Par une séquence a priori banale, le nouveau-né de Damien Chazelle déploie sa note d’intention. Tel un “jumeau maléfique” de Chantons sous la pluie ayant troqué sa joyeuseté pour un portrait doux-amer, Babylon sera une œuvre folle, révélant les coulisses débauchées du vieil Hollywood.
Qu’il se loge dans les tréfonds d’une banlieue américaine, aux confins de l’espace ou d’une jungle amazonienne, l’intime est toujours conçu comme protagoniste principal de la carrière cohérente de James Gray. Depuis Little Odessa, le cinéaste a à cœur de filmer l’intériorité de personnages puis, par extension, d’une Amérique meurtrie et rongée par ses obsessions. Après s’être penché sur des sujets et des genres plus épiques ou lyriques, avec The Lost City of Z et Ad Astra, James Gray décide de revenir à un sujet plus confidentiel avec Armageddon Time, inspiré de sa propre jeunesse dans le Queens.
Après la relation turbulente mère-fille qu’elle mettait en scène dans l’excellent The Diary of a teenage girl, Marielle Heller s’attaque à une relation père-fils, pas des plus saines non plus.
Howard Ratner (Adam Sandler), bijoutier à Manhattan, détient une pierre précieuse très rare provenant d’une mine éthiopienne, qu’il souhaite vendre aux enchères pour un million de dollars. Cette somme lui permettrait de rembourser ses dettes et de mener une vie plus paisible, mettant fin aux embrouilles de son quotidien chaotique… Trois ans après nous avoir plongé dans les bas-fonds de New York au cours d’une inoubliable course sous adrénaline avec Good Time (2017), les frères Safdie signent un nouveau grand thriller malade, collant au plus près de leur héros pour questionner le culte de l’apparence.
Angel, 18 ans, sort de prison et rentre dans sa famille d’accueil à Philadelphie. Son retour lui permet de renouer les liens avec sa petite sœur Abby, et démarre une histoire de vengeance sur les traces de leur père, responsable de la mort de leur mère.