuses se mobilisent dans l’ombre pour lui trouver un successeur. Adam est alors recruté comme informateur par les services de la Sûreté nationale pour influencer le choix du nouvel imam et déjouer les conspirations concurrentes.
Un fond bleu, des échafaudages en ombre chinoise, un brouhaha urbain, des silhouettes et une conteuse ; les idées fusent, les destins se créent et le titre apparaît : LePharaon, le sauvage et la princesse signé Michel Ocelot. Attention, histoires en construction…
Profondément marqué par Au hasard Balthazar devant lequel il aurait versé ses premières et uniques larmes au cinéma, Jerzy Skolimowski en offre en quelque sorte une variation formellement plus lyrique et plastique avec Eo, distinguée par un prix du jury au dernier festival de Cannes. Produire un récit désanthropocentré, adoptant presque entièrement le point de vue d’un âne, avait tout d’un pari audacieux, induisant une somme de contraintes tant sur le plan narratif qu’esthétique, et mettant à l’épreuve sa puissance d’identification.
26 novembre 1974. Simone Veil monte à la tribune de l’Assemblée Nationale pour défendre le droit à l’avortement. Face à elle, une marée d’hommes. Leurs visages défilent, à grand renforts de fondus et de gros plans pendant qu’ils enchaînent les arguments misogynes. En 2022, alors que le droit à l’IVG est menacé, la pertinence du sujet est incontestable. Pourtant, c’est comme si Olivier Dahan avait peur – que le discours de son héroïne ne soit pas assez fort, que la haine de ses adversaires ne soit pas assez marquante – et qu’il tentait de soutenir une histoire, qui se suffit par ailleurs très bien à elle-même, par un pathos qui devient rapidement insupportable.
On s’installe devant le troisième film de Sébastien Marnier comme un dimanche après-midi d’hiver autour d’un jeu d’enquête. Le synopsis nous met déjà sur la piste d’un Cluedo cinématographique. Une grande bâtisse, une étrange famille, six suspects, et… « quelqu’un qui ment », affiche la règle du jeu. Chaque joueur parcourt le manoir de ses espaces interdits à ses passages secrets, pose des questions et relève des indices. On photographie de manière impétueuse les pièces à conviction d’une scène de crime. L’affabulation, le bluff, et l’hypocrisie sont de mise… Que la partie commence !
George Blagden effectue à Londres de prestigieuses études théâtrales avant d’obtenir des rôles marquants dans des films (Les Misérables) et, plus encore, dans des séries télévisées (Versailles, Vikings). À Dinard, nous avons pu nous entretenir avec l’acteur, qui est, cette année, l’un des membres du jury du Festival du film britannique.
Comment naît ta passion pour le théâtre ?
Quand j’ai eu neuf ou dix ans, un ami de ma mère m’a emmené voir The Lion, the witch and the wardrobe ; et une fois le spectacle terminé je me suis tourné vers cet ami pour lui dire que lorsque je serai grand, c’est ça que je veux faire. À l’école, j’essayais donc déjà de faire partie des spectacles mais pas pour jouer un arbre, dans le décor, je voulais d’ores et déjà tenir des rôles principaux. À dix-huit ans, j’ai donc déposé des candidatures pour les grandes écoles de théâtre londoniennes. Étant donné que ces écoles sont extrêmement sélectives, je me suis dit que si j’étais pris, cela voulait dire que j’étais capable d’en faire mon métier.
Comment cerner en un film l’ampleur du mythe Bowie ? Bowie le caméléon, Bowie l’extraterrestre ? Selon Brett Morgen, sur la base d’un principe : éviter les invariants de l’écriture biographique, refuser à tout prix l’anecdote au profit d’un trip au foisonnement étourdissant, fidèle à l’esprit de l’artiste, une odyssée dantesque avec lui pour seul guide, sur l’onde de sa voix magnétique comme revenue de l’abîme.
Simon et Charlotte sont d’accords : leur relation en est une purement sexuelle. Sans attache, ni engagement. Après Les choses qu’on dit, les choses qu’on fait, Emmanuel Mouret prouve de nouveau qu’il maîtrise les rouages de la comédie romantique à la perfection.
Sara Dosa explore dans Fire of Love les recoins de l’histoire d’amour effusive du couple de vulcanologues le plus célèbre du monde. Une romance pour la Terre et ses mouvements, ou contempler la puissance de la nature pour échapper à la folie des hommes.
Martin, un quadragénaire en crise décide de tout quitter pour vivre en ermite dans une montagne norvégienne à l’image de ses ancêtres du néolithique. Un jour où le manque de civilisation se fait plus durement sentir (dix jours après le début de son isolement), il décide de piller une station service de sa nourriture industrielle. En parallèle, une bande de trafiquants de drogue heurtent un cerf, l’un des survivants s’enfuit et s’évanouit près de la cabane de Martin qui le recueille et s’occupe de lui. Très vite, la police locale est à leurs trousses.