Ferrari

Disponible sur Amazon Prime

© Amazon Prime France

“We all know it’s our deadly passion, our terrible joy”, déclare Enzo Ferrari (Adam Driver) à ses pilotes et autres collaborateurs, agglutinés à table autour de lui. À l’aune de ces paroles, il n’est pas difficile de voir ce qui a tant passionné Michael Mann dans cette nouvelle personnalité masculine, autant Messie de l’automobile qu’Antéchrist semant la mort. L’apparence froide et grisonnante (Collateral), les démons de la célébrité (Ali), l’affect détaché (Heat) : Enzo endosse à lui-seul le spectre de plusieurs masculinités évoquées précédemment par l’auteur. Mais à la possible redite, Mann oppose consciemment un regard détourné sur son sujet qui, à défaut d’une réinvention totale, propose un pas de côté pertinent.

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Lady Vengeance

2005 / Ressortie le 6 mars 2024

© Metropolitan FilmExport

Éclipsé peu ou prou par son prédécesseur culte, Lady Vengeance, ultime segment d’une « trilogie de la vengeance » de Park Chan-wook, retrouve avec ses deux aînés Old Boy (2003) et Sympathy for Mister Vengeance (2002) la lumière des salles. L’occasion rare de (re)découvrir peut-être ce rubis devenu au fil des ans discret, emblématique du style corrosif et chiadé du cinéaste, acteur fécond avec ses pairs Bong Joon-ho et Kim Jee-woon d’un âge doré du cinéma sud-coréen.

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Eureka

Actuellement au cinéma

© Le Pacte

Prison à ciel ouvert dans La Libertad, quête illusoire de rédemption dans Los Muertos et Jauja : chez Lisandro Alonso, les espaces naturels sont le théâtre d’un enfermement. Eureka prend initialement ce même chemin figuratif, à travers un faux western ironique, citant directement le cow-boy incarné par Viggo Mortensen dans le précédent film. Soudain, d’un cut brutal, Alonso balaye d’un revers de la main la fiction – la sienne et celle des autres – pour imposer un retour nécessaire au réel.

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Revivre

Actuellement au cinéma

© Pyramide distribution

Service de réanimation en pédiatrie. Marseille. Karim Dridi suit le quotidien de deux enfants dotés pour l’un d’une malformation cardiaque et, pour l’autre, d’un foie défaillant. On comprend bientôt que chaque cas nécessite une greffe. Le réalisateur prend le parti de ne filmer qu’entre les quatre murs d’une chambre d’hôpital, des couloirs blancs et bleus, dans un huis clos remplit d’amour, et de tendresse.

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Le Successeur

Actuellement au cinéma

© Haut et Court

La musique résonne, une pulsation sourde, rythmique, malsaine. Le tempo s’accélère, les corps défilent, rapides, élégants, regard fixé sur la caméra, main sur la hanche. C’est une spirale qui se forme sous nos yeux, des silhouettes qui s’enchaînent, points noirs sur fond blanc, un vortex sans fin de mannequins et de spectateurs qui nous avale sans possibilité d’échappatoire. C’est ainsi que s’ouvre le nouveau film de Xavier Legrand, qui revient après Jusqu’à la garde pour continuer sa  »trilogie du patriarcat » et interroger une nouvelle fois le système pervers de la violence masculine.

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L’Empire

Actuellement au cinéma

© ARP Sélection

L’Empire semble exister autour d’une seule image : un croiseur interstellaire posée sur les plages de la côte d’Opale. Déjà amorcée dans Coincoin et les Z’inhumains, cette rencontre entre l’univers de Bruno Dumont et de la science-fiction va ici plus loin, transplantant à la relative simplicité du body-snatcher la démesure du space-opera.

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Universal Theory

Actuellement au cinéma

© UFO Distribution

Dans Universal Theory («La théorie du tout»), Timm Kröger parvient à réaliser un film sur ce qu’il y a d’universel dans le cinéma : ces petits riens et ces grands tout qui ont fait ses beaux jours et qui garantissent ses succès à venir. Il y a effectivement en Universal Theory, un film noir exemplaire, qui rend hommage autant qu’il innove. 

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Sleep

Actuellement au cinéma

© The Jokers Films

“Quelqu’un est entré”, murmure d’une voix rauque le somnambule Hyun-Soo, sous le regard effrayé de sa femme enceinte, Soo-Jin. Point de départ de Sleep, cette réplique a priori banale, maintes fois ressassée jusqu’à devenir un trope comme un autre au sein du cinéma d’horreur, récupère ici de sa terreur originelle. Jason Yu, dont c’est le premier film, impose ce renouvellement par une subtile entorse au code établi : l’infraction mentionnée n’est pas en cours mais survient dans les secondes qui suivent, comme pressentie par le mari inconscient. De cette scène inaugurale glaçante découle la belle promesse de Sleep. Et si l’inquiétude ne se logeait plus dans une menace extérieure mais au sein-même du foyer, au cœur de l’être aimé qu’on pensait tant connaître ? 

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Vivants

Actuellement au cinéma

© Pyramide Films

Les débats sur l’état actuel du journalisme ne manquent pas : chaînes contrôlées par quelques grands patrons, lignes éditoriales imposées et refus du pluralisme, ou bien recherche de la vérité, prise de risques et reportages coup de poing en première ligne des conflits ? Le troisième long-métrage d’Alix Delaporte, elle-même ancienne journaliste à l’agence CAPA, promet de nous plonger dans les salles de rédaction enfumées de ces équipes de grands reporters, dont l’intégrité et l’esprit d’enquête sont menacés par les décisions financières des producteurs.

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Sans jamais nous connaître

Actuellement au cinéma

© The Walt Disney Company

En début d’année dernière, Charlotte Wells avait déjà, par le médium du cinéma, brisé toute logique temporelle en se mettant en scène avec le personnage de son père, au même âge, le temps d’une soirée. En ce début d’année 2024, un autre britannique, Andrew Haigh, nous propose de pousser le curseur plus loin en racontant l’histoire d’Adam, un jeune scénariste solitaire qui, parfois, va rendre visite à ses parents, décédés depuis longtemps. 

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