Blonde

Disponible sur Netflix

© Matt Kennedy / Netflix

Fruit d’une gestation pour le moins turbulente, fardé d’un intrigant parfum de scandale, Blonde, adaptation du roman de Joyce Carol Oates évoquant fictivement la vie de Marilyn Monroe, plus immense des icônes, ne pouvait que faire événement. Surtout que, fidèle au registre du livre, Andrew Dominik n’y va pas avec le dos de la cuiller et saute même à pieds joints dans les replis les plus obscurs de la star, ses déboires les plus crues et les recoins les plus sordides d’une industrie corrompue et carnassière, à la misogynie dévastatrice.

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Rencontre avec : Céline Sciamma

Giornate degli Autori s’affirme comme une compétition à part au sein de la 79ème Mostra du Cinéma de Venise, presque intime et familiale. L’évènement autonome dans le cadre de la Biennale de Venise a fêté sa 19ème édition, riche d’un jury de 27 jeunes cinéphiles européens, chacun ambassadeur de son pays – et où je représentais la France. La présidente du jury n’était autre, cette année, que Céline Sciamma, scénariste aux multiples facettes, depuis le film d’animation poétique jusqu’au drame romantique et politique du 18ème siècle, réalisatrice viscéralement moderne. Quelques minutes après la délibération finale du Jury, le 9 septembre 2022, nous sommes revenu avec Céline Sciamma sur son rôle de présidente, sur cette compétition, sur le festival de Venise, et immanquablement, sur son rapport au cinéma.

Comment est-ce que tu appréhendes ce rôle de présidente du jury ? L’idée de juger un film, qu’est-ce que ça t’inspire ?

Pour moi, c’est plutôt l’idée d’une sélection globale. Je suis moins intéressée par qui va gagner que par l’opportunité d’avoir comme une photographie d’un moment du cinéma contemporain, dans une section qui regarde aussi plus le cinéma de la marge. On voit des films qu’on aurait pas du tout l’occasion de voir autrement. L’idée même de cette dégustation à l’aveugle du film est une expérience que l’on trouve uniquement en festival et c’est très précieux. Je ne suis pas dans la question du goût, pour moi c’est vraiment politique, aussi, de choisir les films. Il arrive qu’on ait une passion absolue et à ce moment-là il faut se battre de tout son coeur ! (rires) Mais mon rôle, en tout cas ici, c’est plus d’entendre les jurés, de les aider à faire un choix, qui fait qu’ils seraient fiers de leurs discussions. Pour moi, lorsqu’on est président, on décide quasiment moins que lorsqu’on est membre d’un jury.

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Sans Filtre

Au cinéma le 28 septembre

© BAC Films

Sauve qui peut : Ruben Östlund n’épargne personne. Après avoir exposé les dysfonctionnements dans les dynamiques entre voisins, entre amis, entre familles, entre artistes, c’est au tour des riches. De façon assez amusante cette évolution dans le choix de sujet parle sans doute de celle de la condition du réalisateur : un cinéaste d’un petit quartier en Suède propulsé sur la scène médiatique mondiale après avoir reçu pas une, mais deux Palmes d’or. 

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L’Étrange festival 2022

28e édition

Hot Blooded de Cheon Myeong-Gwan, l’un des nombreux représentants du cinéma d’action sud-coréen dans cette édition © Finecut Co.

24 000 spectateurs se sont rendus dans les salles du Forum des Halles pour découvrir les films de L’Étrange festival. Pour sa 28ème édition, le festival affiche une fréquentation en hausse, nécessaire et méritée. Retour sur quelques moments marquants.

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Rencontre avec : Sébastien Betbeder

© Chloé Caye

Sébastien Betbeder a su s’imposer et se démarquer dans le paysage audiovisuel français. Drôles ou désarmants, ses films s’associent sans jamais se ressembler. Ils composent une carte du tendre réinventée, plus sinueuse mais aussi plus colorée. Sa dernière création : Tout fout le camp, peint le portrait aussi doux que dingue d’un groupe d’êtres humains (pas tous) en vadrouille dans le nord de la France. Rencontre !

Quel a été le point de départ de Tout fout le camp ?

Au départ, il y eu ma rencontre avec Usé. Il faut savoir que dans le film, il joue son propre rôle. Tout ce qui est rapporté de son passé et de sa personnalité sont à 80% vrais : il est musicien, il s’est porté candidat à l’élection municipale d’Amiens et il a été élu personnalité de l’année par le Courrier Picard. J’avais entendu parler de cette histoire d’élection municipale mais je le connaissais surtout par sa musique, que j’aimais beaucoup. Tout le monde me disait que tant que je ne l’avais pas vu en concert je ne pourrais pas vraiment savoir qui il était. Un jour, l’occasion s’est enfin présentée : je trouve la performance superbe, je reçois une émotion extrêmement forte et, surtout, j’éprouve tout de suite le désir de le filmer. Et plus précisément de le filmer avec Thomas Scimeca. Je trouvais des liens entre les deux, des ressemblances physiques qui me faisaient dire qu’il y avait une possibilité de créer un duo comique. Je voulais faire une comédie un peu différente de ce que j’avais fait jusqu’à présent, pousser le curseur beaucoup plus loin que d’habitude. J’avais aussi dans mon tiroir ce personnage de mort-vivant que je n’arrivais jamais à placer dans aucun de mes films. C’était l’occasion de combiner des choses qui en apparence n’avaient pas forcement de lien entre elles : confronter le réel de ce personnage qu’est Usé à des événements plus surnaturels. 

Vos scénarios se construisent-ils souvent autour d’un personnage ?

Ma façon d’écrire est toujours la même : dans les premiers mouvements d’écriture je ne veux rien m’interdire, je me laisse guider par les personnages. Je ne les écris pas avant mais une fois que je commence à travailler sur le scénario, je suis très attentif à eux, presque plus qu’au récit. La façon dont ils se construisent va créer des arborescences du récit et le jeu c’est de les suivre, quitte à se perdre. Ça donne des scénarios parfois très longs et touffus donc le gros du travail consiste ensuite à gommer, recomposer, équilibrer. Mais j’ai besoin de cette liberté là.

Qu’en est-il des acteurs ? Les avez-vous déjà en tête au moment de la conception du scénario ?

Sur ce film c’était très particulier car j’avais déjà Usé et Thomas en tête mais aussi Marc Fraize, pour qui j’ai écrit le personnage qu’il incarne. L’idée au cœur de Tout fout le camp était vraiment d’inviter des gens que j’aime beaucoup dans mon univers. Pour les autres films, c’est très différent, voire le contraire : très souvent je me refuse de penser à des comédiens pour ne pas me laisser influencer par leur personnalité.

Les lieux où se déroulent l’intrigue ont toujours une importance fondamentale dans vos films. Pourquoi avoir choisi Amiens ?

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Juste sous vos yeux

Au cinéma le 21 septembre 2022

© Jeonwonsa Film Co. Production

Juste sous vos yeux, tout est dit en quelques mots. Et ces quelques mots, le cinéaste en est plus que conscient, résument non seulement un film, mais aussi une certaine idée du cinéma, de son cinéma.

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Les Enfants des autres

Au cinéma le 21 septembre 2022

© Ad Vitam

La quarantaine, Rachel jongle entre son travail de professeure de français, ses cours de guitare, les soirées entre amis et les rendez-vous à la synagogue avec son père et sa sœur. Elle n’a pas d’enfants, et n’a jamais ressenti le besoin d’en avoir. Mais lorsqu’elle entame une relation avec Ali, elle exprime bien vite le désir de rencontrer Leila, sa fille de quatre ans. Tandis qu’elle s’attache à la petite et découvre un ersatz au rôle de mère en tant que belle-mère, une envie nouvelle s’impose à elle : celle de vivre l’expérience de la maternité tant qu’il en est encore temps.

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Don’t worry darling

Au cinéma le 21 septembre 2022

© Universal Pictures France

Tensions lors du tournage, promotion chaotique, les internautes suivent les rebondissements liés à la sortie de Don’t worry darling avec beaucoup d’intérêt. Quant à l’intérêt du film d’Olivia Wilde, on se pose la question…

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Causerie : Sandrine Kiberlain & Vincent Macaigne

Sandrine Kiberlain et Vincent Macaigne nous ont rencontré pour nous raconter le couple qu’ils incarnent dans le nouveau film d’Emmanuel Mouret : Chronique d’une liaison passagère.

VIDÉO À VOIR ICI : https://www.youtube.com/watch?v=SsorslG62Q8

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